La ville de Saint-Charles-Borromée comprenait autrefois tout le territoire agricole entourant Joliette. St-Charles-Borromée ne comprend plus aujourd’hui que la partie située au nord et à l’ouest de la rivière de l’Assomption. Il y a eu 2 sites sur la rivière où des moulins ont été construits. Leur histoire était mal documentée, j’ai fait une synthèse de la documentation que j’avais rassemblée sur les moulins de la région de Joliette pour la raconter.

Un plan dessiné par l’arpenteur James Dignan en 1853 montre les 2 sites où ces moulins ont été construits sur la rivière de l’Assomption. Le premier est situé à la limite des 2ème et 3ème rangs du canton de Kildare (le rang double aujourd’hui) sur les îles colorées en jaune; le second entre les 1er et 2ème rangs (vers la maison Antoine-Lacombe) sur les îles colorées en rouge. L’autre rive de la rivière appartenait à la seigneurie de Lanauraie. Les boucles de la rivière marquées D et E étaient réclamées par les seigneurs de Daillebout (Ste-Mélanie).
Les îles colorées en jaune avaient été octroyées quelques années auparavant à Joseph Lefebvre par le département des Terres de la Couronne. Les îles colorées en rouge étaient occupées par Mr. Edward Scallon.
Les moulins de Joseph Lefebvre
Joseph Lefebre ou Lefebvre était un menuisier de Berthier qui semble avoir été spécialisé dans la contruction de mécanismes de moulins. Le 3 juin 1815 il avait conclu un marché avec Joseph Bonnin maître-meunier pour faire dans le moulin à farine de James Cuthbert à St-Cuthbert une grande roue de 12 pieds et 8 pouces, un rouet, l’arbre avec 2 tourions et de les ferrer.
En 1838 une série d’actes notariés montre que Joseph Lefebvre avait construit un moulin sur la rivière de l’Assomption dans le 3ème rang de Kildare sur les îles colorées en jaune du premier plan.
Le 13 juillet 1838 Joseph Lefebvre a conclu un marché pour la construction de 2 ponts sur 2 chenaux de la rivière de l’Assomption pour aller sur une île appartenant à Ross Cuthbert, seigneur de Lanauraie. Le 16 juillet François Wagneur lui a vendu le terrain pour faire un chemin de 20 pieds de large dans le 3ème rang de Kildare et le 6 août Jean Baptiste Vallé s’est engagé à construire le pontage des 2 ponts.
Joseph Lefebvre avait déjà bâti son moulin à cet emplacement puisque en mars 1839 il était mentionné dans un contrat. Elie Olivier et Ross Cuthbert représenté par son épouse Emily Rush et son fils James Cuthbert junior ses curateurs ont conclu un marché pour la construction d’un moulin à farine sur la rivière de l’Assomption dans la seigneurie de Lanoraie selon le devis annexé: le moulin sera construit vis à vis de celui de Joseph Lefevre, de 36 pieds sur 40 à 2 étages avec 2 paires de moulanges de pierre de France…
Le 29 décembre 1841 Augustin Gravelle et André Marion ont conclu un marché avec Benoni Énouille(?) dit Lanoix, tous de St-Ambroise, pour leur livrer 16 billots de pin au moulin de Mr. Lefebvre sur la rivière l’Assomption.
Le 12 avril 1843 John McGowan, lumberman s’est engagé à livrer à Québec aux marchands de bois Edward Ryan de Québec et Thomas Ryan de Dublin toute la production de planches et de madriers du moulin à scie Lefebvre; Edward Scallon s’est porté garant conjointement avec J. McGowan. Il y avait 1.300 billots de pin marqués E. S. au moulin Lefebvre.
Edouard Scallon autorise le dit John McGowan de contracter avec le dit Joseph Lefebvre pour faire scier les billots et d’employer des chartiers pour faire transporter les madriers à la partie navigable de la rivière de l’Assomption et même les envoyer à Québec… Les madriers étaient transportés en charrette jusqu’au confluent avec la rivière Ouareau pour être mis sur des barges ou en cages pour qu’ils ne soient pas endommagés par l’eau.
Le 16 août 1843 Emily Rush épouse de Ross Cuthbert et sa procuratrice pour la gestion de la seigneurie de Lanoraie a cédé à Joseph Lefebvre bourgeois de Berthier un terrain au nord-est de la rivière de l’Assomption de la concession Ste-Rosalie tenant au chemin conduisant au pont connu comme «Pont de la Victoire» avec une écurie, chaussée de moulin et canal bâtis sur le terrain et le droit d’y construire un moulin à scie et les dépendances nécessaires, chaussée, canal et conduit d’eau; droit cédé pour 30 livres de rente annuelle. Joseph Lefebvre est décédé en 1844 après avoir acquis une fortune par son travail.
Le moulin des seigneurs Cuthbert n’a peut-être pas été construit ou alors Joseph Lefebvre l’a racheté. En 1853 sa veuve Geneviève Lavallée était seule propriétaire des îles et des moulins. Flavien et Plutarque Lavallée étaient constructeurs et propriétaires de moulins à Berthier, je n’ai pas pu établir leur lien de parenté avec Geneviève.
Le 31 mars 1853 Edward Scallon a signifié une sommation et protêt à Geneviève Lavallée veuve de Joseph Lefebre car elle lui avait offert en janvier de lui vendre tous ses moulins, pouvoirs d’eau, terrains, îles et ponts appelés moulins de Lefevre pour 1.500 livres. Le 25 février elle lui aurait vendu verbalement un moulin à farine, un autre à avoine, une maison en bois à 2 étages avec les chaussées sur une île, une autre île, une terre avec un moulin à scie, les ponts, etc. mais elle a refusé de conclure la vente.
La Société en Commandite de la Manufacture Canadienne
Le 8 juillet 1853 Léandre Fréchette commerçant de la paroisse St-Charles-Borromée a loué à la veuve Lefebre pour 7 ans un lopin de terre de 2 arpents dans la paroisse Ste-Elizabeth à l’endroit communément appelé les moulins Lefebvre sur la rive nord de la rivière de l’Assomption avec une bâtisse, les quais, l’étang, une partie de la digue jusqu’à l’île qui se trouve au milieu de la rivière, le droit de prendre toute l’eau nécessaire pour faire mouvoir la manufacture qu’il se propose d’établir pourvu qu’il ne nuise pas aux moulins de la dame Lefebvre situés au même lieu.
Le 15 juillet 1853 Léandre Fréchette marchand de L’Industrie a fondé la Société en Commandite de la Manufacture Canadienne de la Paroisse de St-Charles-Borromée.
Dans la liste des actionnaires de la société on trouve Charles Barthelemy Gaspard DeLanaudière et Antoine Toussaint Voyer, seigneurs de Lavaltrie, Isaie Nazaire Melançon avocat et des marchands de Québec. Le but de la société était d’établir une manufacture de sceaux et aussi fabriquer des roues, faire des couchettes, tourner des pieds de table et scier du bois de proportions pour faire des portes, châssis et jalousies, laquelle manufacture devra être mûe par l’eau dans l’endroit communément appelé les moulins de Lefevre. 50 actions à 5 livres chacune ont été émises, Léandre Fréchette en a pris 35, les autres actionnaires 1 ou 2.
Le 20 février 1854 Léandre Fréchette est retourné chez le notaire pour modifier la société qui n’a sans doute pas fonctionné. Il a sous-loué à 2 autres industriels, Jean-Baptiste Leclaire et Joseph Alphonse Marsan dit Lapierre, un tiers chacun du terrain et un tiers du moulin à scie qui devait être construit. Il leur a aussi vendu chacun un tiers des chaufferies, mécanismes, mouvements, etc. de la manufacture et du moulin à scie. Finalement L. Fréchette a formé une nouvelle société avec Jean-Baptiste Leclaire.
Le 2 mai 1854 A. T. Voyer a revendu sa part de la Manufacture Canadienne à Léandre Fréchette qui s’était engagé à les racheter au même prix (5 livres), le 2 août Isaïe Nazaire Melançon a revendu ses 2 parts et Gaspard DeLanaudière aussi. Les autres actionnaires ont sans doute eux aussi revendu leurs parts. Je n’ai pas trouvé d’autre information sur la société fondée par Léandre Fréchette qui a sans doute été éphémère.
Les moulins de Lefebvre, les îles et les ponts de la Victoire sont précisément situés sur ce plan de la seigneurie de Lanoraie en 1857.

Les moulins d’Edward Scallon
Sur le même plan de 1857 en aval sur la rivière de l’Assomption il y avait un autre pont, les moulins d’Edward Scallon et ses 2 îles.
Edward Scallon avait commencé dans le commerce du bois avant 1837 sur la rivière Yamaska. Il est arrivé au village d’Industrie (Joliette) en 1839; il a travaillé pour Barthélémy Joliette et à son propre compte comme marchand de bois.
En 1845 il était devenu associé dans la société Joliette, Loedel & Scallon. Après le décès de Barthélémy Joliette il est devenu le principal marchand de bois sur la rivière de l’Assomption, il avait racheté la plupart des limites de coupes de bois.
Emily Rush épouse et curatrice des biens de Ross Cuthbert seigneur de Lanoraie est décédée en 1850. Le 17 novembre 1853 Edward Scallon a conclu un accord avec Georgiana et Mary Cuthbert ses filles pour pouvoir construire une chaussée sur la côte de la seigneurie de Lanoraie dans la rivière de l’Assomption et ce dans le même endroit où il aurait commencé à bâtir un moulin.
Un article de La Minerve du 20 février 1855 mentionne les nouveaux moulins pour convertir en farine le blé et l’avoine du village d’Entreprise. Les moulins à farine du Village d’Entreprise ont été construits avec le plus grand soin et sont tout à fait supérieurs dans leur genre. Il suffit pour s’en convaincre de savoir que le moulin à blé peut moudre 960 minots en 24h et le moulin à avoine 300 minots, n’offrant pas ainsi l’inconvénient de ces lenteurs et de ces retards que le cultivateur éprouve trop souvent dans les établissements semblables.
M. Scallon a jeté là dans un site charmant et avantageux, les fondements d’un village nouveau auquel il a donné le nom de Village d’Entreprise… L’on nous informe aussi que M. Scallon ne s’arrêtera pas là: sous peu de temps il fera construire des moulins en tous genres, moulins à scie, à foulons, etc., etc.
Le 3 février 1855 il a conclu un marché avec Pierre Nadeau père et André Parant pour la fourniture du bois du pont de L’Entreprise sur la rivière L’Assomption. Le marché pour sa construction a été conclu le 4 juin avec Michel Ladouceur.
En 1855 E. Scallon avait été le premier maire de la Corporation Municipale de la paroisse de Saint-Charles-Borromée. Le 19 mai 1855 Edward Scallon et Bernard-Henry Leprohon ont conclu un marché de vente de bois qui mentionne le moulin à scie de Scallon au village d’Entreprise et celui des seigneurs à L’Industrie géré par Leprohon. Ils étaient associés sous le nom de Scallon & Leprohon. Il avait donc déjà construit son moulin à scie.
Le 4 décembre 1857 Gaspard DeLanaudière, B.-H. Leprohon, la veuve Joliette et E. Scallon ont mis fin à leur association et les propriétés de la compagnie de commerce de bois qu’ils avaient fondée en 1852 après le décès de B. Joliette ont été mises en vente à l’encan au marché de L’Industrie. Edouard Scallon a racheté les 120 miles de limites de bois sur la rivière de l’Assomption et ses affluents et la ferme forestière située au nord de St-Côme.

Un article du 21 juillet 1858 a annoncé peu après que Mr. Edward Scallon avait vendu ses propriétés pour se retirer des affaires. Son moulin et ses limites de bois avaient été achetées par des américains, L. Flout, A. B. Hallowell, Bergeman et D. Peck, associés dans la compagnie Flout, Hallowell & Co. Il s’agissait de son moulin à scie du village de L’Entreprise.

Dans l’inventaire après décès de Edward Scallon le contrat conclu avec Benjamin D. Peck de Portland dans le Maine le 10 juillet 1858 a été recopié, il est rédigé en anglais. Pour la somme de $30.000 il avait vendu, entre autres, un moulin à scie situé sur la rivière de l’Assomption devant le 2ème rang de Kildare avec tous ses ustensiles, le droit d’utiliser le chemin pour se rendre au moulin et au boom avec 4 acres de terrain.
Le contrat de vente du moulin à scie spécifiait qu’il devait en retirer la machinerie du moulin à carder avant le 1er décembre. Pourtant le 13 avril 1858 E. Scallon a conclu un bail avec André Ducheny cardeur de St-Thomas pour la location de son moulin à carder et à fouler inclus dans un moulin à scie situé dans la paroisse St-Charles-Borromée sur la rivière L’Assomption. Il n’avait pas vendu aux américains ses autres moulins construits au village d’Entreprise. En décembre 1859 E. Scalon a publié une nouvelle annonce pour vendre son magnifique moulin à farine contenant 5 paires de moulanges françaises, une quille pour faire sécher l’avoine, une maison pour le meunier et une écurie ainsi que plusieurs autres emplacements.

Le 6 juillet 1859 Hilaire Asselin a vendu à Edward Scallon une lisière de terre située en la concession Ste-Rose de Ste-Élisabeth pour faire un chemin pour aller à son moulin. Le 9 juillet Edward Scallon a conclu un marché avec 4 cultivateurs de Ste-Élisabeth pour construire le chemin verbalisé par un réglement du conseil municipal de la paroisse de St-Charles-Borromée. Ce chemin menait au pont situé à côté de ses moulins à partir de Ste-Élisabeth.
Le 19 juin 1860 E. Scallon a vendu à Prosper Lavoie, meunier de Sorel, un terrain bâti d’un moulin à farine, un moulin à scie, un hangar, une maison et autres dépendances pour 2.000 livres. La vente excluait le moulin à scie qui avait déjà été vendu avec les limites de bois. Un plan est annexé au contrat qui montre le moulin à farine, le chemin du moulin et le pont sur la rivière de l’Assomption.

Dans le recensement de la paroisse Saint-Charles Borromée en 1861 le moulin à farine de Prosper Lavoie était évalué à $12.000.
Finalement le 5 mars 1861 Edward Scallon a vendu à Charles Chaput le 13ème lot du 2ème rang de Kildare moins une portion déjà vendue à son neveu Charles Edward Scallon et une autre à Benjamin Peck. Le moulin à farine appartenait à Prosper Lavoie et E. Scallon conservait un lopin de terre en aval du pont.
On voit sur le plan annexé au contrat que les moulins du village d’Entreprise étaient construits en face de la Pointe à Guilbault et pas sur les îles. Le moulin à scie et le moulin à carder étaient dans la même bâtisse, ils faisaient sans doute partie du moulin à farine mais ce n’est pas clair dans ces documents.
En 1863 Nathan B. Gibbs et Benjamin J. Burgess de Boston ont poursuivi Theophilus Cushing de Repentigny; le moulin à scie vendu par Edward Scallon à Kildare et les limites de bois sur les rivières de l’Assomption, Noire et Ducharme ont été mis en vente par le sheriff de Joliette.
Edward Scallon est décédé le 15 mars 1864 sur un chantier de bois; il avait continué à diriger des chantiers jusqu’à sa fin.
Le moulins de l’Entreprise après E. Scallon
Le 3 février 1862 Edward Scallon et son épouse Mathilde Ducondu avaient fait une importante donation à la Corporation Épiscopale Catholique Romaine de Montréal comprenant une somme de 833 livres dûe par Prosper Lavoie qui avait acheté le moulin à farine de L’Entreprise et une rente perpétuelle de 75 livres pour un capital de $5.000 aussi dû par Prosper Lavoie pour l’achat du moulin et garanti par plusieurs terrains. Comme P. Lavoie n’avait pas pu rembourser sa dette le moulin à farine a été saisi par le sheriff et est devenu la propriété de la Corporation Épiscopale en 1865.
Le 3 janvier 1865 Theophilus H. Cushing a déclaré que le 30 décembre 1864 à Boston il était parvenu à un accord avec Nathan B. Gibbs et Benjamin H. Burgess et qu’ils lui avaient cédé tous leurs droits sur la succession d’Edward Scallon, dont son moulin à scie de Kildare.
Le 11 janvier 1875 Francis Kelly agent de Cushing Brothers a vendu à Wiliam Copping commis marchand et William Burns scieur de Joliette un terrain avec une bâtisse en pierre servant de moulin à scie sur la rivière de l’Assomption dans le 2ème rang de Kildare avec le privilège du pouvoir d’eau, chaussée et 2 caisses (peers), le droit de se servir du chemin menant au moulin de l’Entreprise et un autre terrain attenant pour 800 piastres. William Copping s’est ensuite associé aux frères Francis et Andrew Kelly dans le commerce du bois.
Le 15 juillet 1881 Francis Kelly, Andrew Kelly et William Copping ont reconduit pour 7 ans leur association pour le commerce du bois commencée en 1876. Vers 1879 ils avaient racheté des limites de bois après la faillite de la compagnie Cushing et loué un 2ème moulin à scie à Joliette (moulin Flamand) en 1881.
Le 26 janvier 1875 la Corporation Episcopale Catholique Romaine de Montréal a fait donation aux Soeurs de l’Asile de la Providence de Montréal de nombreux terrains dans la ville de Joliette; elle leur a aussi donné le moulin à farine de l’Entreprise et le pont construit sur la rivière de l’Assomption avec des terrains attenant acquis lors d’une vente du sheriff le 1er décembre 1865.
Le livre de renvoi de St-Charles-Borromée en 1877 donne les noms du propriétaire des îles, Charles Chaput, et des terre situées dans la concession Ste-Julie. La Corporation Épiscopale possédaient les Nos 195 et 198.

L’autre côté de la rivière faisait partie du canton de Kildare à partir du rang de la Petite Noraye. Le No 299 était une partie du lot 12 du 2ème rang et appartenait à la Corporation Épiscopale comme le 301 et le 303 en allant vers le lot 13. William Copping possédait le No 302 faisant partie du lot 12. Charles Chaput avait le Nos 300 et Charles Chaput père le 308 partie des lots 12 et 13.

Antoine Lacombe avait la parcelle No 312 faisant partie des lots 11 et 12 du 2ème rang.

Les moulins Cornellier et Baby
Le 21 janvier 1858 Hyppolite Corneillier dit Grandchamps de St-Charles-Borromée a vendu aux frères Louis André Brien dit Desrochers de Rawdon et Joseph Brien dit Desrochers de Montréal un moulin à eau faisant le blé et l’avoine sur la rivière de l’Assomption avec les dépendances construites sur l’île Victoire; vend aussi un moulin à scie érigé sur la rive sud-ouest de la rivière vis à vis le moulin à farine sur le 13ème lot du 3ème rang de Kildare avec 2 ponts et un terrain dans Ste-Elisabeth. Il les a acquis le même jour de dame veuve Joseph Lefebvre.
Le 3 février 1866 C.-H. Panneton et Hyppolite Cornellier dit Grandchamps membre du parlement provincial ont formé une société avec dame Julie Artémise Taché épouse de Gaspard de Lanaudière pour exercer le commerce du bois sous le nom de Panneton & Cie. Hippolite Cornellier a été député de Joliette de 1863 à 1867; il avait épousé Henriette Lavallé. Elle était peut-être parente avec Geneviève Lavallée ce qui expliquerait comment il est devenu propriétaire des moulins de Lefebvre. Le 4 février 1867 les superbes moulins de Mr. H. Cornellier connus sous le nom de moulin Lefebvre ont brûlé.

Dans le recensement de Saint-Charles-Borromée en 1871 les moulins de Baby et Cornellier sont recensés, un moulin à farine d’avoine et de blé évalué à $4.800 et un moulin à scies à $600.
Un lecteur du site m’a envoyé un article mentionnant que la locomotive du train Joliette-Lanoraie construit en 1850 a été récupérée en 1873 pour servir de bouilloire pour faire fonctionner le moulin à scie Cornellier de St-Ambroise à la vapeur.
Louis-François-Georges Baby était avocat à Joliette depuis 1860; en 1872 il a été élu député fédéral de Joliette. Le 8 août 1874 Hypolite Cornellier de Ste-Elisabeth et Georges Baby avocat de Joliette ont vendu à Eugène Bordeleau forgeron de St-Félix et Onésime Bordeleau commerçant de bois de Rawdon un moulin à scie sur le côté sud-ouest de la rivière de l’Assomption presque vis à vis de leur moulin à farine sur le lot N°13 du 3ème rang de Kildare avec un terrain faisant partie de l’isle Victoria près d’un pont. Le 28 septembre 1875 Hypolite Cornellier leur a vendu sa moitié indivise du moulin à farine et de l’autre partie de l’isle Victoria et la moitié d’une autre isle vis à vis le moulin à scie et la moitié indivise d’un terrain de la rive gauche vis à vis du moulin à farine pour 1.000 piastres.
Le livre de renvoi de St-Charles-Borromée en 1877 permet de situer les parcelles appartenant à George Baby et Hypolite Corneillier, 209, 210 et 212, et celle appartenant à Eugène et Onézime Bordeleau, 211.

Les moulins Bordeleau
Le 2 mai 1876 la Compagnie à Bois de Joliette a protesté contre Onésime et Eugène Bordeleau, le boom de leur moulin à scie du 3ème rang de Kildare bloquait la descente des billots sur la rivière de l’Assomption; elle protestait aussi parce qu’ils s’appropriaient du bois lui appartenant dont la marque SJ pouvait avoir été effacée par le flottage. Pierre Edouard McConville commerçant de bois de Joliette a protesté le même jour pour les mêmes raisons; son bois était étampé MC.
Le 5 mars 1877 Onézime Bordeleau menuisier et Eugène Bordeleau forgeron de St-Charles-Borromée se sont associés pour faire ensemble le commerce du bois, manufacturer des moulins à battre, faire des voitures et autres objets, exploiter des moulins à farine et à scie leur appartenant sur la rivière de l’Assomption. Le 2 décembre 1882 Onézime Bordeleau a vendu à Eugène Bordeleau tous ses droits, parts et prétentions dans la société O. Bordeleau Frère pour 1.300 piastres.
Le 2 avril 1884 un protêt a été signifié par Warren Brown & Cie à Eugène Bordeleau qui avait installé une estacade en amont de son moulin pour qu’il l’ouvre pour laisser descendre les 80.000 billots que la compagnie avait coupés sur les rivières de l’Assomption et Noire pendant l’hiver.
Au printemps 1885 la débâcle de la rivière de l’Assomption a causé de gros dommages. Le moulin à farine de Mr. Bordeleau a été fortement endommagé, sa maison et ses ponts détruits et son bois emporté; le tiers de l’île a été submergé.
En 1890 Eugène Bordeleau a trouvé du minerai de fer autour de son moulin et il a mis en vente des parts de la Compagnie Minière de Bordeleau.
Chaque année la période de la débâcle était dangereuse. En 1896 elle a encore fait de gros dégâts, les moulins d’Eugène Bordeleau ont été endommagés une nouvelle fois; un de ses 2 ponts et une partie de sa chaussée ont été emportés. La chaussée du moulin des Soeurs situé en aval avait aussi été emportée.
Le 7 juin 1899 William Copping et The Charlemagne and Lacouareau Lumber Company propriétaires de moulins à Joliette et Charlemagne ont protesté contre Eugène Bordeleau qui s’appropriait des billots que les requérants avaient oublié de marquer de leur étampe qui passaient à son moulin alors qu’il savait bien qu’ils ne lui appartenaient pas.
En 1901 Eugène Bordeleau a mis en vente un moulin à scie et un bon moulin à farine avec deux meules en pierre et une moulange Vessot.
N. M. Carswell & Fils ont acheté le moulin à scie qu’ils ont agrandi. Le journal a annoncé que M. Chs. Napoléon Flamand en avait pris la direction.
Le 9 décembre 1904 l’Honorable Georges Baby a fait cession gratuitement à Eugène Bordeleau menuisier de Joliette des lots de terre No 209 et 210 de St-Charles-Borromée avec un moulin à farine et ses accessoires sur le 210. La condition était que E. Bordeleau paye à Welly Carswell tout ce que G. Baby et lui devaient conjointement pour des réparations à la chaussée et au pont.
Le 20 juillet 1905 Eugène Bordeleau a vendu à Cléophas Delorme industriel de la paroisse St-Charles-Borromée une île numéro 212 du cadastre sans bâtisse acquise de Messieurs Baby et Cornellier pour 20 piastres.
Le moulin à scie Bordeleau a été remis en vente en 1908; il fallait s’adresser à William Copping qui en était peut-être devenu propriétaire.
Le 13 juillet 1910 Arthur Champoux agent financier de Montréal a vendu à William Copping le lot 328 de St-Charles-Borromée avec 2 maisons et un moulin à scie; un autre terrain 211 faisant partie de l’île Victoria avec une maison, une boutique de forge et autres constructions; le terrain 210 sur l’île avec un moulin à farine; le terrain 212. Le tout avait été acquis le 10 juillet de Alexander Roy MacDonald et R. Kate Vickens Johnsone (?).
William Copping & Cie, Kelly & Copping, Kelly frères
William Copping avait acheté le moulin à scie d’Edward Scallon puis il s’était associé aux frères Francis et Andrew Kelly dans le commerce du bois.
Le 29 août 1883 Francis Kelly, William Copping et Honorine Grenier veuve de Andrew Kelly décédé le 28 juillet ont continué la société William Copping & Cie jusqu’en 1886. Honorine Grenier a aussi donné une procuration à Francis Kelly pour la représenter dans le commerce de bois de la société et l’administration du moulin à scie du 2ème rang de Kildare et du moulin Flamand que la société a acheté la même année.
Le 2 avril 1884 la société Warren Brown & Cie de Repentigny a protesté contre William Copping & Cie de Joliette car elle s’apprêtait à faire descendre 80.000 billots qu’elle avait coupés sur les rivières de l’Assomption et Noire pendant l’hiver mais que le boom du moulin à scie d’Entreprise obstruait leur passage.
Le 20 novembre 1884 William Copping, Francis Kelly et Honorine Grenier ont dissous la société de commerce de bois Willam Copping & Cie. Honorine Grenier a vendu ses droits à William Copping et Francis Kelly le même jour, soit les 2 moulins à scie (Flamand et Scallon), les nombreux terrains et les limites de bois achetés par la compagnie. Francis Kelly et William Copping ont formé une nouvelle association pour le commerce du bois le même jour sous le nom de Kelly & Copping.
La descente des billots au printemps au moment de la drave occasionnait chaque année le dépôt de protêts notariés aux propriétaires de moulins. Le 19 juin 1885 Warren Brown & Cie a protesté contre Kelly & Copping, le requérant Theodore N. Vail avait environ 50.000 billots devant arriver le 22 juin à Joliette et demandait d’ouvrir le passage aux booms des moulins de L’Entreprise et de Joliette. Un autre protêt a été signifié aux Soeurs de la Providence propriétaires du moulin à farine de l’Entreprise et de sa chaussée conjointement avec Kelly & Copping.
Le 27 août 1885 William Copping a vendu sa part de Kelly & Copping à Thomas Eugène et Samuel James Kelly, fils de Francis Kelly qui avait été frappé de démence et interdit de gestion par ordonnance le 6 juillet 1885. Il leur a cédé toutes les propriétés de la société, les 2 moulins, les terrains et les limites de bois. Le 22 novembre 1886 Francis Kelly et son épouse Mary Collins ont fait donation à Thomas Eugène et Samuel James Kelly leurs fils de leurs parts dans les terrains, les moulins et les limites de bois.
En 1889 les frères Kelly ont fait faillite. Une bâtisse servant de moulin à scier connu sous le nom de Moulin de L’Entreprise et un terrain attenant ont été mis en vente.

Le 17 septembre 1889 le jugement obtenu par la Banque d’Hochelaga contre Francis Kelly a été enregistré par le notaire. Toutes ses propriétés sont décrites, les limites de bois, les immeubles de Joliette et de St-Ambroise, la moitié indivise du moulin à scie Flamand, du terrain du moulin à scie de L’Entreprise à Kildare, du N°302 de St-Charles-Borromée.
Le 1er février 1892 la Banque d’Hochelaga a vendu à William Copping pour $20.000 le terrain de Joliette bâti de 2 moulins dont un à vapeur et l’autre mû par l’eau et un terrain du 2ème rang de Kildare avec un moulin à scie.
Les moulins des Soeurs de la Providence
En 1875 la Corporation Épiscopale Catholique Romaine de Montréal avait donné aux Soeurs de la Providence le moulin à farine construit par Edward Scallon et des terres aux alentours.
Le 23 septembre 1881 les Soeurs de l’asile de la Providence de Montréal ont vendu à Ephrem Houle forgeron un lopin de terre du 2ème rang de Kildare tenant à la rivière de l’Assomption et de 2 côtés aux représentants de feu E. Scallon bâti d’un moulin à farine, un moulin à scie, un hangar, une maison et autres dépendances (N°301 et 303) avec réserve en faveur des propriétaires du moulin à scie d’avoir un chemin; aussi tous les chemins appartenant au dit feu E. Scallon conduisant au moulin à farine et le pont; un autre terrain attenant (N°199); vendu pour 5.000 piastres. Le 18 novembre Ephrem Houle a rétrocédé aux Soeurs les terrains et le moulin.
Le 14 octobre 1882 les Soeurs de l’Asile de la Providence de Montréal ont vendu à Calixte Bernard meunier de Drummondville leur moulin à farine avec les terrains attenants pour 5.000 piastres. Le 10 mars 1884 Calixte Bernard a rétrocédé le moulin et les terrains aux Soeurs avec un moulin à cardes qu’il avait construit avec ses accessoires et une presse.
Le 27 août 1889 les Soeurs de la Providence ont vendu à demoiselle Malvina Joubert fille majeure domiciliée à Harrisville Rhode Island leurs moulins du 2ème rang de Kildare: un moulin à farine et un moulin à carde avec maison, dépendances et terrains, le pont sur la rivière, avec réserve du moulin à scie qui y était construit pour 4.000 piastres. C’était la 3ème fois qu’elles essayaient de vendre leurs moulins de l’Entreprise.
En 1897 et encore en 1900 M. Napoléon Gratton a mis en vente le moulin à farine et à carde qu’il avait acheté un an auparavant de Joseph Joubert, autrefois propriété des Révérendes Soeurs de la Providence.
En 1901 Armand Léveillé a vendu le moulin à farine à Aimé Riopel l’ancien propriétaire de l’Hôtel Joliette qui voulait lui rendre son ancienne splendeur.
Le 13 août 1901 William Copping a vendu à Clotilde Ethier épouse de Aimé Riopel un terrain avec bâtisse en pierres servant de moulin à scie dans le second rang de Kildare avec privilège du pouvoir d’eau, de la chaussée, 2 caisses (peers) en amont du moulin et d’autres en aval avec droit de se servir du chemin qui conduit au chemin du Roi au dit moulin connu comme moulin de l’Entreprise avec tous les mécanismes, mouvements, etc. Aussi le terrain No 302.
En 1903 M. C. E. Rivet, de St-Liguori, a construit une beurrerie perfectionnée dans la paroisse St-Charles-Borromée de Joliette, près du moulin à farine de M. Aimé Riopel, ancien moulin des Soeurs. On a commencé, ces jours derniers, la construction d’un nouveau pont sur la rivière l’Assomption, près du moulin à farine de M. Aimé Riopel. Le pont aura 216 pieds de longueur sur 12 pieds de largeur et rendra de grands services aux cultivateurs.
Le 28 mars 1903 Clotilde Éthier épouse de Aimé Riopel a loué à bail pour 5 ans à Charles Edouard Rivest fabricant de beurre de St-Liguori une partie du lot 301 de 30 pieds par 35 près de la bâtisse comprenant un moulin à carder, à farine et à scie avec le droit de se servir en alternance avec le bailleur de la roue du moulin à carder comme force motrice pour faire le beurre, le fromage et écrémer le lait. Le 5 décembre 1903 C.E. Rivest a revendu à Moïse Brault fabricant de beurre de St-Liguori son bail, les bâtisses qu’il avait construit et le matériel. Le 20 février 1904 Moïse Brault a revendu le tout à Stanislas Auger cultivateur de St-Ambroise.
En 1907 Aimé Riopel a mis en vente les moulins des Soeurs, un moulin à carder et un moulin à farine comptant 6 roues turbines dont deux Leiffell. La chaussée du moulin faisait 12 pieds de haut.
En 1910 M. Sinai Beausoleil a mis en vente un moulin à farine et un moulin à cardes situés sur la rivière L’Assomption à 3 milles de Joliette. Il s’agit du moulin des Soeurs qui est encore mis en vente avec les revenus pour pouvoir d’eau de la beurrerie située à côté.
Les moulins à carde, à farine et à scie appartenaient à Sinai Beausoleil qui avait loué une bâtisse à Arthur Grenier pour y établir une beurrerie. En 1911 Sinai Grenier l’a poursuivi en justice pour saisir la beurrerie.
En 1911 le pont du moulin des Soeurs a été fermé pour cause de mauvais état par ordre de H. F. Poitras propriétaire de la manufacture de laine de Joliette.
En 1912 la manufacture de laine Poitras Frères limitée était installée dans l’ancien moulin à cardes et le moulin à scie avait été remis en état de fonctionner. Le pont qui avait été fermé avait été réparé et de nouveau ouvert à la circulation.
En 1916 la Banque Nationale a poursuivi J. Ed. Champagne et al. pour saisir leurs propriétés. Les lots 301 et 303 de la paroisse Saint-Charles-Borromée bâtis de moulins, usines, maisons, tous les machineries et mécanismes, le privilège du pouvoir d’eau, chaussée, etc. Les lots 299 et 302 avec les chemins et le pont, le lot 428 de l’autre côté de la rivière avec le droit d’y établir une chaussée et le pouvoir d’eau.
Le 27 mars 1916 dans l’avis du décès de Azarie Boucher sa veuve a déclaré qu’il était propriétaire du lot 198 de St-Charles-Borromée dans la seigneurie de Lanoraie sur la rive nord de la rivière de l’Assomption avec le droit d’asseoir une chaussée avec ensemble tous les droits que pouvaient avoir les seigneurs de Lanoraie sur le pouvoir d’eau situé en face du moulin Scallon.
Les vestiges des moulins de St-Charles-Borromée
Ces moulins ont aujourd’hui disparu et leur mémoire a été effacée. Ils ont pourtant eu une longue histoire mouvementée et été importants pour les habitants de Saint-Charles-Borromée. Un lecteur m’a envoyé cette photo des vestiges des moulins Lefebvre – Bordeleau.
Des ruines assez importantes existent toujours de ce vieux moulin, elles nous permettent de constater la grandeur de cet ouvrage, 70 pieds par 40 pieds. Nous pouvons voir l’emplacement exact qu’il occupait en bordure de la rivière L’Assomption. Dans ces ruines existent encore les arches en pierre où passait l’eau pour faire tourner les cinq roues motrices du moulin. Ces vestiges sont situés à l’arrière de l’Hôtel des Gouverneurs… Des tiges d’acier plantées dans le roc au fond de la rivière confirment l’existence de ce barrage.
J.-C. Lapierre – Histoire de Saint-Ambroise
Je crois qu’il y a aussi des vestiges encore visibles à l’emplacement des moulins des Soeurs – Scallon.
En 2010 un répertoire du Patrimoine archéologique des moulins du Québec, étude produite pour le Ministère de la culture, a été publié. Les informations y sont très approximatives. Les moulins Bordeleau ou Scallon ou des Soeurs y sont amalgamés et il y a un point d’interrogation pour savoir si c’était un moulin à vent. Le moulin Lefeve est bien décrit comme un moulin à eau. Quant au moulin Cuthbert de Joliette je ne sais pas de quoi il s’agit.
Les historiens de Joliette ont un peu documenté les moulins d’Edward Scallon et pas du tout les moulins Lefebvre.
J.-Claude Lapierre dans St-Ambroise de Kildare, un village du Québec a consacré un chapitre au moulin des Soeurs. Il a écrit que M. Scallon avait acheté de B. Joliette un terrain où il fit bâtir sur la rive sud-ouest de la rivière L’Assomption à quelques arpents du rang double, un moulin à scie et à farine. Mais cette affirmation semble en partie erronée selon les études des historiens de Joliette et la documentation que j’ai réunie.
Le moulin de M. Scallon était une entreprise considérable, sa position sur la rivière L’Assomption lui permettait de recevoir le bois qui était coupé à de grandes distances de là; les bûcherons dans les chantiers au nord du township de Kildare, de la seigneurie d’Ailleboust, du township de Brandon et d’autres plus au nord plaçaient leur bois sur la rivière l’Assomption et au printemps le dravaient jusqu’au moulin. Durant plusieurs années le nombre de billots sciés dépassait 20.000… À quelques deux cents pieds en amont du moulin il y avait un pont qui reliait Ste-Julie à la Visitation et permettait de circuler facilement d’une rive à l’autre. Une fois les moulins abandonnés, les glaces ne mirent pas longtemps pour emporter ces ouvrages; pont et chaussée.
Il termine son historique en racontant qu’en 1914 une grosse distillerie clandestine de boisson frelatée fut démantelée par la police dans les vestiges des moulins. Mais il ne mentionne pas les moulins Lefebvre situés en amont plus près de St-Ambroise.
Dans L’action populaire du 27 novembre 1952 un avis mentionne encore le moulin des Soeurs sur la route rurale no 1 à Joliette.













































Bonjour, je suis captivée par votre récit sur les moulins d’autant plus que j’ai donné une conférence le 7 octobre dernier à la Société d’histoire Joliette De-Lanaudière sur la Pointe-à-neuf-Pas, La Feuillée et les ruines du moulin sur l’île Bordeleau, là où ma famille et moi-même avons grandit. Nous avons des photographies datant de 1943 des ruines du moulin dont les murs sont encore très élevés, de toute beauté. Mon frère Bernard Contré (Pépinière La Feuillée)a aussi pris des photos de l’état actuel afin de montrer la différence. Vos recherches explicatives nous renseignent beaucoup, mais une question demeure : était-ce un moulin à scie ou à eau? Les draveurs passaient par là. J’ai publié un livre (2024) intitulé : Les Belles histoires de l’Outaragasipi où l’on voit ces photographies, (Dantes communication). Bref, nous pourrions partager beaucoup d’informations. Je vous remercie énormément. Dolorès