Le Far-West du VTT

Le Journal de Montréal a publié le 1er août un article où l’action se passait à Chertsey, décrivant la pratique du VTT qui fait partie de notre patrimoine: «C’est comme ça, ici. On n’appelle pas ça le Far West pour rien». Moi qui avais toujours rêvé du Far-West, de l’Amérique et des cow-boys je n’avais pas encore réalisé que j’y étais, il ne me reste plus qu’à me mettre au VTT.

J’étais déprimé, j’ai rédigé cette parodie pour me (et vous) distraire. Merci à Serge de m’avoir fait lire ce savoureux article (photos Jonathan Tremblay, Journal de Montréal).

Une journée avec le Sherif

Le journaliste raconte sa journée passée avec le sherif en tournée à Santo-Théodoro-de-Chertsey pour faire respecter la loi. Il précise que « au Québec, quelques territoires seraient plus délinquants au chapitre des règlements ». À Santo-Théodoro on est loin de tout et la loi est difficile à faire respecter, il reste encore quelques desperados qui terrorisent les habitants qu’il faudrait raisonner.

Le sherif sur sa monture (Photo J.Tremblay)
Le sherif sur sa monture

On fait un blocage et on effectue des vérifications, raconte-t-il, ajoutant croiser plus de gens ainsi. Notre but n’est pas de nous cacher. On se met visibles… Les gens sont souvent juste mal informés.

Photo Jonathan Tremblay
Des touristes égarés rue de l’Église

Il n’y a plus d’indiens à Santo-Théodoro, pas besoin de se cacher. Il ne reste plus que de sympathiques cow-boys et quelques têtes brûlées qu’il s’agit de discipliner un peu. Surtout il ne faut pas effrayer les touristes venus découvrir le Far-West et qui font marcher notre économie. Ils n’ont sûrement pas été informés qu’ils n’ont pas le droit de circuler sur les chemins publics comme la rue de L’Église, que c’est dangereux; alors on les informe gentiment.

J’aimerais bien rencontrer des sherifs aussi gentils quand je circule en auto.

Photo Jonathan Tremblay
Un desperado dans le trouble

D’après les réactions recueillies on comprend que les cow-boys de Santo-Théodoro sont un peu frustrés; c’est ce que semble vouloir exprimer un des contrevenants: « c’est comme ça ici ». On leur avait soudain promis « Chertsey, paradis du VTT » et puis tout s’est effondré à cause de quelques nouveaux colons qui ne comprennent pas nos coutumes ancestrales.

Heureusement Le Journal de Montréal est venu rappeler à tous que Santo-Théodoro reste le vrai Far-West du VTT et que les amateurs d’émotions fortes sont toujours bienvenus. C’est notre folklore et notre patrimoine, nous y tenons. Si on veut venir habiter au Far-West il faut s’adapter aux coutumes locales, c’est normal.

Et la population ne doit surtout pas s’inquiéter. Le sherif nous apprend que ses services ont eu besoin de donner beaucoup moins de contraventions en 2018, signe que les VTTistes sont plus respectueux des règlements grâce à son excellent travail de prévention.

3 réflexions au sujet de “Le Far-West du VTT”

    • La concurrence est forte il va falloir avoir de l’imagination: rodéo, attaque de diligence, poursuite avec des cow-boys déguisés en indiens…

  1. Je crois que nous devons rester très « en alerte » pour ce qui est des vtt à Chertsey. Nous avons gagné une bataille mais avons nous gagné la guerre. Il paraîtrait (information non vérifiée) que El Presidente Bourgoin veut se présenter aux prochaines élections municipales. Par contre, s’il est conseiller ou pire, maire, il ne pourra mettre trop de pression pour les vtt car le conflit d’intérêt sera alors évident. Cependant, je serais surpris qu’il démissionne de son « titre » de président du club quad. Selon moi, les 2 fonctions sont incompatibles, à moins de se retirer quand ce sujet est abordé au conseil.

    La situation que le canton de Poton vit est pathétique. Le maire qui «attend avec une certaine impatience la prise de position du ministre des Transports dans ce dossier», lequel est, rappelons-le, de juridiction strictement municipale… Tout comme le Devoir qui ne semble pas trop au courant du dossier vtt au Qc. De parler du réglement permettant la circulation des vtt comme étant un réglement inusité démontre leur méconnaissance du dossier.
    Également, «Jeudi, le cabinet de François Bonnardel a confirmé que le ministre avait l’intention de trancher.». De trancher dans quoi? La loi 122 reconnaît que les municipalités sont des gouvernements de proximité et en cela, leur accorde beaucoup plus de pouvoirs, dont celui de décider si oui ou non les vtt et autres vont passer sur les chemins publics, dans les respect de certaines règles du code de la route (MTQ) bien sûr.
    La pression du lobbyisme des vtt est forte, à tel point qu’elle ne fait perdre leur lucidité aux élus. Ainsi, tout comme à Chertsey, le maire du canton de Potton sous-estime la problématique des vtt et il surestime la capacité d’intervention de la SQ, laquelle a pourtant admis une certaine impuissance face à ce fléau des machines toujours plus puissantes et des comportements délinquants.

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