L’aiguisoir sous le pont Rochon

Dans mon dernier article je parlais du rocher qui se trouve sous le pont Rochon et qui est tout à fait spécial. Il est entièrement strié de marques droites gravées dans le rocher. Voici une galerie de photos pour illustrer ce que je veux dire.

On peut très bien voir à partir du pont mais il faut s’approcher pour mieux observer les détails. Le rocher a été plus ou moins érodé mais ce sont bien des marques manuelles; certaines paraissent très anciennes, d’autres plus récentes.

Il faut dire que dans la forêt alentour on trouve aussi de beaux aiguisoirs quand on regarde bien:

4 réflexions au sujet de “L’aiguisoir sous le pont Rochon”

  1. Bonjour,
    Avant tout merci, la lecture de votre blog est passionnante.
    Comment différencier une strie naturelle d’une strie humaine?
    Je suis curieuse, j’ai observé de telles pierres ailleurs mais le doute persiste.
    Et aussi, je m’interroge sur la fonction et la datation des terrasses que vous avez repérées. Avez-vous des pistes ?

    Une saisonnière de Rawdon

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  2. J’ai une bonne piste: il y a des dépôts de cuivre naturel dans la rivière qui ont été exploités pendant des centaines ou des milliers d’années, c’est ce que je documente actuellement.
    Il y a du cuivre amérindien dans le nord du Lac Supérieur au Canada et c’est tout; les archéologues cherchent depuis des années la provenance du cuivre amérindien au Québec et je pense avoir trouvé une source importante.
    Une très grosse découverte, je crois, le site est immense et très riche. Il n’y a pas que les marques sur le rocher, il y a toute la cascade Rochon et la chute-à-Michel qui ont été exploitées comme des carrières, on y voit des marques d’outils.

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  3. Ha oui c’est fascinant!
    Alors la noirceur des blocs de pierres sous la cascade Rochon pourrait correspondre à des pierres brûlées pour en extraire le cuivre?

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    • Sur mon terrain au pied de la falaise il y a de gros dépôts de terre rouge dure comme de la roche. D’après mes recherches il s’agit d’oxyde de fer (ocre rouge) que les amérindiens utilisaient comme teinture; mais c’est aussi le signe distinctif des dépôts de cuivre naturel. Il y en a chez moi mais comme les travaux d’extraction de pierre sont exactement les mêmes à la Cascade Rochon et à la Chute-à-Michel je suppose qu’il y en a à plusieurs endroits. Une faille géologique a mis à jour plein de minéraux qui sont peu à peu dissous par l’érosion et se déposent en filons.
      Pour les pierres brûlées il y en a beaucoup à plusieurs endroits le long de la rivière. C’est peut-être juste les campements et les feux. Je crois qu’il y avait une grande terrasse pavée au pied de la Cascade.
      Si le site a été intensément habité pendant des milliers d’années c’est normal qu’il reste beaucoup de traces. Et c’est curieux que personne ne les ait encore remarquées!

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