La ruée sur l’or en Californie en 1848 avait donné la fièvre au monde, la découverte d’un filon permettait de devenir riche instantanément. On a alors découvert de l’or à St-Alphonse, Rawdon, Chertsey, St-Ambroise, Ste-Julienne, St-Côme, Ste-Emélie; la Compagnie des Mines d’Or de Joliette et la Compagnie des Mines d’Or de Mantawa ont été incorporées. Du minerai de cuivre, de fer, de nickel, de mica, du marbre, du charbon, du gaz ont aussi été découverts dans Lanaudière. Beaucoup d’argent et d’énergie ont été dépensés en pure perte.
Journaux anciens
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Liste des articles écrits à partir des journaux anciens
Les journaux anciens sont une source d’information précieuse. Beaucoup sont maintenant accessibles en ligne puisqu’ils ont été numérisés. La recherche par mot-clef est aléatoire car le texte est parfois difficile à déchiffrer mais elle fonctionne quand même.
Les origines de la tradition musicale à Joliette
La réputation de l’enseignement et de la diffusion de la musique à Joliette est solidement établie, Raymond Locat l’avait documentée en 1993 en détails. Le Choeur du Musée d’Art de Joliette a publié en juin 2026 Lanaudière et la musique 150 ans d’histoire, une version résumée de cette recherche. J’ai essayé de compléter ces informations à propos des origines de la tradition musicale à Joliette jusque vers 1900.
Le John Bull et son naufrage devant Lanoraie
Le bateau à vapeur John Bull lancé en 1831 était le plus grand du monde selon ses constructeurs, la famille Molson: un monument à la gloire du génie britannique. Luxueux il servait de résidence flottante aux gouverneurs, puissant il pouvait remorquer jusqu’à 6 navires remontant le Saint-Laurent. Il a transporté des immigrants arrivant d’Europe de Québec à Montréal, en 1837-1838 il a servi de transport de troupes pour réprimer les rébellions. Quand le John Bull a fait naufrage devant Lanoraie le 10 juin 1839 les journaux anglais ont accusé les canadiens français d’avoir pillé et brutalisé les rescapés car ils voulaient se venger de John Bull. Mais ce n’était pas vrai.
Le camp militaire de Joliette – 1940 à 1946
En 1940 un camp d’entraînement militaire a été construit à Joliette. Une loi adoptée en juin obligeait les jeunes canadiens à suivre une période d’entraînement de base de 30 jours pour pouvoir défendre le pays en cas d’invasion. Des baraques en bois avaient été construites à la hâte sur un terrain du sud de la ville pour loger les recrues. En 1942 le camp a été nommé Casernes de Lanaudière, il a été démantelé en 1946. Le parc Saint-Jean-Baptiste occupe aujourd’hui une partie de ce terrain.
Sports d’hiver: les stations de ski de Sainte-Béatrix
De nombreux amateurs de plein-air sont venus à Ste-Béatrix pratiquer le ski alpin, le ski de fond, le vélo-ski ou la traîne sauvage. Il y a d’abord eu un remonte-pente au lac Cloutier puis en 1958 les Clercs de Saint-Viateur ont acheté des terrains sur le Mont d’Ailleboust pour y créer un centre de ski pour leurs élèves du Séminaire de Joliette. Le domaine d’Ailleboust a ensuite été vendu au docteur Hébert. Son dernier propriétaire a fait faillite en 1989 et la station de ski de Ste-Béatrix a fermé.
Sports d’hiver: 100 ans de ski à Rawdon
Dans les années 1930 Rawdon est devenu une destination populaire pour la pratique des sports d’hiver. Les montréalais y venaient en train et en autobus respirer l’air pur de ses montagnes. Les premiers skieurs pratiquaient le ski de fond, par la suite le ski alpin s’est développé grâce à la mécanisation des remontées. Il y a eu jusqu’à 3 stations de ski à Rawdon à la fin des années 1970. Le club de ski de fond La Tournée des Cantons perpétue la tradition, en 1928 il y avait déjà le Club de Hockey et Ski Rawdon. Le ski est donc une activité sportive centenaire à Rawdon.
Les hôtels du village d’Industrie et de Joliette
Il ne reste plus que 2 hôtels à Joliette, le Château Joliette construit en 1990 et l’Hôtel Victoria datant des années 1850. Il y a déjà eu jusqu’à 11 hôtels, la plupart localisés autour du marché qui attirait les commerçants et les agriculteurs de toute la région. La diligence amenait les voyageurs depuis le bateau à vapeur de Lanoraie ou de Lavaltrie à l’Hôtel de L’Industrie devenu l’Hôtel Joliette, puis en 1850 le train a amené encore plus de visiteurs et d’autres hôtels ont été construits. L’hôtellerie a été une industrie essentielle de l’essor de la ville.
Henri Menier seigneur féodal d’Anticosti venu de France
Henri Menier, capitaliste français, a acheté l’île d’Anticosti en 1895; elle est devenue sa propriété privée. Il y avait plusieurs centaines d’habitants sur l’île mais ils n’étaient que locataires, payant une rente à leur propriétaire. Pourtant le régime seigneurial avait été aboli en 1854 au Québec. Cette vente va occasionner un affrontement entre les français et les anglais de la province de Québec, entre les catholiques et les protestants, comme il y en a tant eu dans l’histoire jusqu’à aujourd’hui.
Les frères Del Vecchio, immigrants italiens à Montréal
La plupart des immigrants italiens en Amérique étaient des paysans pauvres ayant fui la misère dans leur pays à partir des années 1900 mais il y avait déjà une communauté italienne au Québec. Les frères Delvecchio sont arrivés à Montréal vers 1788 dans une troupe de saltimbanques et ils sont devenus de riches aubergistes. Ils ont fait construire des bâtiments dans le Vieux-Montréal aujourd’hui inscrits au patrimoine culturel du Québec. Tommaso a créé le premier musée du Canada. De nombreux descendants Delvechio habitent encore au Québec.
Les premiers journaux illustrés du Canada 1869-1883
George-Edouard Desbarats et William Leggo ont été des précurseurs en publiant les premiers journaux illustrés de reproductions de photographies au Canada, The Canadian Illustrated News en anglais et L’Opinion Publique en français. Ils ont ensuite fondé The Daily Graphic à New-York, premier quotidien américain à présenter des illustrations photographiques.
Les multiples inondations à Berthierville et ses alentours
À la fonte des neiges du printemps quand on roule sur l’autoroute 40 entre Berthierville et Yamachiche on a parfois l’impression d’être au milieu d’un immense lac, on ne voit plus la limite entre le fleuve et sa rive. Depuis que ce territoire est habité il a toujours été inondé au printemps. Déjà en 1815 l’arpenteur Joseph Bouchette notait que les habitants du village de Berthier devaient déménager au 2ème étage de leur maison à chaque année.
L’orphelinat St-Georges et le sanctuaire St-Isidore
À partir de 1935 l’orphelinat St-Georges fondé sur la rue de la Visitation au nord de Joliette a accueilli les orphelins du diocèse de Joliette pour leur donner un enseignement agricole; l’orphelinat était dirigé par la communauté des Clercs de Saint-Viateur. Une statue de Saint Isidore patron des agriculteurs y avait été érigée puis un sanctuaire a été édifié, des pèlerinages y étaient organisés chaque année. L’orphelinat et le sanctuaire ont disparu, la statue de St-Isidore a été déplacée dans les jardins de la maison Antoine Lacombe.
La Gazette de Québec, la suite (1794-1808)
Les publications de la Gazette de Québec permettent de documenter l’histoire de la Province de Québec, puis de la Province du Bas-Canada. La guerre avait éclaté entre l’Europe coalisée et la France révolutionnaire en 1793 et avait des répercussions en Amérique du Nord. Les nouvelles locales, les publicités commerciales, les avis légaux, les proclamations des gouverneurs sont une précieuse source d’informations très diverses et j’en ai fait une sélection subjective. Cette chronique est la 5ème partie d’une documentation commencée en 1764.