Fais de ta vie un rêve

« Fais de ta vie un rêve et d’un rêve, une réalité »

C’est une citation de Saint-Exupéry affichée dans la Belle Église de Chertsey. En 2015 le maire Surprenant et son conseil avaient invité la population de Chertsey à participer à l’élaboration d’une politique culturelle et pendant plusieurs mois des ateliers et des activités ont eu lieu aboutissant à l’adoption de la Politique Culturelle 2015. La vidéo « Chersey: une nature de culture! » témoigne des souhaits alors exprimés par les chertsois(es).

Chersey: une nature de culture!

J’ai beaucoup de mal à comprendre pourquoi Cinécole et la municipalité de Chertsey ont préféré donner ce document à YouTube (Google) plutôt que de conserver leurs droits d’auteur en l’hébergeant sur le site de la municipalité par exemple. Normalement j’évite d’utiliser les services comme Facebook ou YouTube mais là j’en profite.

En visionnant cette vidéo on peut constater que beaucoup d’énergie avait alors été mise à consulter les citoyens et à élaborer avec eux une politique culturelle encore inexistante.

Du rêve à la réalité

J’avais critiqué cette politique culturelle adoptée en 2015 mais c’était pour tenter de l’améliorer; au moins il y avait une politique et une certaine volonté des élus de la réaliser. À mon avis consacrer la Belle Église au rêve de Saint-Exupéry était une mauvaise idée: on a beau faire de sa vie un rêve, le rêve ne se réalise pas magiquement.

Et la réalité on peut la constater en 2019, les souhaits sont loin d’avoir été réalisés.

Dans la vidéo les gens sont unanimes à souhaiter que la Belle Église devienne un lieu de rencontre et d’échange, centre de la vie culturelle des citoyen(nes) de Chertsey; une personne insiste même pour qu’elle ne devienne pas une « Place des Arts ». Mon rêve ce n’est pas d’avoir Céline Dion à Chertsey, c’est de voir les très nombreux artistes vivant à Chertsey animer la Belle Église avec la participation des citoyen(nes).

La Belle Église de Chertsey
La Belle Église de Chertsey: photo Facebook

Commencer par le commencement

La principale critique que j’avais faite de la politique culturelle 2015 était son côté rêveur plein de bonnes intentions mais sans racines. Quand tout un village participe à l’élaboration de sa politique culturelle et produit un document où les dates de fondation de ce village sont fausses c’est qu’il y a un sérieux problème. Tout le monde a réfléchi à la Belle Église et à son avenir mais personne ne s’est intéressé à son passé.

La politique culturelle de Chertsey
Politique culturelle 2015

La Culture ce n’est pas quelque chose qu’un conseil municipal peut créer en y consacrant un budget. C’est une attitude de toute une population, qui se construit peu à peu en commençant par le commencement: savoir d’où on vient.

Si on ignore l’histoire on recommence toujours les mêmes erreurs sans même s’en rendre compte. Pendant 4 ans avec le maire Surprenant nous avons rêvé à la Culture, à Chertsey ville durable qui protège sa Nature. Et puis un nouveau conseil a été élu et le rêve s’est évanoui. La Belle Église se transforme en « Place des Arts » sans que personne n’ait rien à dire ni que personne ne proteste, comme si il n’y avait jamais eu de consultation ni de politique adoptée. Notre conseil s’était mis à rêver de Chertsey paradis du VTT et il a fait comme si il n’y avait jamais eu aucune politique environnementale en vigueur à Chertsey (ça n’a pas mieux fonctionné que le reste et le rêve s’est transformé en cauchemar).

À force de toujours rêver on ne réalise jamais rien.

Capteur de rêve
Capteur de rêves

Le capteur de rêves

La municipalité a annoncé dans le Communicateur de juillet « l’achat de l’œuvre artistique de Mme Manon Sabourin, intitulée «La culture c’est dans notre nature», une sculpture érigée sur le terrain avant de l’église depuis 2 ans. Elle fait maintenant partie du paysage urbain et confirme la nouvelle mission culturelle de La Belle Église ».

Le mammouth de la forêt Ouareau

Je tiens à rappeler qu’en 2017 nous avons subventionné ($7.000) une création artistique dans la Forêt Ouareau dont personne ne parle plus jamais: Notre mammouth abandonné dans la Forêt Ouareau

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