Le paysage architectural des villages du comté de Montcalm change rapidement avec la destruction et la construction de nombreux édifices. En 1981 une étude a été publiée répertoriant plusieurs centaines de bâtiments sur ce territoire pour en faire une analyse sur la thématique de l’architecture. Le document permet de constater les changements dans le paysage architectural depuis 45 ans: la disparition d’édifices patrimoniaux et le bon ou mauvais entretien des bâtiments jugés dignes d’intérêt en 1981.
Comté de Montcalm – Liens rapides
Sainte-Marie-Salomé – Saint-Liguori – Saint-Jacques – Saint-Alexis – Saint-Esprit – Sainte-Julienne – Rawdon – Chertsey – Saint-Calixte – Entrelacs – Notre-Dame-de-la-Merci – Saint-Donat
L’organisation du document numérisé par la BANQ est un peu compliquée et la table des matières le montre. Le répertoire commence avec les rangs du ruisseau Vacher à Sainte-Marie-Salomé à la page 7 et pour trouver le reste du village il faut se rendre à la page 83. L’étude synchronique(?) des lieux est divisée en 2 parties, le répertoire des sites et ensembles architecturaux et le répertoire des éléments architecturaux isolés.
Table des matières
L’étude thématique de l’architecture qui forme la seconde partie comprend différents échantillonnages en fonction de l’implantation, de la volumétrie, des matériaux et techniques de construction, des revêtements et couleurs. L’analyse se termine par un répertoire des bâtiments scolaires, publics, para-religieux, commerciaux et artisanaux. En 1983 un Macro-inventaire ethnologique du comté de Montcalm préparé par Marie Durand est venu compléter cette analyse architecturale.
Au début du dix-neuvième siècle, la colonisation du comté fait un bond en avant. La population de Saint-Jacques commence à essaimer pour défricher les territoires de Sainte-Marie-Salomé, Saint-Liguori, Sainte-Julienne et Saint-Alexis. De plus des irlandais s’installent à Rawdon… En plus des canadiens-français des écossais, des anglais et des loyalistes de Nouvelle-Angleterre ont aussi colonisé le comté.
Des acadiens sont arrivés à L’Assomption après leur déportation vers 1770, ils ne sont pas mentionnés dans ce portrait ethnologique pourtant ils ont été nombreux à s’installer dans le Comté de Montcalm. Ils ont été les premiers colons du territoire de Saint-Jacques et Sainte-Marie-Salomé.
Les premières maisons furent construites au Ruisseau Saint-Georges, premier centre du défrichement, vers 1768. Les maisons du Ruisseau Vaché, quant à elle, ne furent pas construites avant 1770. Cependant l’ouverture dans les parages d’un moulin à scie, vers le printemps de 1770, activa la construction des maisons et des granges. En 1774, au Ruisseau Saint-Georges, plus de 80 terres seront enregistrées…
Sainte-Marie-Salomé
L’analyse du paysage architectural commence par le recensement de 35 bâtiments des rangs du ruisseau Vacher à Ste-Marie-Salomé. Cette analyse n’est pas un recensement patrimonial mais une étude des éléments typiques du comté de Montcalm.
Ces deux rangs qui longent le sinueux ruisseau Vacher constituent un exemple du type d’aménagement cadastral qui a prévalu le long des cours d’eau plus ou moins importants de la région.

Le choix des bâtiments qui ont été photographiés n’est pas expliqué, il est subjectif et ne comprend pas tous les bâtiments anciens. Les maisons québécoises caractérisent l’environnement bâti de ces rangs. Elles sont bien assises au sol et sont coiffées d’une toiture dont la pente est égale ou supérieure à 45 degrés.
Sur le rang Nord est implanté le petit village de Sainte-Marie-Salomé. Il se situe à l’intersection d’une montée qui relie ce dernier rang au rang Sud. Le village de type linéaire, est défini par une concentration de maisons situées de part et d’autre de l’église. Les maisons répertoriées dans le village commencent au numéro 8 jusqu’au 17.
Le logiciel Google Street Map permet de vérifier que les maisons numéros 8 et 9 sur le chemin Saint-Jean n’ont pas changé depuis 1981.
En parcourant la rue avec le logiciel on constate que la maison numéro 10 a été remplacée et que la 11 est toujours là. Il serait fastidieux de documenter chaque bâtiment mais cela montre que le plan est rigoureux et qu’en visitant les lieux on peut facilement faire un état des maisons qui ont disparu, de celles qui sont bien entretenues et de celles qui sont négligées. Les photos des bâtiments ne sont pas de très bonne qualité mais on peut les agrandir suffisament pour bien voir les détails.
L’église et le presbytère de Sainte-Marie-Salomé n’ont pas changé mais en 2023 quand j’avais pris cette photo de l’église j’avais pu constater qu’elle avait besoin de travaux urgents: une clôture avait été installée autour car elle tombait en morceaux.
Les photos des bâtiments numéro 19 à 35 montrent ceux qui ont été jugés dignes d’intérêt par les auteurs de cette analyse sur le rang du ruisseau Vacher Sud.
La maison numéro 23 semble ancienne, elle est aujourd’hui entourée d’arbres comme beaucoup d’autres qui ne sont plus visibles du chemin. Sa voisine numéro 22 semble avoir disparu.
25 autres bâtiments situés en dehors du village de Ste-Marie-Salomé sont répertoriés sur un plan à la page 85 dans la section des éléments architecturaux isolés. Ils ont aussi été photographiés.
L’inventaire ethhnologique fait par Marie Durand recense d’autres éléments du patrimoine du comté de Montcalm. Les cimetières, derniers lieux de repos de ses habitants, sont aussi des éléments importants du paysage architectural.
Saint-Liguori
Le deuxième village documenté est Saint-Liguori, on trouve d’abord un plan du centre du village répertoriant 18 bâtiments.
L’église, le presbytère et le couvent n’ont pas changé. Le bâtiment numéro 1 est en mauvais état mais il est toujours debout.
Le commerce numéroté 2 est situé près de l’église, c’est aujourd’hui un dépanneur et il est à vendre.

Une deuxième série de photos documente les rangs de la rivière Ouareau en amont et en aval du village. Les rangs suivent les méandres de la rivière Ouareau. La montée croisant le rang Est (Montcalm) a donné lieu à l’implantation d’habitations et de services tels boutiques de forge et magasin général. (Voir photos 26 à 32).
La majorité des maisons sont à deux pans avec une pente de 45 degrés. La moitié d’entre elles sont de type québécois avec trois ouvertures au pignon; la seconde moitié correspond au type renouveau classique avec quatre ouvertures au pignon et trois en façade disposées symétriquement.
Entre le village et le coin du rang Montcalm et du rang du Camp Notre-Dame il y a eu autrefois des moulins à scie sur la rivière Ouareau, le moulin Oldham (Manchester mills) puis les moulins de la compagnie Charlemagne Lacouareau Lumber. Le terminus du premier train entre Joliette (village d’Industrie) et Rawdon y a été construit vers 1852. C’était autrefois le village Montcalm et il y avait déjà de nombreux bâtiments.
J’ai essayé de retrouver les maisons numérotées 23, 24 et 33 sans y parvenir, la plupart des bâtiments de ce secteur ont été transformés et sont difficiles à reconnaître; plusieurs ont été remplacés par des édifices modernes.
Le commerce numéro 31 qui était situé au coin des rangs a été modernisé pour le pire; il est fermé depuis plusieurs années et à vendre.
La belle maison numéro 40 située sur le rang de l’Église au sud du village est toujours debout mais elle aurait besoin de quelques gallons de peinture fraîche.
Le territoire de St-Liguori comprend aussi une partie du canton de Kildare au nord-est et une partie du canton de Rawdon au nord-ouest. 33 autres bâtiments y ont été répertoriés.
Les photos provenant du macro-inventaire ethnologique ne sont pas localisées sur un plan mais elles illustrent des éléments typiques du comté de Montcalm.

Il y avait autrefois un puits dans chaque ferme, beaucoup ont disparu ou sont devenus des éléments décoratifs.
Saint-Jacques
Le pôle de la ville de Saint-Jacques se situe à l’intersection d’une rue principale et d’un chemin de service ou montée. Il est composé de l’église, du couvent et du presbytère comme la plupart des autres villages de la région.
L’échelle des bâtiments de la rue principale (Saint-Jacques) est uniforme et constituée de petites maisons de village implantées en enfilade à l’exception du segment délimité par les rues Beaudry et du Collège. Celui-ci présente des maisons-commerces à deux étages et de dimensions plus monumentales caractérisant un environnement plus urbain.
65 bâtiments ont été répertoriés dans le centre-ville de Saint-Jacques et de nombreux autres dans la campagne, impossible de tous les documenter.
Le bâtiment numéro 2 est le centre culturel du Vieux Collège, le 8 le bureau de poste; l’église et l’ancien couvent des soeurs de Ste-Anne sont les joyaux du patrimoine bâti de St-Jacques et ils sont bien entretenus. Certaines maisons ont été modifiées, d’autres démolies.
La maison numéro 16 et ses 2 voisines n’ont pas changé, la 17 est très belle mais la 18 qui était en face et construite dans le même style n’est plus là. Je n’ai pas trouvé la 15, la 14 a été remplacée par un bureau de poste.
Sur la rue Venne à l’emplacement approximatif du numéro 23 je remarque cette belle maison en brique qui ne correspond à aucun bâtiment répertorié.
Les maisons anciennes étaient recouvertes en bois avec des fenêtres à carreaux; les rénovations n’embellissent pas beaucoup ces maisons quand le plastique remplace le bois.
Le document se poursuit avec le rang Saint-Jacques où 61 autres bâtiments ont été répertoriés au nord de la route 158.
Deux éléments caractérisent le rang Saint-Jacques. Le premier réside dans l’implantation de la maison et des bâtiments. Les habitations ont pignon sur rue et la façade principale est orientée au sud-est. Les dépendances s’ajoutent en enfilade derrière la maison.
Le deuxième élément est la volumétrie des maisons. En effet, les plus anciennes maisons ont une toiture à deux pans avec un grand larmier incurvé qui vient couvrir le perron-galerie.
32 bâtiments sont répertoriés sur le rang des Continuations situé à l’est du rang St-Jacques vers St-Liguori.
Les bâtimens ne sont pas tous faciles à reconnaître. Les bâtiments numéros 10 et 11 étaient situés l’un à côté de l’autre mais l’un des 2 semble avoir été démoli. Celui-ci situé au 1488 rang des Continuations ressemble au numéro 10 mais ce n’est pas certain.
Dans la deuxième partie du document il y a encore une liste de 32 bâtiments situés au sud de St-Jacques sur les ruisseaux Vacher et Saint-Georges.
Plusieurs beaux bâtiments patrimoniaux semblent avoir disparu ou alors je ne les situe pas bien sur la carte Google. La maison numéro 7 ressemble à une ancienne école de rang avec ses grandes fenêtres.
La culture du tabac a été une industrie très importante pour les cultivateurs de Saint-Jacques et sa région, la Société Coopérative Agricole du Tabac du District de Joliette y avait son siège. Plusieurs manufactures y ont opéré mais en 1983 elles avaient toutes fermé leurs portes.
En 1867 Médéric Foucher de Saint-Jacques aurait fait les premiers essais de culture intensive du tabac dans la région selon le député Antonio Barrette.
Saint-Alexis
Les 56 bâtiments de Saint-Alexis y compris le village sont répertoriés dans la deuxième partie du document avec les éléments architecturaux isolés. Les cartes comportent d’autres informations pertinentes: moulins, scieries, fours (à chaux?), animaux à fourrure, fermes avicoles et autres y sont répertoriés.
Les maisons du village de Saint-Alexis sont numérotées de 51 à 56, je connais moins bien ce village et je ne peux de toute façon pas commenter toutes les photos.
La maison-bloc numéro 51 située au coin de la route 158 a été remplacée par un traiteur casse-croute alors que les 52 et 53 sont très bien entretenues.
La façade de l’habitation qui est toujours un des murs goutteraux donne sur le sud-est. Cette orientation apporte deux avantages. Le premier est de protéger les entrées des vents de tempête, le second est de faire profiter au maximum de l’ensoleillement aux pièces de vie. Il faut ajouter que l’orientation générale des rangs qui sont nord-est à sud-est peut avoir incité ce type d’implantation. Cet aspect de l’architecture des maisons de campagne du sud du comté est illustré par 27 bâtiments de Saint-Alexis construits sur le chemin de la Grande Ligne au nord du village.
Les propriétaires des maisons-blocs sont canadiens-français et leurs ancêtres ont construit ces bâtisses. Ce type d’architecture étant disparu du Québec depuis plusieurs décennies, on peut supposer que sa présence dans la région est due à un emprunt. Les loyalistes américains sont fort probablement à l’origine de ce transfert de culture puisqu’en Nouvelle-Angleterre on trouvait une grande concentration de maisons-blocs lors de leur départ.
Jean-Paul Dupuis de Saint-Alexis aurait été le dernier à pratiquer le métier traditionnel de forgeron dans le comté en 1977. Les métiers de maréchal-ferrant et de charron ont aussi disparu avec l’abandon du cheval pour l’automobile et le tracteur.
Saint-Esprit
59 bâtiments ont été répertoriés dans le centre du village de St-Esprit. La rue du Moulin est dessinée en pointillés avec un pont qui a disparu.
L’industrie forestière a été très importante pour les habitants du comté, surtout ceux du nord du territoire qui s’engageaient comme bûcherons ou draveurs en hiver. Le moulin était aussi indispensable pour produire la farine pour le pain et la moulée pour les animaux, il y en avait dans chaque village.
La municipalité de Saint-Esprit a publié un circuit patrimonial documentant les bâtiments du village particulièrement intéressant. Contrairement aux autres villages de la région organisés de façon principalement rectiligne, le noyau villageois s’est consolidé sous la forme d’un petit bourg d’inspiration française. Ainsi, Saint-Esprit possède plusieurs bâtiments patrimoniaux de grande valeur et cette organisation spatiale en forme de bourg lui procure un attrait unique dans la région.
Il y a encore 27 bâtiments sur les rangs nord et sud de la rivière Saint-Esprit dont voici 2 beaux exemples que je n’ai pu retrouver sur la carte actuelle. Les maisons en pierre comme la numéro 18 ne sont pas nombreuses dans le comté de Montcalm.
36 autres bâtiments au nord de Saint-Esprit sont encore répertoriés dans les éléments arvchitecturaux isolés.
Ce type d’habitation regroupe plusieurs fonctions: le logement, le débarras, la remise, l’atelier, la salle d’effeuillage du tabac, l’entrepôt à tabac, la porcherie, le parc à porc. En plus de la maison-bloc on retrouve d’autres bâtiments comme la grange, le séchoir à tabac, le poulailler, le silo, la serre, le garage, etc. Ce regroupement de bâtiments ayant comme point focal la maison-bloc est une caractéristique bien propre à ce rang.
19 exemples de maisons-blocs toutes situées sur le rang Saint-Louis (route 158) montrent la disposition de ces fermes typiques.
Sainte-Julienne
Les responsables du projet ont fait un choix des bâtiments à répertorier dans chaque village mais ce choix pourrait sans doute être discuté sans fin. Certains beaux bâtiments ont pu être oubliés. Dans le centre du village de Sainte-Julienne 35 bâtiments ont été répertoriés.
Beaucoup de maisons de la rue Cartier semblent avoir disparu ou alors elles ont été tellement transformées qu’elles ne sont plus reconnaissables comme les maisons numéros 10, 11, 12, 16.
La maison numéro 23 semble être celle de droite mais celle de gauche est aussi ancienne et belle et elle n’a pas été répertoriée. Les 24, 25, 27 et 28 ont disparu.
Le bureau d’enregistrement de Sainte-Julienne est un bâtiment institutionnel et administratif construit en 1859 et 1860 pour servir à la fois de palais de justice de comté et de bureau d’enregistrement. Ce bâtiment en pierre de plan rectangulaire, à deux étages et demi, comporte un fronton central en façade et un toit à deux versants droits.
Dans chaque village il y avait un boulanger-patissier, le pain industriel était encore rare. Un ami se souvient encore avec émotion des beignes que ses parents achetaient à la boulangerie Allard de Ste-Julienne dans sa jeunesse.
Il y a encore 35 éléments isolés répertoriés au nord et au sud du village de Sainte-Julienne sur 2 plans.

La maison numéro 32 au 1959 chemin de la Fourche a peu changé. La maison voisine numéro 31 est cachée par les arbres, on ne peut pas bien la voir; elle ressemble à une ancienne école de rang elle aussi.
Dans chaque village des ateliers de menuiserie étaient encore en activité. René Hétu à Sainte-Julienne fabriquait des portes et des châssis et faisait divers ouvrages de menuiserie dans une ancienne boutique de voiturier. Hervé Varin fabriquait des portes et des châssis mais aussi des chaloupes verchères.
Rawdon
Je connais mieux le territoire de Rawdon et je l’ai documenté plus en détail. De nombreux bâtiments de Rawdon ont été répertoriés, il y en a 36 dans la partie Est du village.

Les maisons numéros 1 et 2 semblent avoir disparu. La maison numéro 3 sur la rue Metcalfe avait été modifiée depuis 1981 pour accueillir une boutique de fleuriste. En 2024 elle a été démolie pour permettre la construction, toujours en cours, d’une énorme clinique médicale malgré l’opposition d’une partie des citoyens de Rawdon.
La démolition de maisons anciennes pour les remplacer par des bâtiments plus gros et plus modernes change rapidement le paysage architectural des villages partout au Québec et ailleurs.
La maison numéro 15 est très bien entretenue mais sa voisine numéro 16 a perdu son balcon à l’étage. Les maisons numéro 17 et 18 se trouvaient à l’emplacement de l’épicerie Metro sur la rue Metcalfe, elles ont été démolies pour sa construction. La maison numéro 11 semble plus grosse sur la photo ancienne qu’en réalité, une illusion d’optique.
À la place de la maison numéro 19 il y a un terrain vacant, la 25 est bien conservée mais la 21 semble avoir aussi disparu; ces 3 maisons ont été construites dans le même style architectural. Mais le plan n’est peut-être pas tout à fait exact; la maison située au 3334 3e Avenue ressemble beaucoup au bâtiment numéro 19 localisé de l’autre côté de la 3e Avenue sur le plan.
Le bâtiment numéro 23 semble avoir disparu. La maison numéro 26 pourrait être le presbytère anglican construit en 1836 et qui a été détruit par un incendie en 2024, il est localisé à peu près à son emplacement. Pourtant la photo fournie par la municipalité de Rawdon ne correspond pas exactement (emplacement des cheminées) même si elle est très semblable.
Le bâtiment numéro 24 semble être le presbytère anglican construit en 1914 que l’on aperçoit à peine du chemin. Dans l’historique qu’il a rédigé à propos de ces presbytères Daniel Parkinson rapporte que le premier a été déplacé lors de la construction du deuxième.
La maison numéro 28 est le local du Centre d’Interprétation Multiethnique de Rawdon qui en prend bien soin.
À la fin du répertoire un chapitre regroupe des bâtiments commerciaux sans les situer sur un plan. D’après son code numérique celui-ci est à Rawdon et on voit que comme le numéro 32 une grange ou écurie est adossée au bâtiment commercial.
Les autres bâtiments du village de Rawdon ont bizarrement été répertoriés dans la deuxième partie du document avec les éléments architecturaux isolés. Les bâtiments de la rue Queen au centre du village sont numérotés de 25 à 55, soit 30 autres bâtiments.
Sur la 4ème avenue l’image numéro 28 montre une maison et une église qui n’ont pas changé. L’église construite vers 1895 par la communauté méthodiste est aujourd’hui une église russe orthodoxe.
La biscuiterie numéro 33 qui était en face du jardin Delorme semble avoir été démolie. On voit que la partie de droite était une boutique de fruits et légumes Delorme. De nombreux bâtiments ont disparu à la suite d’incendies.
Je n’ai pas pu retrouver le restaurant Roger numéro 37, la maison numéro 38 et sa voisine de gauche n’ont pas changé. À l’emplacement de la maison 39 il y a une grande pelouse faisant partie de l’école, la 40 et la 42 ont disparu.
Le bâtiment numéro 41 est localisé du côté ouest de la rue à côté de l’église sur le plan, là où se trouvait le collège des Clercs de St-Viateur mais l’image semble plutôt illustrer le couvent des Soeurs de Ste-Anne situé de l’autre côté de la rue détruit par un incendie.
Les images du logiciel Google ne sont pas mises à jour très souvent, celle-ci montre le terrain à la suite de l’incendie. Un nouveau gros bâtiment moderne a été construit depuis à cet emplacement.
La maison numéro 42 a aussi été placée du mauvais côté de la rue sur le plan.
L’épicerie numéro 43 était au coin de la 7ème rue à l’emplacement du magasin de chaussures actuel; le bâtiment a été modernisé.
De nombreux autres bâtiments anciens de la rue Queen auraient pu être répertoriés, d’autres semblent avoir disparu ou alors le plan ne les a pas bien situés.
La classification des informations sur les bâtiments de Rawdon est très bizarre, avant le répertoire des bâtiments de la rue Queen il y a 25 bâtiments localisés en-dehors du village dans la partie Est du canton.
Les maisons numéros 11 à 24 sont situées sur le chemin Kildare où se trouvaient les riches terres agricoles de Rawdon.
Les maisons du Village Canadiana situé au nord de Rawdon ont été considérées comme des éléments architecturaux dignes de mention. La plupart de ces bâtiments ont été bien conservés et il s’en est peut-être ajouté quelques uns depuis 1981.
Une dernière carte localise les bâtiment patrimoniaux de la partie Ouest de Rawdon.
Sur le chemin montant au lac Gratten les bâtiments 59 à 61 ont été répertoriés. Il y aurait donc eu une chapelle à cet emplacement en 1981 mais je n’ai trouvé aucune information s’y rapportant. Le numéro 60 semble être l’atelier de poterie qu’on ne peut pas voir du chemin et le 59 a disparu.
En agrandissant le plan on voit que la rue Masson traversait la rivière Ouareau au niveau du barrage électrique. Le bâtiment numéro 63 semble avoir disparu, il se trouvait à côté d’un ovale, peut-être un champ de course. La photo du bâtiment numéro 57 montre une maison en pleine campagne alors que le plan le situe au centre-ville.
Chertsey
Le village de Saint-Théodore de Chertsey a ét fondé après celui de Rawdon. Le territoire montagneux était plus pauvre et ses habitants moins riches, il y a peu de bâtiments recensés.
La plupart des maisons du village répertoriées se trouvent sur la rue de l’Église en commençant par la boucherie située au coin de la route 125. La maison numéro 2 située en face a été démolie il y a quelques années.

Un peu plus loin une belle maison à l’architecture typique, il y en a plusieurs autres semblables sur la rue.

Le bâtiment numéro 3 situé sur la rue Principale était l’ancienne forge du village, la vue Google Street montre une maison abandonnée qui va tomber en ruines.
Sur cette vue de la rue de l’Église en 1903 on voit la bâtiment numéro 1 à gauche et ;e numéro 2 à droite.
En 2018 j’avais photographié le bâtiment numéro 13 qui était l’ancienne école de Chertsey avant qu’il soit démoli. Le plan le situe au pont du Gouvernement mais il était sur la rue de l’Église.

Saint-Calixte
27 bâtiments ont été répertoriés à Saint-Calixte, un agrandissement du plan montre les 18 situés dans le village.
Les maisons numéros 1 à 4 sont très bien entretenues, la numéro 5 (pharmacie Denault) a disparu
La maison numéro 10 a été transformée en restaurant, la 11 située en face a sans doute été démolie; la maison 12 semble avoir été agrandie et modernisée.
Entrelacs
Dans le village d’Entrelacs seulement 8 bâtiments ont été répertoriés dont l’église et le presbytère.
Notre-Dame de la Merci
9 autres bâtiments ont été répertoriés à Notre-Dame-de-la-Merci et plusieurs semblent avoir disparu.
Saint-Donat
Les 18 bâtiments de Saint-Donat sont situés le long la route 125 et dans le centre du village; je n’ai pas pu en retrouver aucun avec certitude.
Finalement 4 bâtiments ont été répertoriés à Val-des-Lacs, un village situé au nord-ouest du comté de Montcalm vers le Lac Supérieur des Laurentides.
Volumétrie
Le chapitre consacré à la volumétrie étudie la forme des toitures des bâtiments en établissant des tableaux statistiques: toits à deux versants sans galerie, sans larmier, avec larmier droit, avec larmier incurvé, toiture pavillon, toiture terrasse, toiture mansardée. À Chertsey et Saint-Donat plus de 1 bâtiment sur 3 a une toiture mansardée.
Ces statisiques sont illustrées de nouvelles photos des bâtiments, l’échantillonnage des toitures mansardées montre 21 bâtiments.
Composantes architectoniques, matériaux et techniques, revêtements
D’autres aspects de l’architecture des bâtiments ont été échantillonnés avec des illustrations abondantes.











































































































































































































































