Modérer Donald Trump

Donald Trump est en guerre avec Twitter son principal outil de propagande. Il est puissant mais les réseaux sociaux le sont encore plus que lui, ils peuvent le modérer. À mon avis il a raison d’être furieux, les modérateurs de Twitter et Facebook n’ont aucun mandat pour décider ce que le président des États-Unis ou qui que ce soit a le droit de dire ou pas: dans chaque pays il y a déjà des lois encadrant la liberté d’expression.

Donald Trump veut changer les règles de modération des réseaux sociaux, il peut. C’est le moment de se poser des questions: Qui devrait modérer les propos? Sur quels critères? Est-ce que Twitter et Facebook doivent faire la loi? Quelle loi?

Fausses nouvelles, propos incitant à la violence, Twitter a finalement appliqué sa politique (sa loi?) à Donald Trump en étiquetant ainsi certains de ses derniers twits. Ils n’ont pas osé censurer totalement le Président des États-Unis en supprimant ses twits, c’est donc juste de la frime pour montrer qu’ils essayent de faire quelque chose. Les élections approchent et la maîtrise des réseaux sociaux est cruciale!

Les réseaux sociaux face aux extrêmes

Les réseaux sociaux ont inventé des algorithmes et embauché des modérateurs pour éviter ça mais ils sont pris dans la tourmente politique, laissant toute la place aux extrémistes. Il faudrait modérer mais le problème est de savoir qui contrôle les algorithmes et quels sont les critères des modérateurs. Il faudra bien que quelqu’un ose modèrer Donald Trump un jour!

Facebook est en train de créer un Tribunal Suprême pour modérer les modérateurs dont les membres sont choisis par Facebook. Mais il a refusé de suivre Twitter en disant que le président des États-Unis attise la haine raciale et propage de fausses nouvelles. M. Zuckerberg dit qu’on doit pouvoir publier presque tout ce qu’on veut sur sa plateforme, sauf ce que son Tribunal aura décidé de censurer; en créant un gros malaise chez ses employés.

Un petit réseau de quelques amis c’est sympathique; des milliards de personnes sur le même réseau, c’est global. C’est comme la pollution: si un individu pollue dans son coin c’est local mais si des milliards de personnes polluent ça affecte tout le monde, même ceux qui ne polluent pas.

Les réseaux sociaux au-dessus des lois

Il y a des lois au Canada et dans tous les pays encadrant les publications. Je dois faire très attention à ce que j’écris sur ce site car les poursuites judiciaires viennent vite, surtout en parlant de politique municipale. Mais sur Facebook ou Twitter, à l’abri d’un pseudo, tout le monde peut dire n’importe quoi en toute impunité en injuriant les autres comme si il n’y avait pas de lois. Ça devient difficile de s’y impliquer en politique sans se faire intimider.

Les lois s’appliquent aux « Chroniques de Chertsey », pas à Facebook ou Twitter.

Mise en demeure

Je ne vois pas pourquoi les gouvernements ne sont pas capables de faire respecter les lois et devraient déléguer l’exécution de la Justice à des compagnies privées étrangères. Si la police en prenait les moyens elle pourrait retracer les pires trolls et faire respecter une certaine étiquette sur les réseaux sociaux. C’est son rôle, pas celui de modérateurs choisis par Facebook ou Twitter qui n’ont aucun mandat. Le rôle des réseaux sociaux est juste de les aider dans leur travail.

Ce n’est pas parce que les États-Unis ne sont pas capables de faire respecter leurs lois par leur président que le monde entier doit faire pareil en subissant la situation.

Perdre tout bon sens

Sur le site de ma municipalité la première ligne de code sert à afficher des publicités (gratuites) pour les compagnies Facebook, Instagram et YouTube. C’est déjà inadmissible mais le plus grave est que quand j’ai expliqué aux responsables du site que ces publicités étaient des mouchards permettant à ces compagnies de surveiller le site ils n’ont pas compris. Ils les ont installés sans le savoir.

Si la municipalité avait installé le logo de WalMart ça aurait été un scandale mais là tout le monde trouve ça normal, c’est cool. L’ingénierie sociale ça marche trop bien.

Un réseau global c’est malsain: aujourd’hui c’est la politique qui s’extrémise, demain ce sera l’économie qui se globalisera totalement. C’est pas facile de résister à un mouvement social de plusieurs milliards d’individus mais il faut se réveiller, avec le numérique c’est toute la société qui se transforme, on ne peut pas se laisser organiser.

C’est tellement facile de manipuler les gens, il suffit de quelques robots qui publient des fausses rumeurs. Plus on a de robots plus les rumeurs se répandent vite. Et ça marche, c’est pour ça que Donald Trump intimide les propriétaires des réseaux: en attisant les extrêmes il est presque sûr de gagner un deuxième mandat.

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1 réflexion au sujet de “Modérer Donald Trump”

  1. «Attiser les extrêmes» est le seul moyen pour Trump d’espérer gagner aux élections.
    Les réseaux sociaux, corrompus ou non, restent des entités indépendantes, privées et, qu’on le veuille ou non, possèdent la prérogative de décider des politiques les régissant, tout cela à l’intérieur des lois édictées par les pays où ils sont publiés. Par ailleurs, Trump peut toujours s’exprimer sur Twitter, une mention sera cependant clairement écrite avant son texte pour inciter le lecteur à vérifier les faits «fact-checking». Ce n’est pas une entrave à la liberté d’expression, au contraire, c’est un encouragement à approfondir le sujet. Par contre, quand Twitter a décidé de masquer un des message de Trump, il l’a fait en dénonçant l’apologie de la violence, et c’est tant mieux.
    Oui, Trump a raison d’être furieux car enfin, quelqu’un publiquement se dissocie de sa folie narcissique. Même le réseau FOX a décidé de prendre quelque peu ses distances. Conséquence, il semblerait que Trump a songé à créer son propre réseau (je n’ai pas retrouvé la source de cette information).
    Et malheureusement, tant Facebook que Twitter sont devenus des incontournables, même par les entités les plus sérieuses.

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