La rivière Saint-Maurice était une voie de communication pour les amérindiens leur permettant de relier le fleuve Saint-Laurent, la Baie d’Hudson, le lac Saint-Jean et la rivière des Outaouais. Les voyageurs la fréquentaient pour traiter avec eux les fourrures depuis Trois-Rivières. En 1828 le parlement du Bas-Canada a voulu cartographier son cours et les portages permettant de rejoindre le lac Saint-Jean à l’est et les rivières Gatineau et du Lièvre à l’ouest. Il espérait que cet immense territoire pourrait être ouvert à la colonisation.
Cartes historiques
Liste des articles se rapportant à des cartes historiques
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Les cartes historiques montrent des détails qui permettent de documenter l’histoire régionale de Lanaudière et du Québec. Une page spéciale rassemble toutes les cartes historiques de Chertsey. Voir aussi les cartes interactives (OpenStreetMap):
La légende de la Chute à Bull et de la rivière de Boule
Les chutes sont des lieux magiques et des légendes leurs sont souvent associées. Les légendes amérindiennes de la Chute Dorwin à Rawdon et de la Chute à Michel à Chertsey ont été transcrites par l’historien Marcel Fournier. La légende de la Chute à Bull à St-Côme est une légende québécoise contemporaine. Un jour quelqu’un a écrit que Henry Bull avait été le premier commerçant de bois à s’installer sur la rivière à la fin du 19e siècle et qu’il aurait initié la drave à St-Côme. Tout le monde a ensuite répété cette histoire sans la vérifier mais ce n’est qu’une légende.
Les carnets d’arpentages du canton de Rawdon
Le canton de Rawdon a commencé à être arpenté dès la proclamation des townships en 1792. Les archives du Québec ont numérisé de nombreux carnets d’arpentage mais pas tous. Pour le canton de Rawdon on retrouve les carnet de William Fortune rédigé en 1792, de Joseph Bouchette junior en 1821, de John Sullivan en 1826 et de James Dignan en 1844. On trouve quelques informations complémentaires dans les archives du Canada comme des notes sur l’arpentage fait en 1798 par Samuel Holland.
Les forts et les postes de traite de la Nouvelle-France
Pendant le régime français en Nouvelle-France un réseau de forts et de postes de traite des fourrures a permis à quelques hommes de contrôler un immense territoire en Amérique du Nord. En remontant la rivière des Outaouais et le fleuve St-Laurent ces hommes ont découvert les grands lacs puis ils ont descendu le Mississipi et fondé la Louisiane. Ce réseau de postes a beaucoup changé au fur et à mesure des découvertes et des guerres contre les anglais et les amérindiens.
Arpentage du canton de Chertsey
Les terres de la couronne du canton de Chertsey n’étaient pas des terres vierges quand le gouvernement les a fait arpenter pour en vendre les lots à partir de 1847. Il y avait des squatters qui s’étaient installés sans avoir de permis et les marchands de bois avaient déjà sillonné la forêt pour y couper le meilleur bois. Mais c’est à partir de 1850 que le canton s’est peuplé et a été cultivé.
Arpentage du territoire atikamekw au XIXème siècle
Manawan, Wemotaci, Opiticiwan, le territoire revendiqué par la nation atikamekw est nommé Nitaskinan. Il a été arpenté à partir des années 1850 par le gouvernement canadien mais il était fréquenté par des groupes de chasseurs algonquins depuis très longtemps. Les noms de lieux et leur orthographe ont varié avec le temps, les communautés se sont déplacées et le cours des rivières a été modifié par la construction de nombreux barrages.
Le lac Saint-Pierre autrefois et aujourd’hui
Le Lac Saint-Pierre est une Réserve Mondiale de la Biosphère selon l’UNESCO mais il n’est pas en bonne santé selon le ministère de l’Environnement du Québec. Des chercheurs ont retracé son histoire car il a été complètement transformé par les activités humaines. Après plus de 150 années de modifications presque ininterrompues, les changements sont si importants que l’on ne connaît plus la forme du lit à l’état vierge ni les conditions naturelles des courants et des niveaux d’eau.
La rivière Matawin avant le réservoir Taureau
En 1931 un barrage a été construit sur la rivière Matawin inondant 95 km² depuis Saint-Michel-des-Saints jusqu’au rapide Toro. Le village de Saint-Ignace-du-Lac a disparu, englouti sous les flots. Ses habitants ont été prévenus en 1928 et ils ont dû déménager quelques mois plus tard, abandonnant tout ce qu’ils avaient construit. Le réservoir Taureau est aujourd’hui un site touristique mais sa création a bouleversé des centaines de vies.
Les 18 moulins du canton de Brandon en 1853
Le plan du canton de Brandon publié en 1853 montre tous les moulins actifs à cette époque. Pour documenter la carte des moulins de Lanaudière que je construis, je cherche des informations fiables permettant de les localiser mais les cartes anciennes ne montrent en général que les principaux établissements. Beaucoup de moulins ont été construits à cette époque, il y en avait au moins 18 juste dans le canton de Brandon en 1853.
La création du canton de Kildare de 1792 à 1830
Histoire de la création du canton de Kildare situé au nord de Joliette où se trouvent aujourd’hui les villes de Saint-Charles-Borromée, Saint-Ambroise-de-Kildare et Sainte-Marcelline-de-Kildare. En 1824 les habitants des six premiers rangs du canton étaient tous canadiens français et les habitants des six autres rangs presque tous anglophones, des militaires irlandais retraités.
Les premiers habitants de Saint-Jean de Matha
Histoire d’un établissement paroissial de colonisation – Saint-Jean de Matha a été publié en 1888 par le curé Stanislas-Théophile Provost. Le village de St-Jean de Matha a commencé à se peupler vers 1850 et son curé raconte l’histoire de ses premiers habitants alors qu’en 1888 la paroisse se dépeuplait, beaucoup de familles préférant aller vivre aux États-Unis où la vie était plus facile.
Cartes de la colonisation de Jogueville ou Nominingue
Quand l’arpenteur Joseph Alcide Martin a dessiné le plan du futur village de Nominingue en 1882 il a nommé ce village Jogueville, sans doute en souvenir d’Isaac Jogues martyr canadien. Le nom n’est pas resté, Nominingue est plus poétique. Les cartes dessinées pour ouvrir les cantons à la colonisation sont très précises, elles sont belles à regarder et on y trouve beaucoup d’informations.
Les seigneuries de Ramezay et D’Ailleboust vers 1855
La BANQ a dans ses collections deux cartes des seigneuries de Ramezay et D’Ailleboust, la date indiquée dans les informations est vers 1855. À la même époque le cadastre des censitaires de ces seigneuries a été fait pour le calcul de l’indemnité revenant aux seigneurs lors de l’abolition du régime seigneurial ce qui permet de connaître les noms des propriétaires.