Le secteur du phare de Lavaltrie a été établi en 1831, ce qui en ferait l’un des plus anciens sites d’aide à la navigation sur le fleuve en amont de Québec. Toutefois, on ne sait presque rien sur l’histoire du secteur avant le phare actuel, érigé pour marquer une partie du chenal navigable entre Montréal et Sorel.
Histoire
Liste de tous les articles traitant d’histoire:
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L’histoire m’a toujours intéressé et c’est le principal sujet de ce site. L’histoire régionale est maintenant mieux documentée, les archives sont facilement accessibles; il y a encore de nombreuses découvertes à faire.
Les sucreries de Ste-Béatrix et St-Jean-de-Matha en 1835
Pendant l’hiver 1834 William Berczy a signé plus de 100 contrats notariés pour louer des sucreries à des cultivateurs habitant pour la plupart à Ste-Élisabeth. Le haut des seigneuries de Dailleboult et de Ramzay n’étaient pas encore peuplés, en attendant de les concéder à des censitaires les co-seigneurs avaient recensé tous les érables à sucre présents sur leur territoire et ils les louaient. C’est aujourd’hui le territoire de Ste-Béatrix et St-Jean-de-Matha.
Les cageux et les forêts de pin de Lanaudière
À partir de 1800 le Canada a exporté ses forêts de bois de pin vers l’Europe. Les arbres étaient sciés et transportés au moulin pour être transformés en pièces de charpente, mâts, madriers et planches. Les cageux ou raftmen faisaient ensuite descendre ces pièces sur des cages assemblées en radeaux par les rivières jusqu’au fleuve pour rejoindre le port de Québec sans les endommager.
Les premiers moulins de Saint-Liguori (1811-1845)
J’avais commencé à documenter les moulins construits sur la rivière Ouareau et le commerce du bois. Il me manquait des éléments, je le savais, j’ai reçu de nouvelles informations et de l’aide pour les interpréter. Voici une longue liste de documents trouvés dans les greffes des notaires qui apportent des informations très détaillées.
Le Cabastran, la boîte à chansons de Joliette
Le Cabastran a été la première boîte à chansons de Joliette en 1963. Son local était une grange du rang Base-de-Roc au bord de la rivière l’Assomption. Félix Leclerc, Gilles Vigneault, Claude Léveillée, Pauline Julien, Clémence Desrochers et beaucoup d’autres artistes y ont présenté des spectacles. Il a changé de nom en 1967 pour s’appeler Le Tournesol et a fermé à la fin de la saison 1968.
Les pylônes de la commémoration du centenaire de Joliette
La ville de Joliette aime beaucoup commémorer son histoire. En 1923 elle a fêté le centenaire de sa fondation, puis en 1964 elle a encore fêté son centenaire, celui de son incorporation. En 1973 elle a oublié de fêter le 150ème de sa fondation, mais pas en 2014 pour le 150ème de l’incorporation. En 2023 elle célèbre le 200ème de sa fondation et le maire a promis une programmation qui passera à l’histoire. Les commémorations de 1964 ont été les plus grandioses jamais organisées.
Les 2 ponts-couverts de Joliette (1871-1885)
À Joliette deux ponts-couverts ont été construits en 1871 sur la rivière L’Assomption; en 1885 la crue de printemps les a détruits tous les deux. Une illustration décrivant Joliette vue à vol d’oiseau en 1881 montre ces deux ponts-couverts. Les devis des travaux des deux ponts ont été notariés et les contrats ont été numérisés par les Archives Nationales du Québec.
Nominingue, apogée et déclin: 1907-1916
En 1906 Nominingue avait atteint l’apogée de son activité économique. Depuis 1904 le Train du Nord y avait son terminus et c’était le point d’accès et de ravitaillement pour les chantiers de bois. La cour de justice, l’évêché, les bureaux administratifs régionaux devaient bientôt y être établis et la prospérité en découler. Cette effervescence ne va durer que quelques années, en 1909 la ligne de train a été prolongée jusqu’à Mont-Laurier et le déclin a aussitôt commencé.
Les pionniers du lac Nominingue, troisième acte (1900-1906)
L’histoire des pionniers du lac Nominingue et de la fondation du village est tellement bien documentée dans la presse que je trouve beaucoup d’informations. Le prolongement de la ligne de chemin de fer de Labelle à Nominingue va faire naître beaucoup d’activités et rêver de projets qui ne se réaliseront pas tous. Le conflit grandissant entre les colons et les compagnies forestières exploitant le bois de pulpe occasionnait de plus en plus de protestations et a obligé le gouvernement à (essayer de) mieux légiférer.
Les pionniers du lac Nominingue, deuxième acte (1890-1899)
Durant les années 1880 le curé Labelle s’était servi des journaux pour promouvoir la colonisation du nord afin d’y établir des agriculteurs. Des centaines de milliers de familles pourraient s’établir sur ces terres immenses et inoccupées pour y vivre prospères et heureuses. Au cours des années 1890 les pionniers du lac Nominingue vont constater que le climat n’y est pas aussi doux que prévu pour la pratique de l’agriculture et que sans chemins carossables il n’y a pas de progrès possible.
Les pionniers du lac Nominingue, premier acte (1879-1889)
Nominingue a été le symbole de la colonisation des Hautes-Laurentides. Le curé Labelle a mené une campagne de propagande très moderne pour vanter cette région fertile où le climat est presque aussi doux qu’à Montréal et inciter des familles à venir s’y établir. Le drame Les pionniers du lac Nominingue ou les avantages de la colonisation joué en 1881 à Ste-Thérèse en est un exemple. Pour sa propagande il s’est servi de la presse qui a rapporté la fondation de Nominingue en détail, ce qui permet de retrouver son histoire dans les archives de la BANQ. Le premier acte de ce drame est la période 1879-1889.
Immigration building Nominingue 1907
En 1907 le gouvernement fédéral a fait construire un bâtiment à Nominingue pour accueillir les immigrants venus coloniser les cantons du nord des Laurentides. Nominingue était alors le terminus du P’tit Train du Nord, les familles y étaient logées en attendant de trouver une terre. C’est en consultant les archives du Canada que j’ai trouvé cette information. Je connais un peu l’histoire de Nominingue mais je n’en avais jamais entendu parler.
Les fourneaux à chaux de Joliette (commémoration)
La ville de Joliette commémore le 200e anniversaire de la fondation du village d’Industrie en 1823. J’avais offert de participer bénévolement à l’organisation de ces commémorations mais le comité ne m’a pas invité. J’ai donc essayé d’apporter ma contribution en complétant l’information d’un des panneaux de l’exposition présentée au parc Louis Querbes racontant l’histoire des fourneaux à chaux de Joliette.