Vers 1860 le taux d’alphabétisation de la population québécoise était d’environ 50% et il était plus faible à la campagne qu’en ville. La librairie Delisle a été la première à Joliette à vendre des livres dans une boutique spécialisée en 1870. Mais la demande pour la littérature était encore insuffisante, les libraires devaient diversifier leur offre. En 1889 la librairie de MM. N. A. Guilbault & Cie vendait aussi du poisson frais ou en bocaux.
Histoire de Lanaudière
Liste des articles traitant de l’histoire de la région de Lanaudière
![]()
Barthélémy Joliette a fondé le village de l’Industrie en bâtissant des moulins sur la rivière L’Assomption en 1824. Joliette est devenu un centre régional industriel très actif qui a profité à toute la région du nord de Lanaudière.
Le BON journal catholique de Joliette et les juifs
Après la crise de 1929 l’Église Catholique a mené une campagne de renouveau moral en utilisant les outils de la modernité qu’elle dénonçait, la presse. À Joliette c’est le journal L’Action Populaire appartenant à l’Évêché qui a été enrôlé pour mener la croisade (et ses dérives). Quand on veut purifier les mœurs il faut trouver des coupables. À Joliette il y avait quelques juifs: ils ont dû déguerpir.
Péningue et le rang Saint-Gerlot
C’est le refrain d’une chanson politique du Joliette d’autrefois. Pour gagner les élections il fallait parcourir la campagne et convaincre le rang de St-Albert, Beurdochettes, Péningue et Saint-Gerlot. Le chemin de Péningue se trouvait au nord de Joliette, c’est aujourd’hui la rue de la Visitation. Le rang St-Gerlot ou St-Grelot s’appelait le chemin Vessot aujourd’hui Base-de-Roc.
Serge Joyal et la Maison Antoine-Lacombe
La Maison Antoine-Lacombe à St-Charles-Borromée a été construite en 1847. Cette maison de pierre a été sauvegardée par Serge Joyal un jeune étudiant de 20 ans qui l’a fait classer monument historique en 1968. En 2020 à 75 ans S. Joyal a pris sa retraite obligatoire de sénateur mais il se bat toujours pour la sauvegarde du patrimoine.
Les 14 moulins de St-Félix en 1871
En 1871 il y avait 14 moulins recensés à St-Félix-de-Valois et seulement 5 à Joliette. Tous ces moulins se trouvaient sur la rivière Bayonne et ses affluents, la rivière Berthier et la Grande Coulée, la rivière L’Assomption passe à côté du village de St-Félix mais n’en fait pas partie. Le plus ancien moulin daterait d’avant 1811.
Les chaufourniers de Saint-Thomas
Jacqueline Plante Harnois a publié Histoire de Saint-Thomas 1837-1987 pour le 150ème anniversaire de la paroisse. Elle y raconte, entre autres, l’histoire de ses chaufourniers. Les fabricants de chaux de St-Thomas étaient connus dans toute la région pour la qualité de leur produit fait à partir des pierres calcaires affleurant au nord de son territoire, là où se trouve aujourd’hui une grosse usine de ciment.
Historique des moulins de Joliette et sa région
Depuis 1770 de nombreux moulins ont été construits sur la rivière L’Assomption et ses affluents. Sans ces moulins Joliette serait resté un village agricole. Leur histoire a été en partie racontée mais en cherchant dans les journaux anciens et les archives des notaires on trouve des détails et des anecdotes permettant de compléter ou corriger …
La débâcle de la rivière L’Assomption en 1885
Au printemps 1885 la débâcle de la rivière L’Assomption a détruit presque toutes les installations situées sur ses rives en passant à Joliette. Les dommages ont été considérables, 5 ponts ont été emportés et tous les moulins ont été endommagés, une partie de la ville a été inondée. Le récit des journaux permet de documenter les moulins en activité à Joliette en 1885.
Les deux barrages sur la rivière L’Assomption à Joliette
La promenade longeant la rivière L’Assomption au centre-ville de Joliette passe devant deux barrages. Avant 1823 et la construction des moulins du village de l’Industrie c’était une suite de cascades naturelles dans des rapides qui devaient être très spectaculaires. La rivière a été domptée mais il a fallu reconstruire les barrages plusieurs fois.
Charles Lévesque, poète maudit de Sainte-Mélanie
Charles-François Lévesque a été un poète romantique typique de son époque. Son épouse adorée est morte 11 mois après son mariage en donnant naissance à leur fille. Il s’est alors réfugié à Sainte-Mélanie où vivait sa mère, seigneuresse d’une partie d’Ailleboust. Pour se consoler il a écrit des poèmes puis il se serait suicidé dans la forêt de Sainte-Mélanie en 1859.
Les seigneuries de Ramezay et D’Ailleboust vers 1855
La BANQ a dans ses collections deux cartes des seigneuries de Ramezay et D’Ailleboust, la date indiquée dans les informations est vers 1855. À la même époque le cadastre des censitaires de ces seigneuries a été fait pour le calcul de l’indemnité revenant aux seigneurs lors de l’abolition du régime seigneurial ce qui permet de connaître les noms des propriétaires.
Sainte-Mélanie: le manoir Panet sauvegardé ?
La sauvegarde du patrimoine dépend avant tout de l’implication des citoyens, les administrations s’en préoccupent peu. Le manoir Panet de Sainte-Mélanie construit vers 1800-1811 a une riche histoire à raconter. Un comité de citoyens de Sainte-Mélanie a fondé la Société du patrimoine de la seigneurie d’Ailleboust pour acheter le manoir et lui redonner son cachet d’autrefois. Malheureusement sa documentation de l’histoire du manoir est sensationnelle mais inexacte.
Les deux moulins de Saint-Paul
En juillet j’avais fait une recherche sur le Vieux Moulin de Saint-Paul. Je suis retourné plusieurs fois revoir le site cet été, c’est une belle promenade à faire par la piste cyclable en longeant la rivière L’Assomption. J’ai lu qu’il y aurait eu un moulin à scie à cet emplacement avant le moulin à farine des seigneurs de Lavaltrie. J’ai été photographier les traces de ces deux moulins construits à partir de 1770.