En 1927 la ville de Joliette a accueilli la première semaine missionnaire organisée au Canada. La puissance du clergé québécois était à son apogée, le Québec n’était plus une terre de missions mais de missionnaires: les anciens coureurs des bois parcouraient le monde pour évangéliser les païens.
Histoire de Lanaudière
Liste des articles traitant de l’histoire de la région de Lanaudière
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Barthélémy Joliette a fondé le village de l’Industrie en bâtissant des moulins sur la rivière L’Assomption en 1824. Joliette est devenu un centre régional industriel très actif qui a profité à toute la région du nord de Lanaudière.
Les Indiens Wolastoqiyik de Rawdon et Chertsey
En 1840 un groupe d’Indiens a déposé une première pétition pour obtenir du gouvernement des terres dans les Townships de Rawdon et Chertsey. La liste de ces Indiens et leurs pétitions répétées ont été conservées aux Archives du Canada. C’était un groupe de Wolastoqiyik de la rivière St-Jean au Nouveau-Brunswick qui s’était d’abord installés à St-Joseph de Maskinongé vers 1820. Ils sont mieux connus au Québec sous le nom de Malécites ou Etchemins.
Le recensement du comté de Joliette en 1861
Avant que le Village d’Industrie ne devienne la Ville de Joliette en 1864 un comté avait déjà été nommé en l’honneur de Barthélémy Joliette. Le district du comté de Joliette du recensement canadien de 1861 comprenait la paroisse St-Charles-Borromée, le collège Joliette, le couvent Joliette et les villages avoisinants. Il comprenait aussi le sous-district de Joliette où il n’y avait que des chantiers de bois. C’est un peu mélangeant et j’ai mis du temps à m’y retrouver.
Edward et Charles Edward Scallon marchands de bois
Edward Scallon a été le principal marchand de bois sur le bassin de la rivière L’Assomption pendant 20 ans jusqu’à sa mort en 1864. En 1858 Charles-Edward Scallon est arrivé au village d’Industrie, il était aussi commerçant de bois et il a aussi rédigé des centaines de contrats notariés. Je n’ai d’abord pas remarqué que c’était un autre, puis je me suis demandé quel était leur lien de parenté. C’est dans le testament d’Edward que j’ai trouvé la réponse, ils étaient cousins.
La succession de Barthélémy Joliette
Barthélémy Joliette administrait la seigneurie de Lavaltrie à sa façon et en 1850 quand il est décédé sa succession a hérité d’une situation très complexe. Une partie des biens seigneuriaux était en propriété indivis et ils avaient servi de caution pour la construction du train. De son vivant personne n’osait l’affronter, sa veuve Charlotte Tarrieu Taillant DeLanaudière a dû rendre les comptes à sa place.
Plan d’une maison de L’Industrie en 1852
François Benjamin Godin a été un avocat célèbre de Joliette. En 1852 il a été un des premiers à faire construire une maison sur les lots de la terre de l’église que les époux Joliette avaient donnée à la paroisse en 1850. Le plan de cette maison de 2 logements locatifs a été conservé dans le greffe du notaire du village de L’Industrie.
La construction du marché Bonsecours de L’Industrie
En 1851 les commerçants de L’Industrie ont formé un syndic pour la construction d’un nouveau marché. Le premier marché construit en 1837 se trouvait près du moulin dans un lieu souvent inondé, il fallait le déménager. Les syndics se sont mis d’accord et ont choisi un nouveau site. Mais le curé Manseau avait d’autres intérêts, il a réussi à faire construire un autre marché sur la terre qu’il venait de recevoir en donation. La municipalité de Berthier N°2 a dû régler la chicane.
Les donations des époux Joliette en 1850
Barthélémy Joliette avait épousé Charlotte Tarrieux Taillant De Lanaudière seigneuresse de Lavaltrie et ils ont fondé le village d’Industrie. En janvier 1850 quelques mois avant le décès de Barthélémy ils ont fait donation à la Paroisse et aux Clercs de St-Viateur de l’église et du Collège qu’ils avaient fait construire sur leurs terres. Ces dons comprenaient de grands lots de terres adjacentes pour permettre leur développement.
Joliette, Loedel & Scallon marchands de bois
Le village d’Industrie a été fondé pour exploiter les forêts de pin du nord de la seigneurie de Lavaltrie. Dans une brochure publiée pour son bicentenaire la Ville de Joliette écrit que Barthélémy Joliette, Peter-Charles Loedel et Edward Scallon se sont associés pour faire le commerce du bois vers 1837. Selon les contrats notariés conclus au village d’Industrie leur collaboration aurait commencé en 1839, Edouard Scallen étant le procureur de Joliette et Loedel à Québec.
Les deux manoirs du village d’Industrie en 1826
Le village d’Industrie venait tout juste de naître autour du moulin construit par les seigneurs de Lavaltrie en 1823. Pour montrer à tous que leur projet était sérieux et durable Barthélémy Joliette et Peter-Charles Loedel ont décidé de se faire construire chacun un manoir au bord de la rivière L’Assomption au milieu des cabanes de leurs bûcherons.
Le phare de Lavaltrie et la Maison de la Trinité
Le secteur du phare de Lavaltrie a été établi en 1831, ce qui en ferait l’un des plus anciens sites d’aide à la navigation sur le fleuve en amont de Québec. Toutefois, on ne sait presque rien sur l’histoire du secteur avant le phare actuel, érigé pour marquer une partie du chenal navigable entre Montréal et Sorel.
Les sucreries de Ste-Béatrix et St-Jean-de-Matha en 1835
Pendant l’hiver 1834 William Berczy a signé plus de 100 contrats notariés pour louer des sucreries à des cultivateurs habitant pour la plupart à Ste-Élisabeth. Le haut des seigneuries de Dailleboult et de Ramzay n’étaient pas encore peuplés, en attendant de les concéder à des censitaires les co-seigneurs avaient recensé tous les érables à sucre présents sur leur territoire et ils les louaient. C’est aujourd’hui le territoire de Ste-Béatrix et St-Jean-de-Matha.
Les cageux et les forêts de pin de Lanaudière
À partir de 1800 le Canada a exporté ses forêts de bois de pin vers l’Europe. Les arbres étaient sciés et transportés au moulin pour être transformés en pièces de charpente, mâts, madriers et planches. Les cageux ou raftmen faisaient ensuite descendre ces pièces sur des cages assemblées en radeaux par les rivières jusqu’au fleuve pour rejoindre le port de Québec sans les endommager.