Entre 1924 et 1965 la famille Schwartzman a habité la maison Antoine-Lacombe à Saint-Charles-Borromée. Harry Schwartzman et ses frères étaient tailleurs à Montréal et quand ils ont fait faillite Harry est venu s’installer dans une ferme au nord de Joliette à Péningue où vivait déjà une importante communauté d’immigrants d’Europe de l’est. Pour rentabiliser sa ferme il a construit des chalets au bord de la rivière de l’Assomption pour accueillir des villégiateurs pendant l’été. Mais le curé de la paroisse n’appréciait pas et il a fait son possible pour les chasser.
La communauté juive de Joliette
Au début du XXème siècle des immigrants d’Europe de l’est se sont installés au nord de Joliette dans la paroisse Saint-Charles-Borromée. La plupart étaient de religion juive. Le 20 avril 1907 Joseph Brouillet a vendu à Mendel Averback et Israel Schwartzman cultivateurs de Montréal les terres No 312 et 313 de St-Charles-Borromée contenant 104 arpents en superficie avec des bâtisses et les No 1 et 2 de St-Amboise de Kildare contenant 14 arpents sans bâtisse.
Sur le site Find a Grave on lit que Israel Schwartzman (1858-1940) et Nechama Naomi Auerbach (1859-1939) étaient les parents de Harry (1887-1972), Abraham, Thomas, Joseph et Moses Schwartzman. Israel, Naomi et Harry sont nés en Russie, Abraham en Roumanie, il n’y a pas d’information pour les autres.
En 1907 Sam Cocklin a acheté les lots 290, 294, 295, 296 de St-Charles-Borromée; Abraham Rubin et Frank Wonstein ont vendu à Boris Sachatoff et Konstantan Popoff les lots 297 et 298 et partie du 6 de St-Ambroise. Le 1er juin B. Sachatoff et C. Popoff sont retournés chez le notaire pour affirmer qu’ils avaient acheté ces terres en propriété indivise avec Stefan Ludkofsky et Stepan Denisenko cultivateurs de Russie. Toujours en 1907 Sender Teitelman tailleur de Montréal a acheté la terre No 318 bâtie de maison, grange et dépendances et la 319 sans bâtisse; Marks Gurelsky et Sam Melberg et les demoiselles Annie Balofsky et Jide(?) Melberg la ŧerre No 306 bâtie de maison, grange et dépendances; Sham et Jack Brassloff et S. Cooklin les terres No 291 et 293 avec une grange.
En 1915 Stephan Precesky a mis en vente une terre de 70 arpents bâtie d’une maison de 12 appartements dans le rang Péningue, il s’agit de la maison Lacombe et de sa terre.
La maison Antoine-Lacombe a publié la liste des propriétaires de la maison. Madame Freddy Herschorn l’avait acquise de Mélina Brissette en 1905 puis elle a appartenu à plusieurs immigrants. Stefan Perschsky l’a vendue en 1916 et elle a été acquise par la famille Schwartzman en 1924.
Les transactions ont continué pendant plusieurs années et une communauté juive formée d’agriculteurs, de commerçants et d’industriels s’est formée à Joliette et St-Charles-Borromée. Le journal La Patrie du 28 août 1920 rapportait que la colonie juive de Joliette avait sa synagogue.
L’intensification de l’antisémitisme et des pogroms en Russie, en Pologne et en Roumanie au début du vingtième siècle a entraîné la plus grande vague d’immigration juive jamais enregistrée au pays. Plus de 60 000 Juifs ont immigré au Canada entre 1901 et 1911, dont plus de 30 000 vivaient au Québec en 1911.
Histoire de la famille Schwartzman
Dans le journal Le prix courant du 14 juillet 1905 dans la liste des nouveaux commerces de Montréal on trouve Schwartman & Co tailleurs. Dans les annuaires Lovell de Montréal Harry Schwartzman est inscrit au 372 rue Rivard en 1911, au 27 rue de Montigny ouest en 1914, au 23 rue Cuthbert en 1919 (tailleur), au 4863 rue Hutchison à partir de 1937.
En 1923 la maison de M. Schwartz à Péningue au nord de Joliette qui était habitée par des familles de Montréal pendant l’été a été détruite par un incendie. Il y a bien des chances que ce soit la maison de M. Schwartzman, Israel ou Harry.

Israel Schwartzman avait acheté des terres agricoles à Saint-Charles-Borromée en 1907. En mai 1917 son fils Harry a acheté une partie du lot 297 que Abraham Rubin et Frank Wonstein avaient vendu à Boris Sachatoff, Konstantan Popoff, Stefan Ludkofsky et Stepan Denisenko en 1907. Puis en 1924 il a acheté la maison Lacombe après avoir fait faillite à Montréal.
Le 24 janvier 1924 Harry, Abraham, Thomas, Joseph et Moses faisant affaires sous le nom de Schwartzman Frères ont cédé leur magasin de hardes situé au carré Phillips à Montréal pour le bénéfice de leurs créanciers. Harry Schwartzman et Dora Bernstein ont alors acheté la maison construite en 1847 par Antoine Lacombe et sont venus s’installer à St-Charles-Borromée.
Selon l’historique rédigé par leurs descendants la famille Schwartzman était originaire de Bessarabie, une région située entre la Roumanie et l’Ukraine qui faisait partie de l’empire russe.
Le pogrom de Kichinev (actuelle Chișinău, Moldavie), capitale de la Bessarabie dans l’Empire russe, est une émeute antisémite majeure survenue les 6 et 7 avril 1903, marquée par la mort de 49 Juifs, des centaines de blessés et des milliers de maisons pillées.
Après sa faillite en 1924 Harry Schwartzman est devenu agriculteur, il cultivait le tabac et les pommes de terre sur sa terre de Péningue qui était sablonneuse et sans doute peu fertile. Pour augmenter ses revenus il a construit sur sa ferme un centre de villégiature pour les familles juives de Montréal.
Durant les années suivantes, Harry Schwartzman entreprend des travaux pour en faire un lieu de villégiature pour la communauté juive. Il construit une quarantaine de petits chalets qu’il loue à des familles de Montréal et même des environs… Les chalets, assez rudimentaires, sans eau courante ni électricité, sont construits des deux côtés du rang de la Visitation… Environ 50 familles viennent alors y passer une grande partie de l’été, ce qui représentait environ 90 personnes, parfois plus.
Pendant l’été 1929 il a annoncé ses services dans le journal de Joliette, un endroit idéal pour se baigner à Péningue près de sa maison de pierre sans aucun danger pour les enfants. Les chalets ont sans doute été construits plus tard.
Les souvenirs de la famille Schwartzman
Harry Schwartzman et Dora Bernstein ont eu 4 enfants, l’aîné Bennie est né en 1911. Ils ont donc été élevés sur la ferme familiale et ont fréquenté l’école du village, apprenant le français.
Durant l’année scolaire, les enfants se rendaient à l’école en poney. Un jour, l’école Bois Brûlé, connue comme l’école no 2 du rang Visitation, située dans ce qui est aujourd’hui le parc du Bois-Brûlé, a été incendiée et les enfants ont dû changer d’école. Ils sont probablement allés à l’école no 3 qui était située au 308, rang de la Visitation, laquelle fut aussi incendiée.
Plus tard les petits-enfants venaient passer leurs vacances d’été à la ferme et ils ont partagé leurs souvenirs dans le récit publié par la maison Antoine-Lacombe en 2009. David Schwartzman le fils de Bennie et Evelyn Saltzman a aussi publié sur son blog des peintures de la maison de ses grands-parents réalisées à partir de ses souvenirs d’enfance.
Il y avait alors une galerie et une grande véranda sur la façade sud de la maison. La clôture longeait le rang Visitation. Sur la première peinture il n’y a qu’une fenêtre sur le pignon à l’étage alors que sur la seconde il y en a 2 plus petites comme aujourd’hui. L’autobus amenait les pères venant de Montréal le vendredi soir rejoindre leur famille.
Sur le site du Musée du Montréal Juif on trouve aussi une série de photos publiées par David Schwartzman montrant sa famille à la ferme pendant l’été dans les années 1950.
Sur sa page Facebook on trouve encore d’autres photos et peintures. On le voit ici alors qu’il était enfant pendant la saison des foins à la ferme.
Sur cette photo prise vers 1973 il est à droite avec ses cousins devant la maison Lacombe qui avait été achetée en 1965 par Serge Joyal.

Les peintures naïves de David Schwartzman représentent la maison de pierre et les bâtiments qui l’entouraient ainsi que des évènements qui ont marqué ses souvenirs. L’historique publié par la Maison Antoine-Lacombe permet de les commenter.
M. Schwartzman cultivait le tabac. Il construisit une immense grange pour sécher et entreposer sa récolte. Vers la fin de l’année 1940, un incendie se déclara dans la grange et M. Schwartzman perdit toute sa production.
Je me souviens qu’il y a eu à la ferme jusqu’à six chevaux dont un poney qui était très difficile à attraper et à maîtriser. La grange à tabac possédait six charrettes. Les porcs étaient gardés dans un enclos à l’orée de la forêt. En 1945, cinq vaches ont été achetées et ont eu des veaux. Une vache s’est échappée et a été retrouvée dans la forêt.
Harry Schwartzman est inscrit dans l’annuaire de Montréal sur la rue Hutchison à partir de 1937, il semble donc qu’il n’habitait plus sa ferme en permanence. Il publiait des annonces pour embaucher des fermiers, leur fournissant une maison chauffée et éclairée.
Au début de l’été les familles de Montréal arrivaient avec leur barda pour offrir à leurs enfants les bienfaits de la vie au grand air. Il y avait plusieurs centres de villégiature semblables dans les Laurentides à Ste-Adèle, Val-David et Ste-Agathe.
Peu de familles possédaient une auto dans les années 30 ou 40. En juin, les villégiateurs louaient de la firme de transport Boisjoli de gros camions ouverts pour transporter leurs effets personnels et tout le matériel nécessaire à la vie à la ferme durant l’été. Deux ou trois familles à la fois se partageaient les coûts du transport et procédaient de la même manière pour le retour à la grande ville.
Un entrepreneur de Joliette ayant son usine d’embouteillage rue Richard. B. Marcotte et fils, était un fournisseur assidu et livrait les boissons gazeuses Kik, très populaires durant ces années. Le laitier, M. Azellus Bordeleau, livrait le lait à tous les jours. Son fils Luc se souvient que c’était rentable d’y faire la livraison du lait à cette époque à cause du nombre d’enfants.
Ce souvenir de la Cuisine vient du nom donné par ma grand-mère au petit magasin qui a servi à la colonie de vacances familiales. Un réseau de sentiers naturels s’était formé par piétinement de l’herbe par les résidants au cours des nombreux étés, créant ainsi des allées vers le magasin. La salle principale de la Cuisine contenait une table, un poêle pour cuisiner, une réserve de bois, un évier et une armoire bleue. Sur le côté gauche, il y avait une immense glacière. Un grand tiroir sur le dessus contenait des blocs de glace. Un espace énorme dans la glacière permettait d’y pénétrer pour se servir de produits laitiers et autres marchandises stockées. La glacière ayant toujours une odeur de lait sur.
Dans l’autre moitié de la salle, du côté gauche, se trouvait le comptoir du magasin sur lequel on retrouvait une grande balance. Dans une petite pièce, derrière ce comptoir, les petites bouteilles de boissons gazeuses fraîches, de la marque Kik Cola, baignant dans un grand contenant rempli d’eau glacée. Les murs de cette salle avaient de nombreux clous sur lesquels était suspendue la charcuterie.
Dans le mur du fond de « la Cuisine », il y avait encore une autre porte menant à une très grande salle. Cette partie servait de lieu de synagogue pour la prière du samedi matin et, à un moment donné, elle a aussi servi de salle de danse jusqu’à la construction de la nouvelle salle de danse dans un bâtiment séparé en 1957 ou 1958. Cette salle était décorée de plusieurs photos de famille et de meubles anciens.
Le domaine possédait un casse-croûte et une salle de danse. Les samedis soir, tout le monde s’y rendait. Selon la petite-fille de M. Schwartzman, Marjorie, durant les années ’20 et ’30, il y avait même des groupes de musiciens «Live». Plus tard, les résidants purent danser au son du Juke-box. Un maître de cérémonie faisait l’animation en français, en anglais, en hébreu et en yiddish.
Il y avait une grande salle de danse à la ferme et tous les samedis soir, tout le monde se rassemblait pour danser et socialiser. J’ai appris que dans les années 1920 et 1930, il y avait un orchestre. Moi, je ne me souviens que d’un juke-box. Nous dansions le tango, la valse, le fox trot et le jitterbug.
Sur ce dessin on voit la maison Lacombe et sa véranda en avant ainsi que les bâtiments qui l’entouraient avec le camion de déménagement Boisjoli amenant les bagages des villégiateurs.
Un soir par semaine, les petits-enfants accompagnés de notre grand-père rendaient visite à la maison de tante Minnie pour un événement très spécial. Nous allions partager l’enthousiasme de notre grand-père, devenu très passionné des matchs de lutte que nous visionnions avec lui à la télévision.
L’Action Catholique chez nous et les juifs de Péningue
Tous ces récits paraissent idylliques, ne mentionnant pas l’antisémitisme qui existait alors un peu partout en pays catholiques. Environ 50 familles viennent alors y passer une grande partie de l’été, ce qui représentait environ 90 personnes, parfois plus. Cette communauté juive ne passait pas inaperçue dans une petite ville comme Joliette et elle dérangeait les autorités religieuses. Le journal L’Action Populaire appartenant à l’évêché de Joliette a mené une campagne médiatique à partir de 1935 pour chasser les juifs de Péningue.
Au printemps 1936 grâce aux pressions exercées par l’Action Catholique chez nous la municipalité de Saint-Charles-Borromée a adopté le règlement 50 pour assurer la moralité publique sur les plages publiques. Mais là ne devait pas s’arrêter notre travail, car convaincus qu’un réveil patriotique s’imposait, nous entreprîmes une campagne contre l’invasion d’une race que nous ne devons pas haïr, mais contre laquelle nous avons non seulement le droit, mais le devoir de nous protéger… nous obtenions que la plage fut louée à un particulier qui en interdit l’entrée aux juifs en y plaçant des enseignes…
Nous ne voulons pas aller chercher Hitler pour les chasser… Leur place est en Palestine. On dit qu’il y a de la bonne terre arabe pour eux dans cette région. C’est le bon Père Curé de la paroisse, Lorenzo Gauthier, qui menait la charge.

Les villégiateurs juifs, ces nudistes importés, allaient se baigner à la plage Roméo (le camping de la Rive aujourd’hui) appartenant à Roméo Lacombe et à une autre située en amont des rapides près des ruines des moulins d’Edward Scallon.
Les rapides de la rivière, un peu plus au nord, près des ruines du moulin, ravissaient les plus vieux. Cette plage avait été aménagée bien avant celle de M. Roméo Lacombe, située un peu plus au sud.
Pendant plusieurs années et jusqu’après la guerre la campagne menée par le curé de la paroisse Christ-Roi, Lorenzo Gauthier, s’est poursuivie dans le journal. Il est évident que la famille Schwartzman devait être parfaitement au courant de ces attaques racistes, il est donc étonnant qu’il n’en soit fait aucune mention dans leurs publications. Dans un article du Canadian Jewish News David Schwartzman affirme au contraire n’avoir jamais entendu parler d’antisémitisme à Joliette.
Joliette as a holiday destination may have been attractive because it was closer, about 50 kms northeast of Montreal, but also because there was never the anti-Semitism that was prevalent in Ste. Agathe, David Schwartzman said. “We never heard anything negative,” he said.
La grand-mère Bernstein suivait les prescriptions de la religion juive mais ce n’était sans doute pas le cas de tous. Les pères de famille arrivaient de Montréal le vendredi soir et voulaient profiter de la plage le samedi et le dimanche avec leurs enfants avant de retourner au travail.
La communauté juive n’oubliait pas la tradition religieuse durant la période estivale. Chaque vendredi soir, la grand-mère allumait ses chandelles et disait ses prières en hébreu au coucher du soleil pour le commencement du Sabbat qui durait jusqu’au samedi soir. Le samedi matin, les prières du culte avaient lieu dans une pièce à l’arrière du magasin. Au moins dix hommes devaient y participer pour que cet office ait lieu. La grand-mère devait parfois user de persuasion pour avoir un nombre suffisant de participants.
Pour les enfants, c’était un divertissement de surveiller cette cérémonie dans ce vieux magasin rempli de meubles décrépis, de clous, de harnais pour chevaux, etc. Mais pour eux, ce n’était pas insolite, ça faisait partie de la vie.
Bien sûr ce n’était pas toute la population de Joliette qui était raciste, seulement les catholiques les plus fanatiques. Harry Schwartzman était avant tout un agriculteur, il collaborait avec ses voisins et engageait leurs enfants à l’occasion pour des travaux à la ferme.
Harry Schwartzman cultivait aussi les pommes de terre. M. Roger Casaubon, qui résidait dans le rang Visitation durant son enfance, se souvient d’avoir aidé à la récolte, avec cinq ou six autres garçons, lorsqu’il avait 14 ans. À la fin de la journée, Dora Bernstein amenait les jeunes travailleurs dans sa cuisine et leur offrait une collation
Selon certains, il y avait une synagogue située rue de Lanaudière, à Joliette, dans ce qui est aujourd’hui la paroisse Saint-Pierre. Mes recherches ont été infructueuses. Il semblerait que la communauté juive se réunissait dans une résidence privée ou un commerce pour célébrer le Sabbat. L’endroit fut apparemment détruit lors d’un incendie. Selon M. Henri-Paul Jalette, de jeunes garçons de Joliette aidaient souvent les résidants de religion juive pour effectuer les travaux qu’ils ne pouvaient effectuer le jour du Sabbat.
La fin des chalets Schwartzman
Harry Schwartzman publiait des annonces dans le journal de Joliette pour louer ses camps ce qui signifie qu’il ne les louait pas qu’à des juifs de Montréal: belle plage, salle de danse, toutes les commodités comprises.
Harry Schwartzman publiait ses annonces commerciales exclusivement dans le journal L’Étoile du Nord, évitant de faire affaire avec l’autre journal de Joliette, L’Action Populaire, nettement antisémite. En 1962 il a commencé à vendre des lots en face du restaurant Kambo en plus de louer des chalets.
Le restaurant Kambo se trouvait un peu au nord de la maison Antoine-Lacombe sur la rue Visitation devant la plage de Roméo Lacombe.
En 1963 et 1964 Harry Schwartzman a publié encore quelques annonces pour vendre des poeles à bois, des matériaux de construction et du bois et puis on ne trouve plus rien dans les archives. Les souvenirs des petits-enfants s’arrêtent en 1965 quand Serge Joyal a racheté la maison de pierre.
Harry Schwartzman est né en 1887 et il est décédé en 1972; Dora Bernstein est décédée en 1974. Ils sont enterrés au cimetière du Baron de Hirsch à Ville Mont-Royal.

Merci à David Schwartzman pour ses photos et peintures qui permettent de mieux documenter cette histoire.










































