Le canton de Rawdon a commencé à être arpenté dès la proclamation des townships en 1792. Les archives du Québec ont numérisé de nombreux carnets d’arpentage mais pas tous. Pour le canton de Rawdon on retrouve les carnet de William Fortune rédigé en 1792, de Joseph Bouchette junior en 1821, de John Sullivan en 1826 et de James Dignan en 1844. On trouve quelques informations complémentaires dans les archives du Canada comme des notes sur l’arpentage fait en 1798 par Samuel Holland.
Les premières pétitions pour le canton de Rawdon
Dans son livre sur l’histoire de Rawdon Marcel Fournier a publié un plan de la rivière Lac Ouareau dessiné par l’arpenteur William Rankins et daté de 1789 identifiant 6.000 acres de terres accordés aux capitaines William Dunbar et David Grant sur les 2 côtés de la rivière. Les lots étaient tracés horizontalement sur ce premier plan du canton de Rawdon, la réclamation comprenait un peu plus de 21 lots sur 4 rangs dont le dernier était plus large. La rivière des Montagnes est dessinée à gauche? Je n’ai pas trouvé d’arpenteur nommé William Rankins en 1789 mais James Rankin a arpenté de nombreux cantons à cette époque.
Les archives du Canada dans un dossier consacré au capitaine Dunbar ont conservé les pétitions qu’il a déposées en 1787.
Il réclamait 3.000 acres dans un territoire situé sur la rive est de la rivière de L’Assomption(?) borné au nord par la seigneurie de Lavaltrie, à l’ouest par la seigneurie des prêtres (St-Sulpice) et se trouvant vis à vis de l’établissement acadien du ruisseau Vaché. Je n’ai pas retrouvé la pétition du capitaine Grant qui devait être similaire.
Un dossier concernant une pétition de John Young et associés en 1792 pour l’octroi du canton de Rawdon et ses 10 miles carrés a aussi été numérisé. Le comité des terres de la Couronne a rejeté leur demande. Le canton avait aussi été réclamé par Charles De Lanaudière mais les premiers pétitionnaires étaient le capitaine Dunbar, Mr. Pastorius et le capitaine Grant.
John Young a déposé une nouvelle demande en 1796 qui a encore été rejetée. Une liste des pétitionnaires pour le canton de Rawdon a été ajoutée en bas de page: les capitaines Dunbar et Grant mais aussi le capitaine St-Ours, Mr. Pastorius, le lieutenant William Coffin, le révérend Doty, le capitaine Sandford, James Sawers et François Antoine Laroque marchand de l’Assomption, député de Leinster; 14.640 acres en tout. Le canton de Rawdon était convoité.
Le révérend John Doty avait obtenu 840 acres à Rawdon mais il a préféré aller dans le canton de Clifton. Oeuvrant pour la Society of the Propagation of the Gospel in Foreign Parts, Doty fonde la paroisse de Christ Church à William Henry (Sorel-Tracy) en 1784, dont il demeure révérend de 1784 à 1803 (Répertoire du Patrimoine Culturel du Québec).
John Young était un marchand important de Québec, député de la Basse Ville en 1792 (à moins que ce soit un homonyme). Dès la proclamation de la création des townships une intense spéculation a eu cours impliquant les amis du gouvernement utilisant des prête-noms, particulièrement dans les Cantons de l’Est. Par exemple Thomas Dunn président du Conseil Exécutif a reçu avec 34 associés 40.000 acres dans le premier township concédé en 1796, Dunham; en 1797 Nicholas Austin et ses associés ont reçu 62.000 acres; l’arpenteur James Rankin a reçu 64.000 acres en 1800.
Proclamation pour telles personnes qui désirent s’établir sur les terres de la Couronne dans la Province du Bas Canada. La loi sur l’organisation des terres non concédées en Townships a été proclamée en février 1792. Le 3 mai le Warrant numéro 8 a accordé le canton de Rawdon for the accomodation of the sundry reduced officers and loyalists et à différentes personnes.
Une demande pour l’arpentage de Rawdon a aussitôt été déposée par Barent Roorbach et autres.
Le capitaine Barent Roorbach était un soldat de la guerre contre les américains qui avait droit à un octroi de terre mais il n’a pas pu en obtenir dans le canton de Rawdon.
Le 3 mai 1792 le lieutenant-gouverneur Alured Clarke a ordonné à l’Arpenteur Général de procéder à l’arpentage de 3.000 acres sur la rive nord de la rivière de l’Assomption faisant face au ruisseau Vaché vis à vis de l’établissement acadien joignant les terres réclamées par Mr. Pastorius pour accorder 1.200 acres au pétitionnaire Barent Roorbach.
Mr. Pastorius n’a pas reçu de terres à Rawdon mais en 1803 Daniel Pastorius a reçu 200 acres dans le canton de Kildare voisin.
Margaret Tucker veuve du sergent John Tucker a aussi déposé une demande le 7 novembre 1792 pour obtenir 400 acres de terrain dans le township situé en arrière de la seigneurie de St-Sulpice.
George McBeath, Ephraim Sandford et James Saywers ont aussi pétitionné pour des lots dans les premier et deuxième rangs du canton.
Selon la loi, un township intérieur faisait 10 milles carrés soit 61.000 acres et contenait 11 concessions de 28 lots; 220 lots étaient accordés aux habitants et 88 étaient réservés à la couronne et au clergé protestant. Les townships de rivière faisaient 9 milles par 12.
William Fortune en 1792 carnet N1
En août 1792 William Sr. Fortune a été chargé de faire le premier arpentage du canton de Rawdon pour en tracer la limite sud. Il a engagé 4 indiens à Caganawago (Kahnawake) et il est parti de Montréal en bateau jusqu’à l’Assomption. Ils ont loué une charette pour transporter leurs provisions, passant par le ruisseau Vacher (Ruso Vachié) où il y avait un établissement de colons acadiens. Ce petit affluent de l’Assomption passant par le village actuel de Ste-Marie-Salomé montait vers le village de St-Jacques qui n’est pas nommé dans le carnet.
Sur la carte du Bas-Canada publiée par Joseph Bouchette en 1815 on voit que le chemin longeant le ruisseau Vacher en partant de la rivière de l’Assomption était encore le seul chemin montant jusqu’au canton de Rawdon.

Guides to show the south west corner of St-Sulpice. Then proceeded with my party and 15 days provisions. Found said corner and ascertained the bearing of the seigneurial line of St-Sulpice.
Obliged to survey the line 3 miles and 6(?) chains in order to find the south corner of the township of Rawdon.
Les carnets d’arpentage sont des documents techniques pas toujours faciles à comprendre. À partir de la ligne nord de la seigneurie de St-Sulpice les arpenteurs ont déterminé le coin sud-ouest du canton de Rawdon touchant la seigneurie de St-Ours. Ils y ont planté un poteau marqué sur le côté sud-est S.T. pour St-Ours et du côté nord-ouest R.D. 1792 pour Rawdon. Ils se sont ensuite dirigés vers le nord-est en plantant un poteau à chaque mile.
Un site propice à la construction d’un moulin a été noté à la page 14 sur une rivière, la rivière St-Esprit sans doute. Entre les 4ème et 5ème mile ils ont traversé la rivière Laquaro (Ouareau) entre le 5ème et le 6ème une autre rivière (Rouge) et une île. Le carnet décrit les essences d’arbres, la qualité du sol et le relief rencontrés. Autour de la rivière Rouge W. Fortune a noté, pine and spruce timber hilly poor land. À la page 20 il note qu’ils sont arrivés au coin nord du canton de Rawdon (sud-est en fait) in the lake. Mais il ne semble pas y avoir de lac dans ce secteur. La rivière Ouareau ne se trouve pas entre le 5ème et le 6ème mile en partant du sud-ouest; le canton fait 10 miles de large et la rivière se trouve plutôt après le 7ème mile. Ce premier arpentage n’est donc sans doute pas très précis.
Ils sont ensuite repartis vers le ruisseau Vaché chercher des provisions et ont fait halte chez les premiers habitants des établissements acadiens. Ils sont ensuite retournés au coin sud-ouest de la seigneurie de St-Sulpice (plutôt du canton de Rawdon), la suite n’est pas très claire. Je crois comprendre qu’ils ont tracé la ligne de front du 2ème rang du canton de Rawdon. À la page 23 avant le poteau du 7ème mile W. Fortune a écrit: Came to the S.W. of Le. Shapels, Plantation sandy high land. Est-ce le nom d’un défricheur nommé Shapels? Ils étaient tout près de la rivière Ouareau.
Au 10ème mile W. Fortune a planté un poteau marqué 10 miles. R.D. pour Rawdon 1792 à l’ouest, K.D. pour Kildare à l’est, L.V. pour Lavaltrie et S.P. pour St-Sulpice au sud.
Ils sont ensuite repartis tracer une autre ligne: came to dry land, hilly, hemloc ba(??) and cedar good for the production of wheat. Ils ont retraversé la rivière St-Esprit après le 2ème mile et noté que le terrain était bon pour la culture du blé des 2 côtés.
Un peu après le 3ème mile ils ont interrompu l’arpentage du canton de Rawdon. Ils sont revenus par le ruisseau Vaché puis ont été rejoindre Mr. de Lavaltrie pour l’arpentage du canton de Kildare.
William Fortune a remis son rapport à l’arpenteur général du Bas-Canada Samuel Holland le 10 janvier 1793.
En 1794 Samuel Holland a commenté l’arpentage du canton de Rawdon fait par William Fortune. La partie sud-est du canton contiendrait environ 18.000 acres de bonnes terres et le reste serait impropre à la culture.
L’arpentage de Samuel Holland en 1798
Avant d’octroyer des lots aux pétitionnaires le gouvernement a dû faire arpenter les cantons et réserver des lots pour la Couronne et le clergé. Le 22 janvier 1799 Samuel Holland du Surveyor General’s Office à Québec a remis son rapport de l’arpentage du canton de Rawdon et de l’attribution des premiers lots aux pétitionnaires de 1789 et 1792. Son carnet d’arpentage n’a pas été numérisé par la BANQ mais on retrouve quelques documents de son rapport aux archives du Canada. Le canton a officiellement été nommé Rawdon à cette occasion.
Ce deuxième arpentage du canton de Rawdon a été complété le 27 août 1798, les 2 premiers rangs du canton ont été subdivisés en lots de ferme.
Le canton était borné au sud-est par les lignes des seigneuries de St-Ours ou Lachenaie et St-Sulpice, au nord-est par le canton de Kildare, au sud-ouest par le canton de Kilkenny et au nord-ouest par le canton de Wexford qui était encore mal situé; il s’agit plutôt du canton de Chertsey.
Après avoir marqué la limite sud-est du canton S. Holland a subdivisé les 2 premiers rangs en 28 lots soit 56 lots de 200 acres, il a attribué les lots 11, 12 et moitié sud-ouest du 13 dans le 2ème rang à George McBeath. Ce trafiquant de fourrures associé de la Compagnie du Nord-Ouest s’était installé comme commerçant à L’Assomption vers 1780; il avait été élu député du comté de Leinster dans la première chambre d’assemblée du Bas-Canada en 1793. Selon sa biographie en 1790 il avait fait une demande afin d’acquérir 3.000 acres de terre dans le canton de Rawdon dont il n’obtiendra neuf ans plus tard que 500 acres.
Ephraim Sanford s’est vu attribuer les lots 17, 18, 20 et moitié sud-ouest du 21 dans le 1er rang. James Sawers a eu les lots 22, 24 et moitié nord-est du 21 du 1er rang. Margaret Tucker qui avait épousé James Sawers a eu le lot 25 du 1er rang.
Les loyalistes James Sawers et son épouse, la veuve Margaret Tucker et Ephrem [sic] Sandford se sont vus accorder des terres dans les deux premiers rangs du canton en guise de récompense pour services rendus à la Couronne. Sandford était un capitaine réformé (1783) des Queen’s American Rangers. Parmi les mémoires figurant dans les documents relatifs aux terres du Bas-Canada, il y en a un, non daté, qui indique que Sandford a envoyé des «colons acadiens» à Rawdon dès qu’il en a eu l’autorisation, mais n’ayant pu trouver «les bornes délimitant la propriété dans la forêt… ils ont abandonné l’entreprise et se sont dispersés».
Le 24 décembre 1807 le bureau du shériff Edward Gray a annoncé la mise en vente des lots appartenant à Ephraim Sanford chapelier de Montréal décédé, les lots 17, 18, 20 et la moitié du 21 du 1er rang de Rawdon.
Dans le 1er rang les lots 12 et 19 ont été réservés pour le clergé protestant et les lots 16 et 23 ont été réservés pour la Couronne; dans le 2ème rang le lot 10 pour le clergé et le 14 pour la Couronne. Ces réserves représentaient le septième des terres allouées. Le bois de charpente était réservé à l’usage de la Royal Navy. Les terres étaient réputées être de bonne qualité, en particulier pour la culture du chanvre et du lin.
Samuel Holland a ensuite dessiné un diagramme des 2 premiers rangs du canton de Rawdon.

Le greffe de l’Arpenteur Général du Québec a archivé plusieurs documents concernant Rawdon. Samuel Holland avait aussi tracé un diagramme du canton de Rawdon en 1799 montrant les 11 rangs du canton et les lots réservés au clergé (C) et à la couronne (K).
Les demandeurs d’octrois de terres devaient payer des droits au secrétariat du Gouverneur.
Le diagramme du canton par Joseph Bouchette en 1804
Le 16 janvier 1802 Ralph Henry Bruyeres et George Selby ont déposé une demande pour l’octroi de 4.200 acres dans le canton de Rawdon, octroi qui avait été promis aux capitaines Dunbar et Grant dont ils étaient héritiers.
Joseph Bouchette, du bureau du Surveyor General, a répondu à leur demande le 29 mars 1804. Il a réservé les lots 1, 3, 4, 6, 7, 8, 10 et 11 du 1er rang et les lots 1, 2, 4, 5, 6, 8 et 9 du 2ème rang, soit 15 lots contenant 3.000 acres moins les 5% réservés pour les chemins. Il a aussi réservé le lot 5 du 1er rang et le lot 3 du 2ème rang pour le clergé protestant et les lots 2 et 9 du 1er rang et le lot 7 du 2ème rang pour la Couronne. Un diagramme des 11 rangs de 28 lots du canton accompagne le rapport de Joseph Bouchette, identifiant tous les lots réservés à la Couronne et au clergé protestant.
Joseph Bouchette a publié une carte du Bas-Canada en 1815 montrant que le territoire de Rawdon était encore presque inconnu. Le tracé des rivières Ouareau et Rouge s’arrête à la limite du canton mais les 11 rangs de 28 lots sont dessinés.

Dans la description topographique du Bas-Canada publiée la même année il a noté: C’est un townshlp plein (10 miles par 10 miles) dont une très petite partie a été concédée et même arpentée. La surface en est inégale, pleine de rochers en plusieurs endroits, mais dans d’autres on trouve de bonne terre sur laquelle on pourrait cultiver du grain avec avantage et même du chanvre et du lin dans quelques parties. Sur les hauteurs, l’érable, le hêtre et le bouleau forment la plus grande partie du bois de construction; le cèdre et la pruche blanche abondent dans les terres basses. Il est arrosé par plusieurs petits courants.
Marcel Fournier mentionne que des irlandais s’étaient installés dans le canton à partir de 1816 mais ces habitants qui ne possédaient pas de titre légal n’ont pas laissé de trace évidemment. Une révolte avait eu lieu en 1798 en Irlande qui a été très sévèrement réprimée et a entraîné un exode de la population.
De 1816 à 1820, en effet, des immigrants irlandais voulant protéger leur foi catholique et fuir la
révolution, quittaient leur pays et quelques-uns s’installaient dans Kildare et Rawdon. La plupart d’entre eux étaient débarqués à Berthier et s’étaient dirigés vers le nord des Seigneuries de Saint-Sulpice et de Lanoraye. Aucun d’eux ne possédait de titre de propriété ou d’autorisation: de vrais «squatters»! En 1819 la population de Rawdon atteignait quelque 60 personnes, presque
toutes d’origines irlandaise.Histoire de Rawdon – Marcel Fournier
Histoire du canton de Kildare en 1803
En 1802 Joseph Bouchette a complété l’arpentage du canton de Kildare avec William Vondenvelden, député arpenteur, selon les instructions de l’Arpenteur Général (carnet K3). Il est intéressant de constater que la colonisation de ce canton voisin de celui de Rawdon a eu une histoire très différente. C’était un canton irrégulier de 13 lots sur 12 rangs.
Le jour même de la reconnaissance officielle du township (en 1803) on enregistre l’octroi de terre dans la partie sud du territoire – les rangs 1 à 6 – tandis que la partie nord – les rangs 7 à 12 – est réservée pour les militaires qui désireront s’établir au Bas-Canada… Le même jour, les concessionnaires des terres au sud du septième rang cèdent tous par contrat leurs nouvelles propriétés soit au seigneur de Lavaltrie, soit à Monsieur William Vondenvelden, et ce pour une somme dérisoire. (J.-Claude Lapierre – St-Ambroise de Kildare)

Les lots des 6 premiers rangs de Kildare ont ensuite été concédés comme si ils faisaient partie d’une seigneurie, les censitaires ont payé des rentes aux seigneurs de Lavaltrie et aux héritiers Vondenvelden jusqu’à l’abolition du régime seigneurial en 1854 et même après pour certains. Dame de Lanaudière lui aurait proposé de lui vendre et céder pour une certaine somme d’argent, en franc et commun soccage, à quoi le dit preneur s’est présentement refusé…
En 1823 le major Beauchamp Colclough était l’agent des terres de la Couronne de Kildare et le capitaine Guy C. Colclough celui de Rawdon. Ces officiers irlandais sont arrivés à Berthier puis à Kildare vers 1822 et ont octroyé des lots à leurs soldats dans le haut de Kildare et à Rawdon. Guy C. Colclough capitaine à demi paye du 103ème régiment habitait à Dailleboust en-dehors de Rawdon; son travail d’agent des terres a été très critiqué et il a été remplacé par Anthony Lyon en 1825.
Le révérend James E. Burton agent de Kilkenny et Abercrombie était un autre irlandais protestant.
Joseph Bouchette junior en 1821 carnet R9
En 1820 de nouvelles pétitions ont été adressées au gouverneur pour l’octroi de terres dans le canton de Rawdon. La première pétition commence ainsi:
À Son Excellence George Earl of Dalhousie, Chevalier Grande Croix du très Honorable Ordre Militaire du Bain, Capitaine Général et Gouverneur en Chef dans et sur la Province du Haut et Bas Canada Vice amiral du même. Les loyaux sujets de Grande-Bretagne et de l’Amérique Anglaise voulant trouver un nouvel établissement demandent à son Excellence de leur accorder chacun un octroi de 200 acres dans les Townships de Rawdon ou Kildare. Ils avaient désigné Alexander Rea originaire de l’Île du Prince Edouard comme leader.
Les pétitionnaires réclamaient des lots complets de 200 acres car les terres du canton de Rawdon étaient réputées montagneuses et peu fertiles. La liste des signataires fait 3 pages et d’autres listes ont été ajoutées. Dans le dossier des archives du Canada consacré à John Jefferies on trouve une autre liste datée du 5 mars 1821 de loyalistes américains demandant des lots dans les cantons de Rawdon ou Kilkenny.
En 1820 et 1821 les agents du bureau de l’Arpenteur Général ont dressé des listes des lots disponibles pouvant être attribués. La première identifie les lots 1, 3, 4, 5 dans le 4ème rang, 1, 2, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 12, 13, 15, 16 et 18 dans le 5ème et 1, 3, 4, 5, 7, 8, 10, 11, 12, 14, 15 dans le 6ème de 200 acres chacun. Joseph Bouchette a ensuite identifié les autres: 60 lots de 200 acres dans les rangs 7, 8 et 9; les lots 27 et 28 dans le 1er rang, 18, 19 et moitié du 27 dans le 2ème, moitié du 28 dans le 3ème, contenant 1000 acres; dix lots des 10ème et 11ème rangs; les lots 13, 14 et 15 du 1er rang.
Lire: les pétitions et l’octroi de terres à Rawdon en 1820
Le 28 mai 1821 Joseph Bouchette junior a repris l’arpentage du canton de Rawdon. La BANQ a noté: Compilation de Rawdon et Kildare et front du rang I-IV-V, Canton Rawdon.
26 mai 1821 –Engagement devant notaire de Pierre Cedilo, Amable Morreau, Pierre Ratelle, Jean-Baptiste JeanVaine, Alexis Desmarais et Thomas Desmarais tous de L’Assomption à Joseph Bouchette pour l’arpentage des townships de Rhoden et Kildar.
Bouchette a commencé l’arpentage au sud-est par le lot 28 du 1er rang. Sur le lot 24 il a noté une route menant à St-Jacques et le défrichement de 50 acres de Philemon Dugat (Dugas) avec un moulin à scie sur la rivière Rouge, une maison et une grange.
Sur le lot 20 il a traversé la rivière Lac Ouareau et remarqué un défrichement au sud de la ligne du canton sur le bord de la rivière avec un établissement de canadiens d’une demie-douzaine de maisons et un défrichement de 200 acres en cultures. Ephraim Sandford aurait amené des colons acadiens dans ce secteur en 1799 semble-t-il: Sandford a envoyé des «colons acadiens» à Rawdon dès qu’il en a eu l’autorisation, mais n’ayant pu trouver «les bornes délimitant la propriété dans la forêt… ils ont abandonné l’entreprise et se sont dispersés».
Sur le lot 17 il a noté un chemin allant de St-Jacques vers Rawdon et la rivière Ouareau, une maison avec un défrichement puis un autre chemin.
Sur le lot 6 il a noté un chemin vers St-Esprit et la rivière St-Esprit puis un chemin vers St-Ours de l’autre côté de la rivière. Le lot 2 avait été défriché et cultivé et il y avait un chemin vers St-Esprit sur le lot 1 avec 9 maisons de canadiens et des cultures.
J. Bouchette a ensuite tracé la ligne entre Rawdon et Kilkenny jusqu’au 3ème rang et il est reparti vers l’est pour tracer la ligne de front entre les 3ème et 4ème rangs, il a traversé la rivière St-Esprit sur le lot 6 et trouvé un chemin sur le lot 16. Sur le lot 17 il y avait le défrichement de Mr. Fenlley (Finlay), 10 acres cultivés. Sur le lot 18 il a retraversé la rivière Lac Ouareau.
L’écriture de Joseph Bouchette n’est pas facile à déchiffrer. Il a ensuite envoyé chercher des provisions à St-Jacques et fait quelque chose à un mile et demi en amont de rapides.
Sur le lot 23 il a traversé une branche de la rivière Rouge. Le 14 juin il a tracé la ligne entre Rawdon et Kildare. Ils sont repartis ensuite pour tracer la ligne entre les 4ème et 5ème rangs. Sur le lot 24 traversée de la rivière Rouge (rivière Blanche?), sur le lot 19 encore la rivière Rouge puis sur le 16 la Lac Ouareau, sur le 6 la St-Esprit,.
J. Bouchette a terminé son arpentage en traçant la ligne de front entre les 4ème et 5ème rangs en partant du lot 28. Ils ont traversé la rivière Rouge sur le lot 19 et trouvé a past good land a descent on the left maple, spruce, hemlock.
Sur le lot 18 il a noté un excellent terrain avec des érables, des pruches, des épinettes et des bouleaux. Il est intéressant de savoir quelle était la végétation à l’emplacement du village de Rawdon avant qu’il ne soit défriché. Sur le lot 17 qui correspond à la limite sud du futur village (1ère avenue) il a noté (et raturé) une baie sur la rivière Lac Ouareau.
Ils ont retrouvé la rivière St-Esprit sur le lot 5 et terminé l’arpentage de la ligne de front. Joseph Bouchette a encore noté la liste de paye de ses hommes engagés.
Dans ce carnet Joseph Bouchette a noté la présence de très peu d’habitants, le canton de Rawdon était encore presque inhabité en 1821. Il a noté la maison et le moulin de Philemon Dugas, une maison sur le lot 17, celle des Marshals peut-être, et des cultures et des maisons sur les lots 1 et 2 du premier rang. Il ne semble pas avoir arpenté le 2ème rang et sur le lot 17 entre les 3ème ou 4ème rangs il a noté le défrichement de Finlay. C’est tout. Sur le plan du canton qu’il a tracé à partir des notes de son arpentage de 1821 on voit en plus les noms de Joseph Dugas et 3 fois le nom Robinson dans le 2ème rang; sur le lot 1 du 1er rang St-Esprit settlers et sur le lot 17 acadian or St-Jacques settlers. Dans le haut de la carte il y a encore les noms de Evely dans les lots 18 et 21 du 6ème rang et Hobbs sur les lots 22 et 23 du 7ème.

Comme il a tracé un plan détaillé des 11 rangs du canton de Rawdon en 1821 on peut supposer que Joseph Bouchette a laissé d’autres carnets d’arpentage qui, malheureusement, n’ont pas été numérisés par la BANQ. Dans un rapport qui a été numérisé par le Greffe de l’Arpenteur Général du Québec il affirme avoir arpenté les lots 14 à 28 du 1er rang, 8 à 28 du 2ème, 1 à 28 du 3ème au 10ème et 1 à 7 du 11ème rang.
Il décrit ensuite en détails la qualité des sols du canton.
Le rapport daté du 31 octobre 1821 est signé par Joseph Bouchette Esquire, arpenteur général et Joseph Bouchette junior arpenteur juré provincial.
Le révérend James E. Burton résidant à Terrebonne dont le territoire (diocèse anglican) comprenait les cantons de Kilkenny et Rawdon a été parmi les premiers à faire une demande pour obtenir des lots, il a réclamé les lots 13, 14, 15 et 16 du 1er rang. Le 24 mai 1823 le nouvel agent du gouvernement G. Colclough a certifié avoir visité les lots 13, 14, 15 et 16 attribués au Rév. Burton et constaté qu’il avait complété les améliorations exigées dans ses tickets de location. Le 4 juin J. Bouchette a donc recommandé de lui accorder ses lettres patentes, ce qui a été fait le 26 juin.
Joseph Bouchette a publié une liste des individus ayant obtenu des permis d’occupation dans le Township de Rawdon en 1823. Francis La River (Larivière) numéro 35 avait reçu des lots de village, c’est le seul.



Le 3 octobre 1823 Bouchette a établi une deuxième liste d’individus ayant obtenu des permis d’occupation puis d’autres listes en 1824 et 1825. Sur celle-ci la date de l’ordre d’octroi par le Conseil est le 28 décembre 1820 et les tickets de location datent de 1822. On remarque le nom de Ephraim Sandford sur le lot 13 du 8ème rang, absent; il avait reçu les lots 17, 18, 20 et moitié sud-ouest du 21 dans le 1er rang en 1799 et était décédé en 1807. Il s’agit peut-être de son fils.
Lire: la distribution des lots aux pétitionnaires
Les archives du Canada ont publié des listes décrivant ces octrois de terres dans les cantons. Voici celle des noms des premiers habitants de Rawdon à avoir reçu des terres avec le numéro du lot, le rang, la surface, la date et le type d’octroi.
Les premiers contrats notariés concernant des vente de terrains à Rawdon que j’ai documentés datent de 1822. Augustin et Joseph Brault avaient obtenu le lot 8 du 3ème rang selon J. Bouchette. Le 9 juillet 1822 – Vente par Augustin Bro à Joseph Bro maître-maçon résidants à St-Jacques du lot 8 lui appartenant selon l’écrit à lui donné par Alexander Rea agent du township de Rodon pour 9 livres. Le 28 septembre 1822 – Vente par Paul Bro cultivateur à Joseph Dupuis marchand cultivateur de St-Jacques d’un lot de terre consistant en ce que pourra renfermer la quantité de 800 érables à entailler derrière la seigneurie de St-Ours dans le township de Roaden N°8 pour 54 livres.
Lire: Histoire de Rawdon racontée par ses notaires
Dans un rapport sur la colonisation du canton de Rawdon publié en 1824 J. Bouchette a signalé que le seigneur de L’Assomption avait empiété sur le canton de Rawdon en y plaçant des censitaires sur les lots accordés aux Bruyères et ceux réservés à la Couronne et au clergé.
Le lot 5 du 1er rang réservé au clergé et connu comme faisant partie du Terrain du Roy avait été occupé par des colons sans titre de propriété. En 1831 le secrétariat des biens du Clergé avait dû leur accorder des baux puisqu’ils y étaient installés sans titre légal. Le 28 juillet 1842 Charles Bryère dit Bélaire cultivateur de Rawdon à vendu à Charles Courtemanche un morceau de terre situé sur le Terrain du Roy n’ayant jamais eu de titre de concession de 2 arpents sur 28 tenant par devant à la seigneurie de L’Assomption; le lot appartenait aux héritiers de Ralph Henry Bruyères qui n’avaient jamais occupés les lots octroyés en 1805 tout comme George Selby. Le 4 novembre 1843 un rapport d’arbitre entre Mme Selby et divers habitants de Rawdon a permis de régulariser la propriété d’autres lots des rangs 1 et 2. En 1845 les occupants du lot 5 du 1er rang réservé au clergé ont aussi régularisé leur titre de propriété.
Lire: les fondateurs du village de Ste-Julienne de Rawdon
M. Fournier a dressé un tableau des arpenteurs de Rawdon qui précise que Joseph Bouchette junior aurait arpenté les lots entre les 3ème et 8ème rangs en 1821. Le carnet R9 conservé par la BANQ ne contenait que l’arpentage du front des rangs I-IV-V; il est sans doute incomplet. John Sullivan aurait arpenté partie des 2ème et 7ème rangs, ce n’est pas ce que j’ai trouvé dans le carnet R8 qui est peut-être incomplet lui aussi.
John Sullivan en 1826 carnet R8
Le 5 octobre 1826 John Sullivan a reçu le mandat d’arpenter les 7ème et 8ème rangs du canton de Rawdon entre les lots 12 et 28. Il a commencé par tracer la ligne de front entre les 7ème et 8ème rangs. Il est parti du lot 12 près de la rivière Lac Ouareau qu’il a traversée vers le 14. Sur le 15 il a noté des terres défrichées par Robert Bagnal; sur le 16 John Brunnen avait défriché 2 acres et construit une maison.
Sur le lot 21 il a ensuite noté les améliorations de Richard Cochran dans le 7ème rang et de P. Burns et de Charles Haney dans le 8ème puis de A. Mason dans le 22. Il a traversé la rivière Rouge sur le 23. Ses observations sont très sommaires mais il a ajouté à son carnet des notes sur les défrichements faits dans ce secteur.
Daniel Parkinson, historien de Rawdon, a écrit qu’on se demande comment était la forêt vierge dans les 7ème et 8ème rang en 1830; ce carnet d’arpentage répond en partie à cette question en décrivant le relief, la végétation et les défrichements: en 1826 la forêt n’était déjà plus vierge.
One wonders about the topography and watercourses on the Seventh and Eighth Ranges of Rawdon Township in 1830, and the types of trees that grew in the virgin forest. This was a developing area, and only ten years after the small settlement that was established along the lower ranges. Now, a few ambitious settlers were opening farms and mills independent of those on the First and Second Ranges.
Henry Pigott cultivait les lots 13 et 14 du 8ème rang des 2 côtés de la rivière Lac Ouareau, de l’avoine, des navets, du blé, 4 acres sur un côté et 14 de l’autre.
Sur le lot 14 du 7ème rang Robert Knowlton avait défriché 11 acres et demi du côté nord-est de la rivière et un demi du côté sud-ouest.
Sur les lots 14 et 15 du 7ème rang Samuel Knowlton avait défriché environ 4 acres du côté sud-ouest de la rivière et 3 acres du côté nord-est entièrement cultivés; il avait construit une maison, une grange et une étable.
Robert Bagnal occupait aussi le lot 15 du 7ème rang, il avait défriché 4 acres au sud-ouest de la rivière et 22 au nord-est entièrement cultivés avec une maison, une grange, une étable et une fabrique de potasse.
Sur le lot 15 sur la division entre les 6ème et 7ème rangs John Brook avait défriché environ 3 acres, James Croker 4 acres avec 3 petits bâtiments.
Sur le lot 15 dans le fond du 7ème rang Robert Bagnal avait défriché 4 acres cultivés en avoine. Sur le lot 16 du 8ème rang John Brunnen a construit une maison et défriché en partie 2 acres.
Sur le lot 16 du 7ème rang N. Spooner cultivait environ 5 acres et 2 acres étaient en cours de défrichement, il avait construit une maison. Sur le même lot James Pearson avait défriché 5 acres.
Sur le lot 18 du 7ème rang William Holtby cultivait 5 acres et 1 acre était en défrichement; il avait construit une maison, une grange et un hangar. Sur le lot 20 Thomas Price cultivait environ 4 acres.

Dans le fond du lot 21 du 7ème rang Richard Cochran cultivait environ 20 acres et 8 acres étaient en défrichement; il avait construit une maison, une grange et une étable. Sa maison et ses propriétés avaient brûlé pour un dommage d’environ 100 livres.
Sur le lot 21 du 8ème rang P. Burns avait défriché environ 9 acres et construit une maison, une grange et une étable.
Dans le fond du lot 21 du 7ème rang Martin Hobbs avait défriché 3 emplacements; 2 acres en prairie, 4 en culture et 3 en défrichement.
Sur le lot 22 George Hobbs avait environ 20 acres de cultures, une maison, une grange et une étable et 1 acre en prairie séparé. John Hobbs à côté avait un défrichement de 4 acres avec une maison et une fabrique de potasse.
Sur les lots 21 et 22 du 8ème rang G. Haney avait 10 acres en cultures, 2 maisons, une grange et une étable. Sur le lot 22 A. Mason avait un défrichement de 16 acres et 3 acres en prairies, une maison, une grange et une étable.
Sur le lot 23 du 8ème rang Blair avait défriché environ 7 acres et construit une maison et une grange. Sur le lot 24 George Cahoe cultivait environ 14 acres et avait construit une maison et une grange.
Sur le lot 24 du 7ème rang Reed avait un défrichement d’environ 4 acres et une maison. Sur le 25 Petre (Petrie) avait 12 acres, une maison, une grange et une étable. Sur le 28 il y avait une maison construite par Brown.
Sur le lot 28 du 8ème rang il y avait encore la maison de John Cairn(?), 7 acres de défrichement. Le document a été signé le 3 novembre 1826 par John Sullivan et Anthony Lyon agent des Terres de la Couronne.
Le greffe de l’Arpenteur Général a conservé la carte des défrichements notés par J. Sullivan en arpentant la ligne entre les 7ème et 8ème rangs.
En 1828 John Sullivan a aussi dessiné la ligne entre les 3ème et 4ème rangs ce qui laisse supposer qu’il avait aussi arpenté cette ligne.
Sur les lots 20 et 21 sur la rivière Rouge il a dessiné 4 maisons; les habitants construisaient leurs maisons le long des chemins de ligne qu’ils devaient entretenir. Il y avait d’autres maisons sur les lots 8 à 14 et sur le lot 17.
Pour l’arpentage de 1826 John Sullivan a envoyé un rapport à son supérieur Joseph Bouchette arpenteur général. Lors de son arpentage il était accompagné de l’agent des terres Anthony Lyons; il avait engagé 2 mesureurs de chaînes assermentés et 3 bûcherons.
En 1835 des avis légaux ont été publiés dans la Gazette de Québec pour que les propriétaires des lots légalisent leurs titres de propriété en payant les lettres patentes.


Sur le site de la BANQ on trouve 2 diagrammes du canton de Rawdon qui ont été annotés avec l’ajout de nombreux noms difficiles à déchiffrer; il ne sont pas datés précisément (18-?). Celui-ci a été numérisé en haute définition et peut être agrandi; des filtres permettent d’accentuer les couleurs pour essayer de lire les noms. J’ai divisé le plan en 4 parties, voici le quart sud-ouest montrant les lots 1 à 15 des 6 premiers rangs.
Lots 16 à 28 des 6 premiers rangs.
Lots 1 à 15 des 5 derniers rangs.
Lots 16 à 28 des 5 derniers rangs.
Sur ce diagramme du Greffe de l’Arpenteur Général de 1837 les lots octroyés sont colorés en jaune.
James Dignan 1844 carnet R11
En 1844 la canton de Rawdon était peuplé sur toute son étendue mais les 3 derniers rangs n’avaient sans doute pas encore été précisément arpentés. Le 27 août 1844 James Dignan arpenteur demeurant à Berthier a reçu des instructions pour arpenter ces 3 rangs, il a commencé l’arpentage le 21 septembre.
James Dignan a dessiné 2 plans des 3 rangs après avoir terminé l’arpentage, un brouillon et cette version plus soignée.
Il a commencé à un poteau marqué lots 11 et 12 entre les 8ème et 9ème rangs dans le défrichement de John McEwen. On voit sur le plan qu’une ligne verticale nommée centre line a été tracée comme repère dans chaque rang entre les lots 11 et 12.
Ils ont d’abord arpenté la ligne du fond du 9ème rang. Arrivés au défrichement de J. Henry Smith ils ont trouvé un chemin dans le défrichement de Timothy Coffey et le défrichement de Coffey senior; sur les lots 10 et 11 les défrichements de Hedgehill et Burrow(?)…
Lots 10 et 9: descente vers la rivière Lac Ouareau, trouvé une chute considérable de 10 pieds de haut adaptée pour un moulin; les chutes mises ensemble ont un dénivelé de 20 pieds. Il s’agit du site du parc des Cascades de Rawdon où la cascade ne fait plus que quelques pieds depuis que le barrage électrique a rempli le lac Pontbriand.
Continué sur les lots 9 et 8 inhabités. Sur les lots 8 et 7 défrichement de McAvoy et un chemin menant au 11ème rang. Sur les lots 7 et 6 défrichement de Murphy sur le 10ème rang et chemin vers le 11ème. Sur les lots 4 et 3 un chemin menant au squatter settlement (futur village de Chertsey); défrichement de Connelly sur les 2 rangs, 1 acre sur le 9ème.
Ils ont eu de la difficulté à trouver la ligne de séparation entre Rawdon et Kilkenny. Sur les lots 2 et 3 défrichement et clôture de Coffey; défrichement de Norish puis de W. Norish junior. Pour la ligne du fond du 10ème rang ils ont planté une marque sur le bord du lac d’Edward Grattan.
Ils ont tracé une ligne à partir du lac Grattan vers le lot 8 sur la ligne entre les 10ème et 11ème rangs puis ont pris un repère sur le lot 12 sur la ligne entre les 9ème et 10ème rangs. Sur les lots 12 et 13 à partir de cette ligne ils ont noté le défrichement de Timothy Coffey, celui de Patrick Coffey sur le 14, sur le lot 16 ils ont trouvé le lac Brennen, sur le 19 le lac Vail, sur le 20 la montagne Vail et un chemin de chantier. Sur les lots 21 et 23 ils ont trouvé des vieux poteaux plantés par J. Sullivan; sur le 22 la fin du défrichement de Cairn(?) et le début de celui de Francis Morgan sur le 9ème rang et celui de Johnson sur le 10ème. Sur le lot 23 un petit lac; commencement des défrichements de B. Greenan et Thomas Nailor. Sur le lot 24 un chemin menant au coin nord-est du canton; commencement des défrichements de Wood sur le 9ème rang et Johnson sur le 10ème.
Dans le lot 26 défrichement de Ralph Parkinson sur le 9ème rang et William Tighe sur le 10ème; petit défrichement de R. Parkinson sur le lot 27. Sur le lot 27 défrichement de Halliday sur le 10ème rang et traversée de la rivière Rouge, chemin menant à l’augmentation de Kildare.
Les arpenteurs sont retourné au lot 11 pour déterminer la ligne entre les 10ème et 11ème rangs. Descendant du sommet de la montagne de Norish et Coffey opposée au lac d’Edward Grattan. Sur les lots 18 et 19 ils ont trouvé des chemins de chantier, sur le 20 un chemin de portage vers le lac Brûlé, sur le 22 un chemin de chantier, un chantier et des ruines dans le 10ème rang. Sur le lot 23 un chemin de chantier puis un chemin de colon vers le fond du canton. Il semble y avoir eu beaucoup d’activité forestière dans ce secteur.
Ensuite ils ont trouvé un lac chez William Carrol sur le 10ème rang; sur le lot 26 le bois de William Tighe puis le défrichement de James Gray, sa clôture avec le défrichement de la veuve Gray; il y a aussi le nom de Sandy(?) Gray.
Sur le lot 27 du 11ème rang les défrichements de John Churchfield et Francis Morgan. Sur le lot 28 le défrichement de Patrick Cunningham sur le 11ème rang; les moulins à farine et à scie de De Rocher (Desrochers) sur la rivière Rouge étaient sur le 10ème rang, lot réclamé par Samuel Coultra.
Ils ont ensuite arpenté la ligne de fond du 11ème rang. Sur le lot 28 le défrichement de Thomas Morgan avec une maison et autres bâtiments. Le canton au nord de Rawdon était encore nommé Wexford au lieu de Chertsey. Il y avait un chemin vers Wexford sur le lot.
Sur le lot 27 le défrichement de Francis Morgan dans Wexford. Sur le 26 défrichement de William Morgan dans Wexford; sur le 25 celui de James Hanley dans Rawdon et un chemin menant à celui de John et William Gray dans Wexford. Sur le lot 23 un chemin de portage vers le lac Michael.
Ils se sont ensuite déplacés au lac d’Edward Grattan et son défrichement. Sur le lot 14 le chemin de chantier de Dorwin, sur le 17 deux chemins de chantier, sur le 18 un autre menant au lac Brûlé, sur le 19 un vieux chantier avec quelques morceaux de bois équarri abandonnés et un autre chemin de chantier, sur le 20 un chantier près du lac Brûlé.
Ils sont retournés sur la ligne entre les 10ème et 11ème rangs. Sur le lot 11 un chemin vers chez Henry Dawson et Edward Grattan, sur le 9 le défrichement de Riley sur le 10ème rang et celui de Tinckler sur le 11ème, sur le lot 8 un chemin vers chez Cunningham.
Sur le lot 7 le défrichement d’un indien sur le 11ème rang; sur le lot 6 fin du défrichement des indiens. Un rapport du département des affaires indiennes du 22 mars 1842 montre qu’il y a eu une enquête à propos d’un groupe de 48 indiens malécites qui réclamaient les lots 5, 6 et 7 du 11ème rang de Rawdon et les lots 6 et 7 des 3 premiers rangs de Chertsey. Ils s’étaient installés juste en amont de la dernière chute en remontant la rivière Ouareau.
Lire: les indiens de la rivière Ouareau à Rawdon
Sur le lot 6 il y avait aussi le défrichement de Henry Piquet sur le 10ème rang et un chemin menant vers l’établissement canadien situé en arrière du canton (futur village de Chertsey). Ils ont ensuite trouvé le début du défrichement de T. Kinchlea sur les 10ème et 11ème rangs; sur le lot 3 celui de Connor sur le 10ème rang.
Sur le lot 4 du 11ème rang le chemin de chantier de Cameron, sur le 3 le défrichement de Bocage, sur les lots 1 et 2 un chemin vers l’établissement canadien.
L’arpentage se termine là. La BANQ a numérisé un deuxième plan de l’arpentage de ces 3 rangs, une sorte de brouillon. Un agrandissement montre le chemin de chantier de Dorwin qui longeait la rive Est de la rivière Ouareau depuis Rawdon passant près du lac de Grattan pour monter jusqu’au nord du village de Notre-Dame-de-la-Merci actuel. Le défrichement d’Edward Grattan avait été fait sur le côté est du lac.

Un plan de la BANQ montre le parcours du chemin de Dorwin jusqu’aux chantiers de Dorwin, Dugas et Beauchamp au nord du lac Leblanc, devenu le lac White puis Blanc aujourd’hui (route 347).

Dans le greffe de l’Arpenteur Général du Québec on trouve des listes de noms des propriétaires des lots arpentés. Cette liste des occupants des rangs 9, 10 et 11 date de 1845. Elle n’est pas signée et la page de couverture mentionne advertised 31 july 1843.
Arpentage du village de Rawdon par James Dignan en 1844
Le carnet de James Dignan se poursuit avec des notes concernant l’arpentage du village de Rawdon qu’il a fait en novembre et décembre 1844. Ces notes n’ont pas été classées dans le bon ordre par la BANQ. James Dignan commence par affirmer qu’il a pris possession des rangs entre les rues Queen et Albert 6 ans auparavant avec la permission de Mr. McGee; les terrains avaient été défrichés mais aucune maison n’y avait encore été construite.
Il fait ensuite la liste des propriétaires déjà installés dans le village. Le colonel Griffith possède une partie du lot 10 et les lots 11, 12 et 13 dans chacun des rangs C, D et E entre Church street et Albert street. La veuve Bagnall habite et possède les lots 15 et 16 des rangs C et D entre les rues Church et Albert. William Walsh habite et occupe les lots 15, 16, 17 et 18 du rang E sur le côté sud-ouest de la rue Queen. James Daly occupe les lots 17, 18 et 19 des rangs C et D entre les rues Queen et Church; il en a acheté la plus grande partie devant notaire de Patrick Carrol qui l’avait acheté de William Norish. James Daly a aussi défriché et occupe les lots 16, 17 et 18 du rang G sur le côté nord-est de la rue Albert avec l’accord de l’agent Mr. McGee. Luke Daly occupe les lots 19 et 20 des rangs E et G(?).
Suit une liste de personnes habitant le village. Sur le rang I Augustin Chalifoulx habite et occupe une portion du lot 1 sur la rive de la rivière Lacquareau. William Greig habite sur le lot 1 du rang H sur le côté sud-ouest de la rue Albert, il occupe une partie de ce lot et une partie du lot 1 sur la rivière. Paul Lamontagne s’est construit en partie sur la rue Albert et en partie sur le lot 1 du rang H et il occupe une petite parcelle autour. Henri Lépine habite et occupe le lot 1 du rang G sur le côté nord-est de la rue Albert. Médard Tremblay habite et occupe le lot 1 du rang E sur le côté sud-ouest de la rue Albert. James Armstrong s’est bâti sur la rue Metcalfe; il a défriché les lots 1, 2, 3, 4 et 5 du rang B sur le côté nord-est de la rue Church. Bernard McManus vit et occupe une partie du lot 5 du rang B du côté sud-ouest de la rue Metcalfe qu’il a acheté de J. Armstrong; il a défriché les lots 1, 2, 3, 4 et 5 du rang A du côté sud-ouest de la rue Metcalfe.
Un plan de l’arpentage du village fait en novembre et décembre 1844 est classé à la dernière page du carnet.
J’ai essayé de réordonner les autres pages concernant l’arpentage du village. Le village de Rawdon comprend le lot 17 du 5ème rang du canton de Rawdon et la partie du lot 16 du même rang située entre le lot 17 et la rivière Lacquareau.
James Dignan a arpenté un premier bloc pour les syndics de l’église catholique sur la rue Church au coin nord-est. La suite de ces notes est une description technique de son travail d’arpenteur.
Un tableau récapitulatif donne la superficie des lots irréguliers le long des rivières Ouareau et Rouge. Le village faisait une superficie totale de 246 acres: 113 lots de 1 acre chaque, 58 acres pour les lots irréguliers, 10 acres pour l’évêque anglican de Québec, 10 pour le révérend Milton, 10 pour John Jefferies (église presbytérienne ou méthodiste), 4 pour l’église catholique et 41 pour les chemins.
En 1838 Thomas Griffith, lieutenant-colonel des Loyal Rawdon Volunteers, avait fait dessiner un premier plan du village avant son arpentage par James Dignan: Plan and list of lot occupied by me. Je l’ai basculé sur le côté pour plus facilement lire les noms des propriétaires des blocs. La plupart étaient revendiqués par T. Griffith. Les autres noms inscrits étaient le presbytère épiscopal, les syndics presbytériens, l’église catholique, W. Norrish et J. Armstrong.
T. Griffith avait aussi la moitié du lot 27 et le lot 28 dans le premier rang, la moitié du lot 19 dans le 7ème et revendiquait 100 acres dans le lot 17 du 5ème réservé pour le village.
En juin 1837 lors d’une assemblée anti-agitative le lieutenant colonel Griffith, le major Bagnall et le capitaine Hobbs avaient été mandatés par les loyaux sujets de Rawdon pour rédiger une adresse au gouverneur demandant des armes et des munitions pour le bataillon de milice de Rawdon. Sur le site Histoire de Rawdon une note précise que Thomas Griffith était agent des terres de la Couronne en 1836 et qu’il aurait accordé le terrain au coin nord-est du village à l’église catholique.
Ce terrain a été donné par l’agent des terres de la Couronne Thomas Griffith en 1836 pour y accueillir un cimetière destiné à la population catholique du canton. Griffith avait espéré revendiquer la totalité du lot 5/17 pour lui-même, mais il n’y est pas parvenu.
En 1839 Joseph Bouchette avait tracé un plan des rues du village projeté sans indications de noms. Le tracé des rues est le même que sur la carte précédente mais le lot réservé au clergé anglican est dans un bloc du 3ème rang qui était réclamé par T. Griffith. Dans le quadrillage définitif du village les 2 rues au nord seront plus rapprochées.
La BANQ a plusieurs versions du plan du village en 1844 et 1845. Celui-ci a été coloré et quelques noms difficiles à lire ont été inscrits. Voici le commentaire de la BANQ: Sur ce plan du village Rawdon figurent les rivières Rawdon et Ouareau, l’église catholique, le presbytère, les rues, le numéro des lots, les bâtiments ainsi que les noms suivants: J. Gregg, Lamatang, Lapierre, Trambly, B.M Manuas, James Armstrong, Mr Griffith, William Welsche, H. Bagnell, John Jefferies, James Doly, L. Van et J. Rierst. Les noms ne sont pas exacts, la rivière Rawdon est plutôt la Rouge. On voit les maisons de T. Griffith, James Daly, Willim Walsh, James Armstrong, B. McManus, etc. Sur la rue Mill au sud il y a 5 maisons, celles de Tremblay, Lépine, Lamontagne, Grieg, il n’y a pas de nom pour la 5ème mais elle appartenait à Augustin Chalifoux.

En basculant l’image on voit l’emplacement des églises catholique, protestante et presbytérienne, les presbytères anglican et catholique, les maisons de James Daly, J. Rierst(?). William Welshe (Walsh) et Hariet(?) Bagnall. Le bloc 11 à 15 du rang A qui était attribué à T. Griffith puis réservé pour le clergé est attribué à John Jefferies sur ce plan.
Un autre plan du village de 1845 montre les chemins tels qu’ils existaient avant le quadrillage du village. Les noms des propriétaires sont les mêmes sauf Smithy à la place de J. Rierst(?). En face de chez la veuve Bagnall il y avait une vieille maison inoccupée. Le chemin venant de St-Jacques passait devant chez Armstrong et McManus, l’église protestante et son presbytère, l’église presbytérienne, le colonel Griffith, William Walsh et la veuve Bagnall, Smithy et Daly, l’église, le presbytère et l’école catholiques. Le terrain attribué à John Jefferies sur la carte précédente est marqué granted to the reverend John Milton le pasteur anglican.
Sur une autre version de la carte une annotation a été ajoutée sur les lots 10 des rangs E et G avec le nom H. Daly. Sur plusieurs autres lots la lettre W a été ajoutée.
Un autre plan a été dessiné en 1855 par William Holtby. On y trouve les noms des habitants du village; les églises et les moulins Dorwin sont dessinés. Le plan montre au centre les propriétés de Benjamin Hutchins et la rue Huthchins entre les rues Queen et Albert.
Historique des ventes des lots du village de Rawdon
Le 30 août 1849 la municipalité de comté de Leinster qui était alors l’administration municipale a déposé une pétition pour obtenir 2 lots dans le village de Rawdon sur les rues Queen et 5th street.

En 1849 l’Assemblée Législative a demandé un rapport sur la vente des lots du village de Rawdon. La vente des lots avait été annoncée le 13 août 1845 pour le 22 septembre dans la Gazette et les journaux locaux. Les lots réclamés par une seule personne ont été adjugés par l’agent Alexander Daly puis le 2 octobre il a réglé à l’amiable les lots réclamés par plusieurs personnes. W. Walsh est le seul à avoir fait des difficultés malgré ses 18 lots; suite à une erreur d’arpentage il s’était bâti sur 2 lots appartenant au Colonel Griffith.
Le 11 février 1838 Joseph Bouchette arpenteur général du Bas-Canada a octroyé à l’évêque protestant de Québec les lots 1 et 2 du second rang du village de Rawdon.


Les archives du Canada ont publié les listes des ventes de billets de location et lettres patentes par les agents des Terres de la Couronne dans les cantons. La première vente d’un lot du village de Rawdon a été faite en décembre 1839. Le révérend J. G. Milton a acheté 10 acres, les lots 1 et 2 du 3ème rang. En février 1840 l’évêque protestant de Québec et le secrétaire élu de l’Église Protestante de Rawdon ont acheté 10 acres, les lots 1 et 2 du 2ème rang. Au moment de l’arpentage du village par James Dignan c’étaient les seuls lots officiellement vendus.
John Jefferies a ensuite acheté les lots 3 et 4 du 2ème rang en mars 1845. Le quadrillage des lots a ensuite été modifié. Bernard McManus a acheté le lot 5 du rang A en 1846. La dernière colonne du tableau indique la page du registre original.

Patrick Carroll a acheté les lots 14 et 15 du rang C et 13 du rang D en décembre 1846. En 1847 de nombreux lots ont été achetés: James Armstrong (plusieurs achats), Harriett Bagnall, James Cunningham, Luke Daly, James Daly, Isaac Grigg, Daniel McGarry, John Kite. Le révérend William W. Foster et les syndics de l’église méthodiste ont reçu en octroi spécial le lot 11 des rangs C et D. Hugh Daly a d’abord reçu 9 lots en octroi spécial(?) puis il a acheté 7 autres lots en décembre.

En 1848 Isaac Grigg, Thomas Griffith (13 lots), William Walsh (15 lots) et Jedediah H. Dorwin (8 lots) ont acheté d’autres lots. J.-H. Dorwin avait acheté les lots sur la rue Mill entre les rues Church et Albert.
En 1849 la municipalité de Leinster a reçu en octroi 2 lots sur la 5ème rue entre les rues Queen et Albert; les commissaires d’école de la municipalité de Rawdon ont aussi reçu les 2 lots situés en arrière. En 1852 James Cunningham, Patrick Carroll, James Daly et William Norrish ont acheté des lots, J.-H. Dorwin a acheté 2 autres lots sur la rue Mill du côté Est de la rue Church.

En 1854 le révérend Louis L. Pominville curé et les syndics de la Congrégation Romaine Catholique de la paroisse de St-Patrick de Rawdon ont reçu en octroi les lots 19 et 20 des rangs A, B et C.
Les ventes de lots n’ont repris qu’en 1863 et on remarque que presque tous les noms des acheteurs sont alors des noms français.
En 1863-1864 les Honorables A.-N. Morin et Edouard Morin ont acheté 18 acres de terrain soit environ 18 lots. Il semble s’agir de Augustin-Norbert Morin décédé en 1865; je n’ai pas trouvé d’information sur l’Honorable Edouard Morin.
Augustin-Norbert Morin: Chef de la rébellion de 1837 à Québec, il conserve son siège jusqu’à la suspension de la Constitution le 27 mars 1838. En 1839, il est emprisonné pour haute trahison, mais libéré peu après. Député de Nicolet de 1841 à 1842, il fait partie du groupe canadien-français et est antiunioniste.
Cartes du canton de Rawdon
Plan of a part of the townships of Cathcart, Chertsey, Rawdon & Kildare, and its augmentation, shewing especially a portion of the township of Cathcart situate on the S.W. side of the Red River the Inhabitant of which desire to be annexed to the Corporation of Rawdon, owing to the impossibility of opening a communication across the Red River to be connected with the Corporation of Kildare. 27th Novr. 1846 par James Dignan.
Joseph Bouchette junior a dessiné une nouvelle carte de la Province de Canada en 1858 montrant les chemins existants dans le canton de Rawdon. Le tracé du train construit en 1852 est dessiné jusqu’au village mais le tronçon entre le village Montcalm et Rawdon n’a jamais été construit. Le village de Ste-Julienne et celui de St-Esprit sont aussi dessinés au coin sud-ouest.

Les arpenteurs étaient aussi chargés de tracer les chemins. Par exemple en 1831 J. Sullivan arpenteur juré pour le Bas-Canada a tracé un chemin à partir du lot appelé Glebe dans le township de Rawdon pour aller jusqu’au grand St-Esprit.
Ce plan venant du greffe de l’Arpenteur Général du Québec montre les limites de la paroisse St-Patrice de Rawdon dans le canton. Il montre aussi tous les chemins existants en 1887. Le plan a été tracé par l’arpenteur provincial Joseph-Alcide Martin qui a beaucoup travaillé pour le curé Labelle pour arpenter les Laurentides puis qui s’est installé à Joliette où il a été élu député provincial.

Les arpenteurs Joseph Bouchette père et fils ont été importants dans l’histoire des commencements de Rawdon. En 1870 le journal illustré L’Opinion Publique a rendu hommage au père.
























































































































