La fabrication des ceintures fléchées pour la Compagnie de la Baie d’Hudson a été une spécialité de la paroisse Saint-Jacque de l’Achigan à partir des années 1830 jusqu’à la fin du 19ème siècle. Joseph Dugas père et fils ont été les derniers agents autorisés de la compagnie. En 1887 Joseph Dugas père a transmis son monopole commercial à son fils Joseph en même temps que ses biens. La ceinture fléchée fait partie du patrimoine culturel québécois.
Acadiens
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À partir de 1760 des acadiens se sont installés à L’Assomption. Ils ont ensuite colonisé les terres inoccupées de Ste-Marie-Salomé, St-Jacques, St-Alexis, L’Épiphanie, St-Roch, St-Liguori. Puis ils ont fait partie des premiers habitants de Rawdon, Chertsey et autres villages des Laurentides.
La culture et la manufacture du tabac dans Lanaudière
À partir des années 1850 la culture du tabac s’est développée dans la région de Lanaudière qui est devenue la principale productrice du Québec. Depuis toujours le tabac était cultivé par les agriculteurs dans leur potager, ils vendaient une partie de leur production au marché et gardaient le reste pour leur consommation personnelle. Puis la loi les a obligés à vendre leur production à des manufacturiers et des marchands enregistrés et la culture du tabac s’est industrialisée. En 1984 il y avait plus de 300 producteurs dans la région de Lanaudière, en 2026 il n’en reste plus qu’un seul.
Les moulins du ruisseau Vacher à Sainte-Marie-Salomé
Les prêtres de Saint-Sulpice propriétaires d’une importante seigneurie encore en grande partie inhabitée ont accueilli vers 1766 un groupe d’exilés acadiens. Sur le site internet de la municipalité de Saint-Jacques on lit que ces acadiens viendront fonder Saint-Jacques, Saint-Alexis, Saint-Liguori, Sainte-Marie-Salomé, une partie de Sainte-Julienne et de Crabtree, et plus tard Saint-Alphonse, Saint-Côme et Chertsey.
Les moulins de L’Épiphanie et Saint-Roch-de-l’Achigan
La ville de L’Épiphanie s’est d’abord appelée L’Achigan, elle a été fondée par les seigneurs de Saint-Sulpice qui y ont construit un moulin à scie et un moulin à farine pour leurs censitaires à partir de 1732. Il n’y avait pas de moulin dans le village de L’Assomption en plein essor. Les terres se sont vite développées le long de la rivière L’Achigan autour de Saint-Roch puis le long de la rivière Saint-Esprit.
Les premiers moulins de Saint-Liguori (1811-1845)
J’avais commencé à documenter les moulins construits sur la rivière Ouareau et le commerce du bois. Il me manquait des éléments, je le savais, j’ai reçu de nouvelles informations et de l’aide pour les interpréter. Voici une longue liste de documents trouvés dans les greffes des notaires qui apportent des informations très détaillées.
Les églises de la Nouvelle-Acadie à vendre
Les églises de Saint-Jacques, Saint-Alexis, Sainte-Marie-Salomé et Saint-Liguori forment la paroisse Notre-Dame-de-l’Acadie. En avril lors de l’assemblée générale des paroissiens il a été décidé de mettre en vente ces 4 églises que la paroisse ne peut plus entretenir. Le problème est généralisé au Québec, le patrimoine bâti religieux est devenu très encombrant. Pourtant si on s’en débarrasse il ne restera pas grand chose.
Les acadiens et l’afféagement de Belle-Île-en-Mer
Belle-Île-en-Mer est une petite île du sud de la Bretagne. En 1765 dix ans après le Grand Dérangement 78 familles acadiennes y ont été transportées pour mener une expérience originale, l’afféagement des terres du domaine royal de Belle-Île. Ils ont pu devenir propriétaires de terres allouées plutôt que censitaires mais il a fallu vivre sur une petite île avec des bretons malcommodes.
La Société des Défricheurs
La Société des Défricheurs a été fondée en 1848 à St-Jacques de la Nouvelle-Acadie pour soutenir la colonisation dans le canton de Chertsey. Les sociétés de colonisation n’ont pas toujours eu de succès mais l’histoire de la fondation de Chertsey montre qu’elles ont activement participé à l’organisation du territoire.