Chroniques de la faim d’un monde

Le monde ne va pas bien et tout le monde le sait. Il faut continuer à vivre malgré tout, essayer de changer ce qui est à notre portée, mais il faudrait beaucoup plus pour que la catastrophe n’arrive pas tôt ou tard.

Pourquoi ce titre :

Faim d’un monde car nous voyons tous que les temps sont graves, la fin pourrait être brutale et apocalyptique, nous avons faim d’un avenir plus enthousiasmant.

En fait c’est le premier titre que j’avais donné à mon blog mais ça faisait peur aux lecteurs potentiels et surtout ça me limitait trop dans mon choix de chroniques.

En 1988 la Planète en danger était la personnalité de l’année de la revue Time. Depuis les scientifiques unanimes nous mettent en garde, il y a un point de bascule à la dérive du climat à partir duquel la situation deviendra totalement chaotique.

En 1988 les émissions de Co2 augmentaient de 1% par année, aujourd’hui c’est plus de 5% par année. Il nous reste peut-être encore le temps mais la situation politique mondiale n’est pas vraiment à la coopération pour le bien commun.

Et s’il n’y avait que le Co2 ce serait déjà beaucoup mais il y a tous les autres produits, le méthane encore plus nocif pour l’atmosphère, toutes les nouvelles molécules crées artificiellement et libérées dans la nature.

Le site planetoscope.com tient des statistique en temps réel de nos productions polluantes et c’est très instructif, on comprend tout de suite qu’on ne pourra pas continuer comme ça très longtemps.

Quelques exemples de statistiques :

Chaque année, la perte de masse de la calotte de glace en Antarctique représente en moyenne 7,8 millions de litres par seconde et 247 milliards de tonnes (en moyenne sur 2006 – 2009) . La fonte des glaces n’était « que » de 104 milliards de tonnes / an de 2002 à 2006.

Les émissions de CCI4, tetrachlorure de carbone, continuent à augmenter malgré leur interdiction et atteignent 39 000 tonnes par an soit 1,24 kilo par seconde mais on ne sait pas comment.

Naomi Klein dans son livre « Tout peut changer » démontre très clairement que la seule solution serait de renoncer au capitalisme pour  inventer une forme de collaboration internationale, une juste répartition des richesses, la compétition à outrance ne peut mener qu’à la ruine.

Est-ce utopique ?

1 commentaires sur “Chroniques de la faim d’un monde”

  1. On en rêve tous, ou presque. Une économie au service de la Société, le capitalisme régi par le Bien commun. Je suis un ardent défenseur de cette idée que la seule solution réside dans la recherche du bien de tous. Je considère que l’utopie réside davantage dans la croyance que tout peut continuer comme ça. Ce qui est particulier, c’est que dans ce cas, c’est l’utopie qui a le plus d’adhérents dans notre monde industrialisé, et que ceux-ci son au pouvoir?
    La preuve est faite que nous courrons au désastre, Certaines firmes sont occupées à fabriquer des navires spécialisés pour la collecte du plastique, en surface seulement cependant. C’est la nouvelle économie? Ou encore un artifice destiné à nous faire croire qu’on peut continuer, qu’on a des solutions qui, de toute façon, régleront les problèmes en temps et lieu. Le capitalisme est un peu comme Attila: Là où il passe, l’herbe ne repousse pas, mais peu importe car il ne regarde jamais derrière. Mais derrière se trouvent les sinistrés de Tchernobyl, les bélugas mangeur de plastique et les baleines qui perdent le nord. Sans compter quelques milliards d’humain qui eux aussi bouffent du poisson au mercure! Et devant, il se trouve de moins en moins de terres accueillantes car c’est un mur qu’il y a devant , à moyen terme.

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