Roger Miron le cow-boy canadien

Roger Miron fait partie des grandes vedettes des années 50 et 60 au Québec. Issu d’une famille d’agriculteurs-bûcherons typique de Chertsey il a chanté à travers le Québec et le monde. Homme d’affaires il a aussi été producteur de disques et a lancé la carrière de plusieurs vedettes québécoises.

La famille Miron de Chertsey

Roger Miron au Mont Saint-Louis, Montréal
Roger Miron au Mont Saint-Louis – Photo G. Miron

La famille Miron fait partie de l’histoire de Chertsey. Gilbert Miron habitait près du pont Miron sur la rivière Jean-Venne (rue de l’Église) où il avait sa ferme. Gérard Miron son fils, ancien maire de Chertsey, demeure toujours à côté. La famille Miron se retrouve partout dans la toponymie de Chertsey: la côte à Fabien et la côte à Joseph, le lac Fabien, le pont Miron et la Chute à Miron, le lac à Noé, le lac Miron, les lacs artificiels Clément et Euclide, la Montagne-à Miron. Le premier Miron à s’installer à Chertsey s’appelait Ambroise et il était marié avec Euphrosine Grenier, une amérindienne.

La maison natale de Roger Miron
La maison natale de Roger Miron – Photo G. Miron

Roger est né en 1929 sur la ferme familiale et il est parti à Montréal à l’âge de 15 ans pour étudier la musique, la guitare et le violon. À 18 ans il déménage en Abitibi pour travailler et commence à se produire dans des spectacles les fins de semaine. En 1949 il s’établit à Montréal pour devenir musicien professionnel et sa carrière commence.

Dans l’album familial de Gérard Miron

M. Gérard Miron a eu la gentillesse de partager ces photos de son frère trouvées dans l’album familial:

M. Miron m’a raconté que les visites de son frère à Chertsey après qu’il soit devenu une vedette causaient toute une émotion.

Revue de presse de sa carrière

J’ai fait une recherche dans les archives pour trouver des articles de presse du début de la carrière de Roger Miron. Le premier est une annonce pour l’orchestre « Gold Ray » avec Roger Miron comme guitariste et chanteur se produisant à l’hôtel Royal Grill de Ste-Julienne en 1950. Le « cow-boy canadien » se produit ensuite partout au Québec et dans les communautés francophones du Canada et des États-Unis avec son groupe les Laurentiens. En 1956 la chanson « A qui le p’tit coeur après neuf heures » est un immense succès. Dans les années 60 Roger ira en France, à l’Exposition universelle de Bruxelles, au Japon… pour chanter le folklore et la tyrolienne québécoise.

Discographie

Le site internet Retro Jeunesse 60 présente la discographie complète de Roger Miron:

L’homme d’affaires

Production Rusticana

En plus d’une carrière internationale de chanteur et musicien, Roger Miron a aussi été un producteur de disques et un impresario ayant lancé la carrière de nombreuses vedettes québécoises de cette époque. Sous les étiquettes Rusticana, Click, France Canada et Dorval il a produit des artistes comme Jacques Michel, Claude Valade, Claude Steben, Chantal Pary, etc.

La musique western une culture

A la fin des années 60 la culture musicale a changé avec l’arrivée des chansonniers et du rock’n roll. La musique western est devenue une sous-culture des campagnes québécoises snobée par les intellectuels de la ville. Mais elle a survécu et compte encore de nombreux amateurs. Roger Miron participe à des spectacles et donne des entrevues aux médias encore aujourd’hui.


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