La gestion des barrages publics

Un ancien conseiller municipal de Chertsey a publié une vidéo pour dénoncer la gestion des barrages publics en cours à Chertsey et au Québec. Rien qu’à Chertsey il y a 14 barrages à réparer d’urgence, selon le ministère, et déjà le contrat pour le premier au lac Beaulne semble problématique. Il s’agit de montants énormes qui vont endetter les citoyens de Chertsey pour les 40 prochaines années.

La consultation du 2 mars 2019

Au printemps 2019 le conseil municipal de Chertsey a organisé une série de consultations publiques; j’ai assisté à celle consacrée à la gestion des barrages publics. En fait il ne s’agissait pas vraiment d’une consultation. Le directeur des communications a fait la présentation d’un projet déjà approuvé par le conseil; la séance servait plutôt à faire quelques ajustements en fonction de problèmes particuliers.

Depuis, un premier appel d’offres a eu lieu qui va servir de modèle pour les autres. Les citoyens du lac Beaulne avaient jusqu’au 13 août, d’après ce que j’ai compris, pour signer un registre afin de s’opposer au projet, M. Solomon a publié cette vidéo pour avertir les gens de Chertsey et de partout au Québec avant qu’il ne soit trop tard.

Vivre selon ses moyens

M. Solomon semble connaître le dossier et il fait bien de nous avertir: les taxes municipales vont monter! Lors de l’ouverture des soumissions pour la réparation du barrage du lac Beaulne les montants allaient de $696.719 à $2.387.267 ce qui fait une grosse fourchette pour le même travail, c’est très étonnant. La municipalité doit choisir le plus bas soumissionnaire, espérerons qu’il n’y aura pas d’extras car c’est déjà un gros montant pour 1 barrage, il y en a 13 autres.

Mais la vraie question serait plutôt: est-ce que tout le monde est devenu fou pour arriver à des montants pareils? Il ne s’agit que de la retenue d’eau d’un petit lac du Québec et il y en a des milliers. Il doit y avoir moyen de construire quelque chose de solide sans rebâtir la Manicouagan à chaque fois. On n’en a tout simplement pas les moyens.

La base du respect de l’environnement c’est de le perturber le moins possible en s’y adaptant, pas de construire d’énormes ouvrages en béton sur le bord des lacs.

Se confier aux experts

Tout est devenu trop complexe alors il faut confier notre avenir aux experts. Mais ce sont en même temps des entrepreneurs; c’est évident que pour eux plus c’est gros, plus c’est payant.

Le site internet de Chertsey doit être refait après 4 ans car personne à la municipalité ne sait vraiment comment ça fonctionne. On n’a pas consulté les citoyens pour savoir ce qu’ils désiraient ou si ils avaient des idées originales, ce serait trop compliqué. On a choisi la firme d’experts en sites internet municipaux qui va gérer le dossier à grands frais. C’est pareil pour la Culture, il y a une compagnie d’experts qui gère les divertissements à la Belle Église, pas de tracas. Pour chaque fonction il y a un expert qui sait mieux que les citoyens et les élus quoi faire.

Les citoyens s’occupent de moins en moins de politique car ils voient bien qu’on ne veut surtout pas qu’ils s’en mêlent. Mais les experts ça finit par coûter cher.

J’ai signalé le 14 juin à la municipalité de Chertsey et au Ministère de la Culture du Québec une découverte archéologique importante. Le responsable de la Culture à Chertsey m’a dit qu’il attendait l’avis des experts du Ministère avant de faire quoique ce soit; il n’est même pas venu voir de quoi il s’agit, pas besoin. Le problème c’est que le Ministère de la Culture me dit qu’il n’a pas les ressources nécessaires pour envoyer un expert à Chertsey; les ressources financières de ce ministère sont très limitées. Peut-être un jour…

J’ai rempli le formulaire obligatoire de découverte archéologique le 14 juin et on m’a dit que je ne devais plus rien toucher sous peine d’amende; mais pour le ministère rien n’indiquait qu’il s’agissait d’une découverte archéologique!

Quand on met tout son argent dans les routes et les barrages, il ne reste plus rien pour la Culture et pas grand chose pour le reste.

Le referendum

La municipalité a publié le résultat du registre que les intéressés devaient signer pour s’opposer au projet du Lac Beaulne. 86 personnes avaient le droit de le signer, 32 l’ont fait et il suffisait de 19 signatures pour la tenue d’un referendum. Le projet est donc arrêté.

Mais je me demande quelle sera la question du referendum: refaire un appel d’offres avec les mêmes devis ou refaire tous les plans pour en arriver à un projet complètement différent, beaucoup moins ambitieux et coûteux.

Comme les études pour plusieurs autres barrages sont commencées des registres vont être ouverts pour chaque projet et ça risque de devenir assez compliqué. Il vaudrait peut-être mieux régler le cas du barrage du Lac Beaulne intelligemment avant d’aller plus loin!

2 réflexions au sujet de “La gestion des barrages publics”

  1. Guillaume C’est deux poids deux mesures pour le Ministěre qui te dis de ne rien toucher mais en même temps de ne pas avoir les ressources pour s’occuper de ton affaire.
    C’est ridicule.
    As tu envoyé une lettre á notre député ?
    Et une probablement à la Ministre de la Culture

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