Né à Montréal Gabriel Cerré a quitté sa famille à 17 ans pour partir à l’aventure dans les pays d’en-haut. Il est revenu 19 ans plus tard saluer sa mère ayant fait fortune dans la traite des fourrures au Pays des Illinois. Les mariages de ses enfants lui a permis d’établir un réseau d’affaires avec les familles les plus influentes pour commercer entre Montréal et la Nouvelle-Orléans. Depuis la découverte du Mississipi par Louis Jolliet et le père Marquette des canadiens s’étaient installés sur ses rives et ses affluents, des français avaient aussi remonté le cours du fleuve. De nombreuses villes de la vallée du Mississipi ont été fondées par ces aventuriers dont Saint-Louis dans le Missouri.
Les forts et les postes de traite de la Nouvelle-France
Pendant le régime français en Nouvelle-France un réseau de forts et de postes de traite des fourrures a permis à quelques hommes de contrôler un immense territoire en Amérique du Nord. En remontant la rivière des Outaouais et le fleuve St-Laurent ces hommes ont découvert les grands lacs puis ils ont descendu le Mississipi et fondé la Louisiane. Ce réseau de postes a beaucoup changé au fur et à mesure des découvertes et des guerres contre les anglais et les amérindiens.
Les négociants et les engagés de la traite des fourrures
Au début de la Nouvelle-France la traite des fourrures a été la principale activité économique permettant aux colons de la vallée du St-Laurent d’accumuler un capital pour s’établir. Les jeunes hommes de la colonie faisaient quelques voyages dans les pays d’en-haut et ils pouvaient ensuite réclamer une terre en concession, se bâtir une maison et se marier pour fonder une famille. Les négociants de Montréal engageaient des hommes au printemps pour le voyage aux pays d’en-haut. Cette activité a été tellement populaire que le gouvernement a dû la réglementer.
Les premiers cirques au Québec et à Joliette
Le festival de cirque Bastringue est à Joliette du 17 au 29 juin pour sa 3ème édition. Le Québec est aujourd’hui un producteur et exportateur de spectacles de cirque. Autrefois les cirques étaient surtout américains, ils faisaient des tournées d’abord à Québec et Montréal, puis à travers les petites villes du Québec. On en retrouve la trace dans les journaux anciens. Les premiers cirques à venir au Québec ont été ceux de M. Del Vechio en 1792 et celui de John Ricketts en 1797. Le Cirque Impérial de Geo. W. de Haven est venu à Joliette en 1867 c’est le plus ancien qui soit documenté.
De la Province de Québec au Bas Canada (1786-1793)
En 1774 la Province de Québec avait été agrandie et couvrait un immense territoire depuis le Labrador jusqu’aux Grands Lacs. Après la défaite de l’Angleterre contre les États-Unis de nombreux Loyalistes s’y sont réfugiés et la population du Canada est soudain devenue beaucoup plus anglophone. En 1791 ces nouveaux citoyens ont obtenu du Roi la division de la Province en Haut Canada et Bas Canada avec 2 chambres d’assemblée séparées pour les représenter. Les premières élections ont été tenues en 1792.
La Gazette de Québec pendant la guerre (1776-1785)
La guerre d’indépendance de ses 13 colonies contre la Grande-Bretagne a été beaucoup plus longue que prévu et ruineuse pour les deux camps. L’arrivée de très nombreux réfugiés loyalistes au Canada a transformé l’équilibre des populations alors que les canadiens français y étaient encore largement majoritaires. Après quelques mois d’interruption pendant l’invasion du Québec par les américains, la publication de la Gazette a repris en 1776.
La Gazette de Québec avant la guerre (1766-1775)
Après la Conquête la Nouvelle-France était devenue la Province de Québec. Contrairement aux 13 colonies américaines la population ne participait pas à son administration en nommant un Parlement représentatif. Entre 1766 et 1775 la tension entre la métropole et ses colonies est devenue de plus en plus vive mais le Québec est resté fidèle à son conquérant. À la fin de l’année 1774 la révolution américaine commençait alors que l’Acte de Québec venait modifier et assouplir les règles de l’administration coloniale.
Après la conquête, la Gazette de Québec (1764-1765)
La Gazette de Québec a été fondée le 21 juin 1764 peu après la Conquête; publiée une fois par semaine on y trouve beaucoup d’informations sur la vie des habitants du Québec après une guerre longue et ruineuse qui a changé leur vie. Le gouverneur James Murray y publiait ses ordonnances en anglais et en français. Les curés de village devaient l’acheter pour lire les ordonnances après la messe pour que nul ne puisse prétendre ignorer la loi.
Eugène Seers et Louis Dantin – Ange et démon
Eugène Seers a d’abord été un ange, adorateur du Très Saint Sacrement. Et puis il est devenu un démon qui a dû s’expatrier à Boston, un intellectuel socialiste, ami des noirs, un grand sensuel à la vie sexuelle mouvementée, tout ce que son milieu social rejetait. Sous divers pseudonymes dont celui de Louis Dantin il a publié une oeuvre abondante et variée; il s’est fait connaître en découvrant Émile Nelligan et en le publiant.
Quand la rivière de l’Assomption servait de poubelle
Heureusement les mentalités ont évolué: on ne peut plus se servir des rivières comme poubelle. La pollution des rivières est moins visible, elle provient principalement des produits chimiques de l’agriculture et des égoûts municipaux. En 1968 et 1969 le ministère du tourisme avait fait constater par des séries de photographies que la rivière de l’Assomption servait de dépotoir à ses riverains, des images très choquantes.
Les bateaux à vapeur ou steam-boats du Saint-Laurent
Les bateaux à vapeur ont navigué sur le fleuve Saint-Laurent depuis 1809 et ils ont été très nombreux; on les a d’abord appelés steam-boats et même bateaux à fumée. On trouve dans les archives des articles de journaux et de très belles photographies documentant l’histoire de ces steamers qui ont révolutionné le transport fluvial au XIXème siècle en permettant aux bateaux de s’affranchir de la force et du sens du vent pour naviguer; j’en ai fait une sélection pour raconter cette histoire.
Vers burlesques de René-Louis Chartier de Lotbinière
Le premier poème publié en Nouvelle-France aurait été écrit par René-Louis Chartier de Lotbinière en 1666. Il est intitulé Vers burlesques et raconte sous forme de parodie la première expédition punitive menée contre les iroquois en plein hiver par le régiment de Carignan-Salières tout juste arrivé en Nouvelle-France à l’été 1665. C’est en lisant Mythes et réalités dans l’histoire du Québec de l’historien Marcel Trudel que je l’ai découvert.
Laurent Leroux marchand de l’Assomption
Laurent Leroux était un riche marchand de L’Assomption à son décès en 1855 à l’âge de 96 ans. Il était parti à 17 ans comme commis pour faire la traite des fourrures dans l’ouest canadien; aventureux il a exploré les Territoires du Nord-Ouest jusqu’à Yellowknife. Les biographes de Laurent Leroux le font descendre de la famille noble normande Le Roux d’Esneval. Mais l’historien Aegidius Fauteux a plutôt affirmé que les ancêtres Leroux étaient bouchers en France et que l’ajout du nom d’Esneval était usurpé.