Barthélémy Joliette administrait la seigneurie de Lavaltrie à sa façon et en 1850 quand il est décédé sa succession a hérité d’une situation très complexe. Une partie des biens seigneuriaux était en propriété indivis et ils avaient servi de caution pour la construction du train. De son vivant personne n’osait l’affronter, sa veuve Marie Charlotte Tarrieu Taillant DeLanaudière a dû rendre les comptes à sa place.
Plan d’une maison de L’Industrie en 1852
François Benjamin Godin a été un avocat célèbre de Joliette. En 1852 il a été un des premiers à faire construire une maison sur les lots de la terre de l’église que les époux Joliette avaient donnée à la paroisse en 1850. Le plan de cette maison de 2 logements locatifs a été conservé dans le greffe du notaire du village de L’Industrie.
La construction du marché Bonsecours de L’Industrie
En 1851 les commerçants de L’Industrie ont formé une société pour la construction d’un nouveau marché. Le premier marché construit en 1837 se trouvait près du moulin dans un lieu souvent inondé, il fallait le déménager. Les syndics se sont mis d’accord et ont choisi un nouveau site. Mais le curé Manseau avait d’autres intérêts, il a réussi à faire construire un autre marché sur la terre qu’il venait de recevoir en donation. La municipalité de Berthier N°2 a été propriétaire de ce marché puis l’a revendu en 1855 à la nouvelle municipalité de St-Charles-Borromée.
L’écomusée de la Vallée de la Rouge
En 1986 des citoyens ont déposé un projet pour créer l’Écomusée de la Vallée de la Rouge; plusieurs autres écomusées avaient déjà vu le jour à travers le Québec à cette époque. Le Provincialat de Nominingue avait été choisi comme chef-lieu de l’écomusée mais le projet n’a pas été réalisé. En 1988 quand nous avons acheté le Provincialat les sœurs de Ste-Croix nous avaient remis un rapport: Étude de faisabilité d’un centre d’interprétation du patrimoine de la vallée de la Rouge.
Les donations des époux Joliette en 1850
Barthélémy Joliette avait épousé Charlotte Tarrieux Taillant De Lanaudière seigneuresse de Lavaltrie et ils ont fondé le village d’Industrie. En janvier 1850 quelques mois avant le décès de Barthélémy ils ont fait donation à la Paroisse et aux Clercs de St-Viateur de l’église et du Collège qu’ils avaient fait construire sur leurs terres. Ces dons comprenaient de grands lots de terres adjacentes pour permettre leur développement.
Joliette, Loedel & Scallon marchands de bois
Le village d’Industrie a été fondé pour exploiter les forêts de pin du nord de la seigneurie de Lavaltrie. Dans une brochure publiée pour son bicentenaire la Ville de Joliette écrit que Barthélémy Joliette, Peter-Charles Loedel et Edward Scallon se sont associés pour faire le commerce du bois vers 1837. Selon les contrats notariés conclus au village d’Industrie leur collaboration aurait commencé en 1839, Edouard Scallen étant le procureur de Joliette et Loedel à Québec.
Les deux manoirs du village d’Industrie
Le village d’Industrie venait tout juste de naître autour du moulin construit par les seigneurs de Lavaltrie en 1823. Pour montrer à tous que leur projet était sérieux et durable les seigneurs Barthélémy Joliette et Peter-Charles Loedel ont décidé de se faire construire chacun un manoir au bord de la rivière L’Assomption à côté des cabanes de leurs bûcherons.
L’indice du bonheur Léger de Joliette à 7,8
L’indice du bonheur Léger est au beau fixe à Joliette, 90% des joliettains sont satisfaits de la qualité des services. La note obtenue de 7,8 est supérieure à la Norme Léger de 7,2. Aux élections municipales de 2021 le maire et 5 conseillers sur 7 avaient été acclamés par la population enthousiaste sans qu’une élection ne soit nécessaire. La recette du bonheur c’est d’éviter les débats inutiles qui créent de la chicane.
Le phare de Lavaltrie et la Maison de la Trinité
Le secteur du phare de Lavaltrie a été établi en 1831, ce qui en ferait l’un des plus anciens sites d’aide à la navigation sur le fleuve en amont de Québec. Toutefois, on ne sait presque rien sur l’histoire du secteur avant le phare actuel, érigé pour marquer une partie du chenal navigable entre Montréal et Sorel.
Les sucreries de Ste-Béatrix et St-Jean-de-Matha en 1835
Pendant l’hiver 1834 William Berczy a signé plus de 100 contrats notariés pour louer des sucreries à des cultivateurs habitant pour la plupart à Ste-Élisabeth. Le haut des seigneuries de Dailleboult et de Ramzay n’étaient pas encore peuplés, en attendant de les concéder à des censitaires les co-seigneurs avaient recensé tous les érables à sucre présents sur leur territoire et ils les louaient. C’est aujourd’hui le territoire de Ste-Béatrix et St-Jean-de-Matha.
Les cageux et les forêts de pin de Lanaudière
À partir de 1800 le Canada a exporté ses forêts de bois de pin vers l’Europe. Les arbres étaient sciés et transportés au moulin pour être transformés en pièces de charpente, mâts, madriers et planches. Les cageux ou raftmen faisaient ensuite descendre ces pièces sur des cages assemblées en radeaux par les rivières jusqu’au fleuve pour rejoindre le port de Québec sans les endommager.
Wilfrid Corbeil: la Beauté pour vivre et survivre
Wilfrid Corbeil, clerc de St-Viateur, était un artiste polyvalent qui a laissé une œuvre abondante. Le Musée d’Art de Joliette prépare une exposition pour cartographier ses différents talents en demandant la participation du public. Il a été un des fondateurs du Musée de Joliette qui est situé sur la rue Wilfrid Corbeil et il a laissé sa marque dans l’architecture de la Ville.
Les premiers moulins de Saint-Liguori (1811-1845)
J’avais commencé à documenter les moulins construits sur la rivière Ouareau et le commerce du bois. Il me manquait des éléments, je le savais, j’ai reçu de nouvelles informations et de l’aide pour les interpréter. Voici une longue liste de documents trouvés dans les greffes des notaires qui apportent des informations très détaillées.