L’art de tracer les lignes

De gros travaux routiers ont eu lieu cet automne à Chertsey et j’ai pu observer leur déroulement devant chez moi. Les moyens d’aujourd’hui sont très efficaces et les travaux se sont fait rapidement. En fait je ne me doutais pas que le plus compliqué dans tout ça serait de tracer la ligne jaune au milieu du chemin.

Comment tracer une ligne

L'art de tracer les lignes

Les travaux semblaient terminés, du bel asphalte sur le chemin Michel, le 5ème rang et un peu partout à Chertsey. Ça va sûrement aider la circulation dans notre secteur en nous permettant d’éviter la rue de l’Église toujours dangereuse.

C’est pour la finition que l’organisation du travail est un peu curieuse. J’avais été surpris de voir que les lignes jaunes avaient été peintes immédiatement après l’asphaltage du chemin. Franchement ça ne niaisait pas!

Et puis quelques jours après j’ai été encore plus surpris de constater que la ligne jaune avait été repeinte en noir et qu’il y avait une nouvelle ligne avec des petits cônes tout le long du chemin Michel. L’expert en marquage de ligne devait avoir bu ce jour là, il avait mis ses marques à la mauvaise place et il fallait recommencer.

Ou alors il avait respecté le plan et c’est la route qui ne suit pas le bon tracé.

L'art de tracer les lignes
Trouver la bonne trajectoire

La vérification

Comme je suis curieux j’ai été vérifier avec mon ruban à mesurer.

J’avais toujours pensé qu’une ligne jaune était tracée à peu près au milieu du chemin. Et bien non ce n’est pas si simple. Devant chez moi la nouvelle ligne est à 109 pouces d’un côté et 114 de l’autre. La première ligne était à 103 pouces d’un côté et 123 de l’autre. J’imagine qu’il faut trouver la bonne trajectoire et que ce n’est pas facile; on y va donc par tâtonements. On essaye et on recommence jusqu’à ce que l’expert en trajectoire donne le OK.

La finition

Travaux de finition

Comme je le disais la finition est plus laborieuse que le gros œuvre. Quand l’asphaltage de la route a été terminé, toute l’équipe est repassée pour finir les entrées des résidences. Ils ont fait nos 2 entrées mais quelques jours plus tard quelqu’un est revenu faire de nouvelles marques comme si ils allaient revenir une deuxième fois pour corriger leur travail. Il faut bien avouer que le premier ouvrage n’est pas fameux puisque une flaque d’eau se fait à chaque averse.

Et puis il y avait quelques petits tas d’asphalte laissés sur le bord du chemin. Je comptais les ramasser quand ils auraient terminé mais un marqueur de petit tas est passé et a fait une marque sur chaque tas. Je ne sais plus trop si je dois y toucher!

Le marquage des petits tas
Le marquage des petits tas

2 réflexions au sujet de “L’art de tracer les lignes”

  1. Ou peut-être que celui (ou celle) qui a peint la première ligne n’avait pas l’autorité de le faire? Dans ce monde syndicalisé et très compartimenté, sait-on jamais… Saura t-on jamais?

    L’architecte Taillibert est décédé cette semaine, emportant avec lui l’odieux que lui ont fait porter beaucoup de québecois concernant le coût du stade olympique, icone montréalaise s’il en est une. Pourtant, le coût initial semblait raisonnable (250 millions). Ce n’est que lorsque la Régie des installations olympiques s’est mis le nez dans le dossier que les coûts ont explosé,
    https://www.stadeolympiquemontreal.ca/cout-total.php
    ce suite à de multiples scandales et grèves de la construction. «Je me souviens» dit la devise sur les plaques d’immatriculation. Et bien, souvenons-nous que c’est la gourmandise du peuple québecois et non Taillibert qui a fait exploser les coûts.
    https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1083848/jeux-olympiques-montreal-stade-construction-retard-greves

    La morale de cette histoire, il ne faut pas se mettre les syndicats et les employés de la construction à dos car ça peut coûter beaucoup de sous. Personnellement, après avoir dû vivre environ 3 semaines avec une toilette de chantier devant la maison, je me méfie.

    • Ton commentaire sur Taillebert est intéressant même si il n’a pas vraiment rapport avec l’article. Moi aussi je trouve l’acharnement contre Taillebert très symptomatique de l’amour/haine qui existe entre les français et les québécois. Quand les choses ont mal tourné le Québec a trouvé le mouton noir idéal pour ne pas avoir à faire sa propre critique: le maudit français qui vient nous montrer comment ça marche avec son habit de dentelles. Il avait juste proposé un projet et c’est le Québec qui a choisi son stade, il ne s’est pas imposé. Il faudrait arrêter de toujours blâmer les autres quand ça va mal. Les entrepreneurs en construction du Québec de cette époque n’étaient peut-être pas très compétents si on en juge par toutes les infrastructures qui tombent en morceaux un peu partout.

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