De nombreux amateurs de plein-air sont venus à Ste-Béatrix pratiquer le ski alpin, le ski de fond, le vélo-ski ou la traîne sauvage. Il y a d’abord eu un remonte-pente au lac Cloutier puis en 1958 les Clercs de Saint-Viateur ont acheté des terrains sur le Mont d’Ailleboust pour y créer un centre de ski pour leurs élèves du Séminaire de Joliette. Le domaine d’Ailleboust a ensuite été vendu au docteur Hébert. Son dernier propriétaire a fait faillite en 1989 et la station de ski de Ste-Béatrix a fermé.
Journaux anciens
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Liste des articles écrits à partir des journaux anciens
Les journaux anciens sont une source d’information précieuse. Beaucoup sont maintenant accessibles en ligne puisqu’ils ont été numérisés. La recherche par mot-clef est aléatoire car le texte est parfois difficile à déchiffrer mais elle fonctionne quand même.
Sports d’hiver: 100 ans de ski à Rawdon
Dans les années 1930 Rawdon est devenu une destination populaire pour la pratique des sports d’hiver. Les montréalais y venaient en train et en autobus respirer l’air pur de ses montagnes. Les premiers skieurs pratiquaient le ski de fond, par la suite le ski alpin s’est développé grâce à la mécanisation des remontées. Il y a eu jusqu’à 3 stations de ski à Rawdon à la fin des années 1970. Le club de ski de fond La Tournée des Cantons perpétue la tradition, en 1928 il y avait déjà le Club de Hockey et Ski Rawdon. Le ski est donc une activité sportive centenaire à Rawdon.
Les hôtels du village d’Industrie et de Joliette
Il ne reste plus que 2 hôtels à Joliette, le Château Joliette construit en 1990 et l’Hôtel Victoria datant des années 1850. Il y a déjà eu jusqu’à 11 hôtels, la plupart localisés autour du marché qui attirait les commerçants et les agriculteurs de toute la région. La diligence amenait les voyageurs depuis le bateau à vapeur de Lanoraie ou de Lavaltrie à l’Hôtel de L’Industrie devenu l’Hôtel Joliette, puis en 1850 le train a amené encore plus de visiteurs et d’autres hôtels ont été construits. L’hôtellerie a été une industrie essentielle de l’essor de la ville.
Henri Menier seigneur féodal d’Anticosti venu de France
Henri Menier, capitaliste français, a acheté l’île d’Anticosti en 1895; elle est devenue sa propriété privée. Il y avait plusieurs centaines d’habitants sur l’île mais ils n’étaient que locataires, payant une rente à leur propriétaire. Pourtant le régime seigneurial avait été aboli en 1854 au Québec. Cette vente va occasionner un affrontement entre les français et les anglais de la province de Québec, entre les catholiques et les protestants, comme il y en a tant eu dans l’histoire jusqu’à aujourd’hui.
Les frères Del Vecchio, immigrants italiens à Montréal
La plupart des immigrants italiens en Amérique étaient des paysans pauvres ayant fui la misère dans leur pays à partir des années 1900 mais il y avait déjà une communauté italienne au Québec. Les frères Delvecchio sont arrivés à Montréal vers 1788 dans une troupe de saltimbanques et ils sont devenus de riches aubergistes. Ils ont fait construire des bâtiments dans le Vieux-Montréal aujourd’hui inscrits au patrimoine culturel du Québec. Tommaso a créé le premier musée du Canada. De nombreux descendants Delvechio habitent encore au Québec.
Les premiers journaux illustrés du Canada 1869-1883
George-Edouard Desbarats et William Leggo ont été des précurseurs en publiant les premiers journaux illustrés de reproductions de photographies au Canada, The Canadian Illustrated News en anglais et L’Opinion Publique en français. Ils ont ensuite fondé The Daily Graphic à New-York, premier quotidien américain à présenter des illustrations photographiques.
Les multiples inondations à Berthierville et ses alentours
À la fonte des neiges du printemps quand on roule sur l’autoroute 40 entre Berthierville et Yamachiche on a parfois l’impression d’être au milieu d’un immense lac, on ne voit plus la limite entre le fleuve et sa rive. Depuis que ce territoire est habité il a toujours été inondé au printemps. Déjà en 1815 l’arpenteur Joseph Bouchette notait que les habitants du village de Berthier devaient déménager au 2ème étage de leur maison à chaque année.
L’orphelinat St-Georges et le sanctuaire St-Isidore
À partir de 1935 l’orphelinat St-Georges fondé sur la rue de la Visitation au nord de Joliette a accueilli les orphelins du diocèse de Joliette pour leur donner un enseignement agricole; l’orphelinat était dirigé par la communauté des Clercs de Saint-Viateur. Une statue de Saint Isidore patron des agriculteurs y avait été érigée puis un sanctuaire a été édifié, des pèlerinages y étaient organisés chaque année. L’orphelinat et le sanctuaire ont disparu, la statue de St-Isidore a été déplacée dans les jardins de la maison Antoine Lacombe.
La Gazette de Québec, la suite (1794-1808)
Les publications de la Gazette de Québec permettent de documenter l’histoire de la Province de Québec, puis de la Province du Bas-Canada. La guerre avait éclaté entre l’Europe coalisée et la France révolutionnaire en 1793 et avait des répercussions en Amérique du Nord. Les nouvelles locales, les publicités commerciales, les avis légaux, les proclamations des gouverneurs sont une précieuse source d’informations très diverses et j’en ai fait une sélection subjective. Cette chronique est la 5ème partie d’une documentation commencée en 1764.
Une apparition du diable à Ste-Julienne en 1960
En 1960 le diable est apparu dans un hôtel de Ste-Julienne qui présentait des spectacles de variétés populaires. Le Québec était alors en train de basculer d’une société hyper-religieuse à une société complètement laïque. Avant les curés contrôlaient toute la vie sociale et rien ne se faisait sans leur assentiment, après les églises étaient vides et les curés défroquaient. Le Diable apparaissait de préférence dans les salles de danse que le curé du village voulait faire fermer pendant la Grande Noirceur.
Les premiers cirques au Québec et à Joliette
Le festival de cirque Bastringue est à Joliette du 17 au 29 juin pour sa 3ème édition. Le Québec est aujourd’hui un producteur et exportateur de spectacles de cirque. Autrefois les cirques étaient surtout américains, ils faisaient des tournées d’abord à Québec et Montréal, puis à travers les petites villes du Québec. On en retrouve la trace dans les journaux anciens. Les premiers cirques à venir au Québec ont été ceux de M. Del Vechio en 1792 et celui de John Ricketts en 1797. Le Cirque Impérial de Geo. W. de Haven est venu à Joliette en 1867 c’est le plus ancien qui soit documenté.
De la Province de Québec au Bas Canada (1786-1793)
En 1774 la Province de Québec avait été agrandie et couvrait un immense territoire depuis le Labrador jusqu’aux Grands Lacs. Après la défaite de l’Angleterre contre les États-Unis de nombreux Loyalistes s’y sont réfugiés et la population du Canada est soudain devenue beaucoup plus anglophone. En 1791 ces nouveaux citoyens ont obtenu du Roi la division de la Province en Haut Canada et Bas Canada avec 2 chambres d’assemblée séparées pour les représenter. Les premières élections ont été tenues en 1792.
La Gazette de Québec pendant la guerre (1776-1785)
La guerre d’indépendance de ses 13 colonies contre la Grande-Bretagne a été beaucoup plus longue que prévu et ruineuse pour les deux camps. L’arrivée de très nombreux réfugiés loyalistes au Canada a transformé l’équilibre des populations alors que les canadiens français y étaient encore largement majoritaires. Après quelques mois d’interruption pendant l’invasion du Québec par les américains, la publication de la Gazette a repris en 1776.